20 octobre au 24 novembre 2024
ITINÉRAIRE COMPLET:
Province du Gauteng :
Johannesbourg*
Soweto
Province du Mpumalanga :
Graskop* (via Machadodorp et Sabie)
Blyde River Canyon
The Pinnacle, Three Rondavels, Bourke’s Luck Potholes, Wonder View, God’s Window, Lisbon Falls, Berlin Falls
Pilgrim’s Rest
Hazyview*
Parc Kruger (safari)
ROYAUME D’ESWATINI (ANCIEN Swaziland) :
Mbabane* (via White River, Nelspruit, Badplaas et Barberton en Afrique du Sud)
Vallée d’Ezulwini (Happy Valley)
Swazi Cultural Village et Chutes Mantenga
Malkens
Malandela
RETOUR EN AFRIQUE DU SUD, province du KwaZulu-Natal :
St. Lucia* (via Manzini, Siphofaneni, Big Bend, Nsoko et Lavumisa en Eswatini puis, Mkuze et Hluhluwe en Afrique du Sud)
ISimangaliso Wetland Park (SAFARI: Mission Rocks, Cape Vidal, Grassland Loop et Catalina Bay)
Estuary Beach, Ingwe Beach, Jabula Beach, Igwalagwala Trail
Umdloti*
Durban (Golden Mile Beach)
Umhlanga Rocks
Province du Cap-Oriental :
Maclear* ou Nqanqarhu (via Pietermaritzburg, Ixopo, Kokstad et Matatiele)
Gonubie* (via Ugie, Elliot, Dordrecht et Queenstown) et Gonubie Beach
East London (Nahoon Beach, Orient Beach et Bonza Bay Beach)
Thornpark (The Venon Pit Snake Park)
Chintsa (Chintsa Beach)
Province du Cap-Occidental
Leisure Island* (via Port Alfred, Port Elizabeth, Thornhill, Nanaga, Tsitsikamma National Park, Storms River et Plettenberg Central Beach)
Knysna
The Heads, Belvédère, Brenton-on-Sea Beach, Thesen Island
Wilderness Beach
Mossel Bay (Santos Beach)
Fisherhaven* (via Heidelberg, Swellendam et Caledon)
Hermanus (Grotto Beach)
Mount Pleasant
Vignobles Newton Johnson, Creation et Jakob’s Vineyards
Betty’s Bay (via Kleinmond)
Pringle Bay Beach
Rooi Els
Gordon’s Bay (Bikini Beach)
False Bay (Strand Main Beach)
Stellenbosch*
Vignobles Lanzerac Wine Estate, Boschendal Estate et La Petite ferme
Franschhoek
Cape Town* (Milnerton, Dolphin Beach, Bloubergstrand Beach, Blaauwberg Nature Reserve, Big Bay Beach, V & A Waterfront, Table Mountain, Camps Bay Beach, etc.)
Muizenberg, Kalk Bay, Fish Hoek
Simon’s Town (Boulders Beach)
Réserve naturelle de Cape Point (Cap de Bonne-Espérance ; Entrée du parc seulement)
Retour à Johannesburg* (Province du Gauteng)
LÉGENDE: * Villes où nous étions hébergés.

DIMANCHE, 20 OCTOBRE 2024
SEPT-ILES – MONTRÉAL – MUNICH
Vol Sept-Iles – Montréal :
Avion Bombardier d’Air Canada Jazz Q400
Heures de vol : 11h30 à 13h (900 km)
LUNDI, 21 OCTOBRE
MUNICH – JOHANNESBOURG
Vol Montréal – Munich :
Airbus 350-900 avec Lufthansa
Heures de vol : 20h40 à 9h30am, heure de Munich (Durée : 6h30m)
12 500m d’altitude, 946hm/h, -62 C, distance de 6343km
10 heures d’attente à l’aéroport à l’aire de repos
(Retrait de rands sud-africains (ZAR) à l’aéroport P-E Trudeau de Montréal)
MARDI, 22 OCTOBRE
JOHANNESBOURG (pop : 7,1 millions)
Vol Munich – Johannesbourg :
Airbus 350-900 avec Lufthansa
Heures de vol : 20h le 21 octobre à 6h30am le 22 octobre (Durée : 10h30m)
Distance : 8872km
Distance et durée totales de nos trois vols : 16 115km, 18h30m de vol!
Nous sommes arrivés fourbus après nos deux nuits passées en vol. Nous avons fait de nombreuses petites siestes mais ce n’est pas comme dormir dans son lit! En arrivant à l’aéroport O.R.Tambo de Johannesbourg, nous avons récupéré nos valises, acheté deux cartes SIM pour nos cellulaires et tenté de louer la voiture que nous avions réservé du Canada chez Alamo via Expedia. Fort malheureusement, la carte de crédit de Claude a été refusée lors du paiement de la transaction en ligne. Nous avons alors tenté par tous les moyens de faire débloquer sa carte mais, en vain. (Retour à deux reprises au comptoir de Vodacom pour acheter des minutes pour des longues distances internationaux et tentatives infructueuses au cellulaire pour régler le problème avec le service de cartes de crédit de la Banque Nationale.) Nous avons dû nous résigner à partir en Uber taxi jusqu’à notre auberge.
Malgré la fatigue, le stress et la frustration engendrés par notre long voyage et le problème de paiement à l’arrivée, nous avons apprécié le trajet. L’autoroute qui mène à Melville, quartier plutôt sécuritaire de Johannesbourg, est large et les trois voies dans chaque sens sont séparées par un terre-plein. Les jacarandas (arbres) sont en fleurs en octobre et leur couleur mauve leur donne une beauté exceptionnelle. C’est avec intérêt que nous avons aperçu le centre-ville, avec son agglomération de hauts édifices.

Johannesbourg, souvent surnommée « Joburg » ou « Jozi », est la plus grande ville d’Afrique du Sud et le cœur économique du pays. Située dans la province du Gauteng, elle a été fondée à la fin du 19e siècle après la découverte de gisements d’or, devenant rapidement un centre d’affaires et de commerce. Aujourd’hui, c’est une métropole dynamique et moderne, connue pour ses gratte-ciels, ses centres financiers, ainsi que sa riche scène culturelle et artistique.
Johannesbourg joue également un rôle central dans l’histoire sud-africaine, notamment dans la lutte contre l’apartheid, avec des sites comme le musée de l’Apartheid et le quartier historique de Soweto. Malgré les défis liés aux inégalités sociales et à la criminalité, la ville est un symbole de résilience et de transformation dans le contexte post-apartheid.
Melville est un quartier bohème et branché de Johannesburg, connu pour son atmosphère artistique, ses cafés animés, ses galeries d’art et sa vie nocturne vibrante. Situé près de l’université de Johannesburg, Melville attire une population jeune, créative et diverse. Ses rues principales, comme 7th Street, sont bordées de restaurants, de bars et de boutiques éclectiques, faisant de ce quartier un lieu prisé pour la culture alternative. Melville est également proche de parcs naturels comme le Melville Koppies, offrant des espaces verts et des vues panoramiques sur la ville.
Nous avons reçu un bel accueil au 84 on 4th Ave Guesthouse. Le décor typiquement africain est charmant. Notre chambre donne sur la petite cour intérieure, chargée de plantes tropicales autour des petits ensembles patios.

Après avoir fait une bonne sieste, nous sommes allés dîner sur la 7th Street, rue principale du quartier regroupant restaurants, bars, boulangeries, dépanneur et petites boutiques. Assis sur la terrasse d’un restaurant, sous les chauds rayons du soleil et une légère brise, nous avons dégusté notre premier repas en terre africaine : fish and chips pour Claude, poulet au curry pour moi. Quel délice!
Sur le chemin du retour, nous avons fait un arrêt à la pâtisserie du coin pour y acheter notre souper : quiches et tartelettes. Nous avons à nouveau fait la sieste, emportés par la fatigue des derniers jours. À notre réveil, la nuit était déjà tombée. Nous avons soupé dans la salle à manger de notre auberge, déserte à cette heure. Claude a passé tout le restant de la soirée à tenter de faire débloquer sa carte de crédit. Nos minutes d’appel se sont épuisées dues à quatre mises en attente interminables. La ligne a coupé sans que Claude ait eu la confirmation que sa carte était débloquée mais nous pensions tout de même avoir enfin réglé le problème.
MERCREDI, 23 OCTOBRE
JOHANNESBOURG
Nous avons pris le petit-déjeuner en compagnie de deux dames torontoises d’origine québécoise et d’une jeune famille russo-allemande. J’ai ensuite communiqué avec la compagnie de location de voitures Alamo pour leur dire que nous étions prêts à aller chercher le véhicule. De leur côté, la voiture que nous avions réservée n’était pas disponible. Nous devions attendre leur appel.
Ne voulant pas perdre notre journée, nous sommes partis avec un Uber taxi (12$) jusqu’à Melrose Arch. De là, nous sommes montés à bord du bus touristique rouge, le City Sightseeing Joburg. Nous avons pris le forfait sur 2 jours, combo Joburg – Soweto (795 Rands ou 79$CAD chacun). Ce bus touristique Hop-On Hop-Off passe aux 40 minutes et comprend douze stations. Le tour dure deux heures et fait le tour des principaux quartiers de la ville. Quand Claude a voulu payer avec sa carte de crédit à bord du bus, sa carte a été refusée. Merde! Tout ce temps passé la veille à essayer de faire débloquer sa carte n’avait finalement pas porté fruits. Quelle situation impossible!
J’ai payé avec ma carte et nous avons entrepris le tour avec audio-guide en français. Voici le trajet emprunté lors de cet intéressant tour de ville : Melrose Arch, Nelson Mandela Foundation, Munro Drive Photo Stop, Constitution Hill, Mining District, Apartheid Museum/Theme Park, Gold reef City Casino Hotel, Newtown, The Playground Braamfontein, Johannesburg Zoo, Military Museum et Rosabank Tour Office.



Nous sommes débarqués au musée de l’Apartheid pour y prendre un léger dîner et visiter ce fameux musée.
Le musée de l’Apartheid à Johannesburg est l’un des sites historiques les plus importants d’Afrique du Sud, dédié à documenter l’histoire de l’apartheid, le régime de ségrégation raciale qui a marqué le pays de 1948 à 1994. Inauguré en 2001, le musée propose une expérience immersive qui retrace l’ascension et la chute de ce système oppressif à travers des expositions visuelles, des photos, des films, des objets d’époque et des témoignages poignants.
Dès l’entrée, les visiteurs sont confrontés à la brutalité de l’apartheid, en recevant un billet les classant arbitrairement comme « Blancs » ou « Non-Blancs », les obligeant à emprunter des chemins séparés. Les différentes galeries racontent la montée du nationalisme afrikaner, l’imposition des lois racistes, les luttes de résistance menées par des figures comme Nelson Mandela, et la fin du régime en 1994 avec la transition vers la démocratie.
Le musée se distingue par son approche éducative et mémorielle, incitant à la réflexion sur l’injustice, la réconciliation et la résilience. C’est un lieu incontournable pour comprendre le passé troublé de l’Afrique du Sud et son chemin vers une société plus juste.

De retour à notre point de départ (Melrose Arch), nous avons soupé au restaurant Bresilian Grill. Assis sur la terrasse de cette rue touristique et sécuritaire, nous avons partagé une succulente assiette de légumes sautés dans une sauce au curry relevée servie sur des pâtes penne (20$ incluant une Draft).

Nous sommes revenus en taxi avant la noirceur et avons passé une petite soirée relaxe à notre chambre, heureux de notre première journée de visites et confiants d’avoir trouvé une solution à notre problème de location d’auto.
JEUDI, 24 OCTOBRE
JOHANNESBOURG (27 C)
Après une nuit difficile due au décalage horaire, nous nous sommes tout de même levés de bonne humeur. Nous avons déjeuné en compagnie des mêmes touristes que la veille en plus d’un couple français et de leur fils. Nous avons pris un copieux petit-déjeuner dans une ambiance amicale et joyeuse.
Nous sommes partis en taxi jusqu’à l’aéroport O.R.Tambo et avons réussi à conclure la transaction pour la location d’une voiture pour un mois. La carte de crédit de Claude étant toujours bloquée, j’ai utilisé la mienne après avoir fait les vérifications nécessaires me certifiant que j’étais pleinement assurée. (Claude est tombé sur un article du Journal de Montréal disant que les cartes de crédit de la Banque Nationale ne fonctionnaient pas hier. Ainsi, lorsque la panne sera réglée, peut-être que sa carte fonctionnera?)
En quittant l’aéroport, hautement stressés par la conduite à gauche sur les routes, nous nous sommes faits arrêtés lors d’un contrôle policier. Un premier policier nous a fait signe de continuer notre chemin et un deuxième nous a demandé de nous ranger sur la droite. Il nous a dit que nous n’avions pas fait le STOP, a demandé les permis de conduire national et international de Claude, le conducteur, et nous a dit que nous devions aller au poste de police situé à 10km de là pour payer notre amende. Il s’est éloigné, a griffonné les informations de Claude dans un petit calepin et est revenu nous voir en nous disant que finalement, il ne nous donnait qu’un avertissement pour cette fois. Il nous a ensuite laissés partir. Nous sommes convaincus que c’est un policier corrompu qui a essayé de nous soutirer de l’argent. Comme nous étions prêts à nous présenter au poste de police, il a laissé tomber. Disons que nos premières minutes sur la route ne commençaient pas très bien!
Google Maps en mains sur le cellulaire de Claude, nous avons suivi les indications du GPS sans trop de misère pour nous rendre à notre auberge. Les Sud-Africains conduisent assez bien en général et les autoroutes sont en bon état. La grande difficulté pour nous, c’est la conduite à l’envers. Arrivés à notre lieu d’hébergement, nous avons garé la voiture et cadenassé la porte d’accès à notre stationnement.
Nous avons relaxé une petite demi-heure avant de partir en taxi au Gold Reef City Casino Hotel, lieu de départ du minibus touristique Hop-On Hop-Off effectuant la visite guidée de Soweto. Ce township situé à 30 minutes au sud-ouest de Johannesburg, est connu pour son rôle central dans la lutte contre l’apartheid. Son nom est une contraction de « South Western Townships ». Créé au début du 20e siècle pour loger les populations noires déplacées, Soweto a longtemps symbolisé l’oppression raciale sous le régime de l’apartheid. Il est également le site de l’émeute historique de 1976, où des milliers d’étudiants ont protesté contre l’imposition de l’afrikaans dans les écoles, déclenchant une vague de résistance nationale. Aujourd’hui, Soweto est un lieu vibrant de culture, d’histoire et d’art, tout en étant un symbole de résilience et de changement en Afrique du Sud.
Nous sommes passés par le Soccer City & South African Hall of Fame (stade en forme de bol en poterie typiquement sud-africain), le Baragwanath Taxi Rank and Hospital, Orlando Stadium, Hector Peterson Memorial, Mandela House et Vilakazi Street.

Hector Pieterson est reconnu à Soweto comme l’un des symboles les plus puissants de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud. Il est devenu une figure emblématique après sa mort tragique le 16 juin 1976, lors du soulèvement de Soweto, une série de manifestations massives d’étudiants noirs contre l’imposition de l’afrikaans comme langue d’enseignement obligatoire.
Hector, âgé de 12 ans, a été l’une des premières victimes de la répression brutale des forces de l’ordre sud-africaines contre les manifestants. Une célèbre photo de son corps porté par un autre manifestant, Mbuyisa Makhubo, aux côtés de sa sœur Antoinette Sithole, a fait le tour du monde et a sensibilisé l’opinion internationale à la brutalité du régime d’apartheid. Ce cliché est devenu un symbole du courage des jeunes manifestants et a renforcé la pression internationale contre le gouvernement sud-africain.
Aujourd’hui, un musée et un mémorial à Soweto portent son nom, honorant sa mémoire et le rôle crucial du soulèvement de Soweto dans l’histoire du pays.

La maison de Nelson Mandela à Soweto, située sur la célèbre rue Vilakazi dans le quartier d’Orlando West, est un lieu historique majeur en Afrique du Sud. Mandela y a vécu de 1946 à 1962, avant son emprisonnement. C’est une modeste maison en briques rouges, composée de quatre pièces, qui témoignait à l’époque de la vie simple et austère de Mandela, malgré son engagement grandissant contre l’apartheid.

La maison a été souvent la cible d’attaques des forces de sécurité du régime d’apartheid, ce qui a poussé Mandela et sa famille à vivre sous une constante menace. Après sa libération, Mandela a revisité cette maison et l’a décrite comme « le lieu où tout a commencé ».
Aujourd’hui, la maison est un musée, le « Mandela House Museum », qui préserve de nombreux objets personnels de la famille Mandela, des photos, des lettres et d’autres souvenirs marquant la lutte contre l’apartheid. Elle est un symbole important de la résistance, de la persévérance et de l’héritage de Mandela dans la quête de liberté et de justice pour l’Afrique du Sud.

La maison de Desmond Tutu à Soweto est un autre site emblématique, situé également sur la célèbre rue Vilakazi à Orlando West, non loin de celle de Nelson Mandela. Desmond Tutu, figure éminente de la lutte contre l’apartheid et lauréat du prix Nobel de la paix, y a résidé avec sa famille pendant plusieurs années. Cette maison est d’une simplicité modeste, reflétant la vie humble de Tutu, malgré son influence et sa renommée internationales.
Ce qui rend cette maison particulière est qu’elle fait de la rue Vilakazi un lieu unique au monde, étant la seule rue où deux lauréats du prix Nobel de la paix, Nelson Mandela et Desmond Tutu, ont vécu. Bien que la maison de Tutu ne soit pas un musée comme celle de Mandela, elle reste un symbole fort de son engagement pour la justice sociale, les droits humains et la réconciliation en Afrique du Sud.
La maison de Tutu continue de rappeler son rôle crucial dans la lutte contre l’apartheid, notamment par son leadership spirituel et moral en tant qu’archevêque anglican et président de la Commission Vérité et Réconciliation après la fin de ce régime oppressif.
De retour à Joburg, Claude et moi avons regardé de plus près le superbe hôtel et casino Gold Reef. L’allée principale bordée de palmiers, les aménagements floraux, les fontaines, l’architecture extérieure et intérieure du bâtiment sont superbes et très impressionnants à voir.

Nous avons pris un taxi pour revenir à notre auberge. Affamés, nous sommes allés souper dans un petit restaurant situé en haut de la 7th Street. Claude a commandé un poisson pané, une salade et une Draft et moi, des pâtes Alfredo au poulet. Quel délice! Nous nous sommes dépêchés à retourner à notre chambre avant la tombée de la nuit, pour une raison de sécurité. Nous restons sur nos gardes en permanence. Les bienveillants Africains que nous rencontrons nous rappellent constamment de cacher nos cellulaires.
VENDREDI, 25 OCTOBRE
JOHANNESBOURG – GRASKOP (Pop : 2 400)
Après notre petit-déjeuner à l’auberge, nous avons fait nos adieux à nos hôtes et sommes partis à bord de notre voiture de location en direction de Graskop. Nous sommes rapidement sortis de Johannesbourg. Les autoroutes sont bien entretenues et, à l’aide de Google Maps, le trajet s’est vraiment bien fait. Lorsque nous sommes tombés sur la route panoramique, la savane au relief plat a fait place à des paysages verdoyants et montagneux, des champs de cultures diverses, des orangeraies, des forêts de pins, etc. Quelle route enchanteresse!



Nous avons fait un premier arrêt à Machadodrop afin de nous dégourdir un peu tout en collationnant et en admirant le lac et le magnifique paysage de cette belle halte routière.

Nous avons fait un deuxième arrêt à Sabie pour y prendre notre dîner. Nous avons opté pour le Loggers Pub & Grill situé à l’entrée de la petite ville. Au menu : cheeseburger et frites. Quelle ne fut pas notre surprise quand Claude a tenté de payer avec sa fameuse carte de crédit qui était bloquée depuis 48 heures; la transaction a fonctionné! Quel soulagement qu’il puisse se servir de sa carte! Problème enfin résolu!

En quittant le restaurant, nous avons fait un bref arrêt à Sabie Falls situé 1km plus loin. Nous avons fait le tour du Azalea Garden Wet Abseil, joli jardin aménagé autour de la petite chute. Ce jardin offre aussi différents points de vue sur la haute chute qui se jette dans un profond canyon qui est surmonté d’un pont.

Nous avons roulé un dernier 28km avant d’arriver à Graskop, notre destination finale de la journée. Cette petite bourgade a une population de 4 000 habitants. Nous avons rapidement trouvé notre lieu d’hébergement, le Cabin & Settlers Village. L’endroit nous a tout de suite plus. La propriétaire, une Européenne, nous a réservé un bel accueil et nous a communiqué de précieuses informations sur la petite ville et ses alentours. Nous nous sommes ensuite installés dans le spacieux et confortable chalet qui nous était réservé.
Nous avons fait des emplettes à l’épicerie située à un coin de rue de notre hébergement et acheté de bons légumes frais dans un petit stand de rue. Nous avons trouvé tout ce dont nous avions besoin pour notre souper et nos prochains déjeuners. De retour à notre chalet, nous nous sommes fait une bonne soupe de légumes et une salade de thon, avocat, tomates, oignon et fromage feta. Quel délice! Nous avons veillé dans notre nouvelle demeure, au son des grenouilles et des criquets.

SAMEDI, 26 OCTOBRE
GRASKOP – BLYDE RIVER CANYON
Ma nuit a été de courte durée; je ne me suis pas endormie avant une heure du matin. (Je dois être encore sur le décalage horaire ou peut-être que c’est mon écran d’ordinateur qui m’a stimulée.) Je me suis levée tôt malgré tout, excitée par les visites planifiées pour la journée.
Nous nous sommes faits à déjeuner et sommes partis vers le site Le Pinnacle, situé à 3km de Graskop (route R 534). Nous avons dû opérer un demi-tour dû à l’épais brouillard qui bouchait complètement la vue. De retour à Graskop, nous sommes allés compléter nos emplettes de la veille (achat d’une glacière, de ice-packs, d’un bac fermé pour nos aliments secs, etc.) et avons fait une pause-café dans un des restaurants de la rue principale.
Vers 11ham, voyant que le soleil commençait à percer, nous sommes repartis en voiture mais cette fois, vers le célèbre Blyde River Canyon. En suivant la belle route 532 vers le nord, nous avons traversé quelques bourgades et un vaste paysage de collines, de prés, de maquis (arbustes et buissons) et de bois.
Le Blyde River Canyon est le 3e plus grand au monde après le Grand Canyon aux États-Unis et le Fish River Canyon en Namibie. Le Blyde River Canyon, profond de 600 à 800m, fut creusé à travers la masse granitique par la Blyde River, pendant plusieurs millions d’années. Il offre, tout au long du parcours de 25km, de prodigieux points de vue, mais le point de vue principal est celui de la rive sud, au belvédère des Three Rondavels. Ce belvédère offre une vue époustouflante sur le canyon et les trois massifs rocheux dont la forme évoque des cases africaines traditionnelles coiffées d’un toit conique en chaume. Ces étranges massifs accolés dominent de 600m la rivière qui coule au fond d’une gorge abrupte.

Nous avons adoré ce site grandiose et unique au monde. À la fin de notre visite, nous avons croisé une des familles françaises qui séjournait à la même adresse que nous à Johannesbourg. Quel heureux hasard!
Nous avons repris la belle route 532, mais cette fois en direction de Graskop. Nous sommes allés voir les Bourke’s Luck Potholes, spectaculaires marmites de géant creusées par le torrent à la jonction des rivières Blyde et Treur. Dans les tourbillons du torrent, les galets, tournant sans cesse, creusent la roche au point d’y créer ces marmites aux formes rondes presque régulières.
Nous avons été accueillis par un groupe de jeunes filles chantant et dansant au son d’un djembé. Après avoir mangé un fish and chips en compagnie d’un couple allemand et fait le tour des kiosques d’artisanat, nous avons emprunté les sentiers aménagés et les ponts menant aux gorges et à des points de vue saisissants sur les marmites. Claude en a profité pour se mettre les pieds dans un des bassins de la rivière à l’eau étonnamment chaude pendant que je continuais à prendre photos et vidéos.



Nous nous sommes ensuite rendus à Wonder View et God’s Window, deux fameux belvédères près de Graskop, pour apprécier le paysage mais, malheureusement, un épais brouillard s’était levé, nous empêchant de voir plus de 10 pieds devant nous. Nous avons donc laissé tomber la visite de ces deux sites en espérant pouvoir y revenir par temps clair le lendemain.
De retour à notre chalet, Claude, le bon cook, est allé à l’épicerie et nous a ensuite cuisiné un excellent poulet au curry sur nid de riz. Le brouillard et la bruine du matin étaient revenus. Nous sommes restés sagement à l’intérieur en soirée, en sécurité et au sec. Aussi, nous apprécions avoir du temps pour relaxer et nous détendre par la lecture, l’écriture ou encore l’écoute d’une bonne série télévisée après une journée bien remplie.
DIMANCHE, 27 OCTOBRE
GRASKOP – HAZYVIEW (pop : 4 200)
À 5h30am, nous étions déjà debout. Après avoir mangé une bonne omelette au fromage, nous avons plié bagages et sommes partis compléter nos visites de la veille avant de quitter la région. Nous nous sommes rendus au Pinnacle (à 3km de Graskop) et avons pu apercevoir l’énorme piton de quartz orné de quelques arbres. Un brouillard épais nous empêchait de voir le paysage au-delà du piton. Dommage!

Nous avons continué notre route et fait un arrêt à God’s Window. J’y ai emprunté deux sentiers dont l’un m’a permis de voir les hautes falaises rocheuses mais le brouillard bouchait toujours la vue. Un kilomètre plus loin, le belvédère de Wonder View était également sous le brouillard. Nous étions au-dessus des nuages et ne voyions que du blanc!


Nous nous sommes rendus à Lisbon Falls. Ces chutes de 92m de hauteur offrent un spectacle somptueux. Ce sont les plus hautes chutes de la province du Mpumalanga. J’étais si émue devant une telle beauté que j’en avais les larmes aux yeux.

Quelques kilomètres plus loin, à Berlin Falls, les chutes tombent sur une falaise de 80 m dans un grand bassin naturel en contre-bas. Quel paysage incroyable!

Nous avions l’idée de prendre un café au Graskop Gorge Lift & Adventure Centre. Le coût d’accès au site nous en a dissuadé. De plus, la vue était complètement bouchée par l’épais brouillard du matin qui ne s’était pas encore dissipé. Pour les amateurs de sensation forte, c’est la place : zipline, Big Swing et ascenseur panoramique descendant à 51 mètres au cœur de l’ancienne forêt afromontagnarde et offrant une vue imprenable sur l’escarpement du Drakensberg.
Nous avons roulé sur la route R533 en direction de Pilgrim’s Rest(15km de Graskop). Cette route est superbe, traversant des paysages de monts et de collines couverts de prés d’herbe rase, de maquis et de bosquets. C’est presque La route de l’impossible; elle serpente des falaises vertigineuses. J’ai eu un coup de cœur pour ce coin de pays montagneux, verdoyant et au relief peu banal.

Le petit village de Pilgrim’s Rest nous a charmé. C’est un ancien village de mineurs, restauré avec soin pour le tourisme et la mémoire. On y découvre un vrai village-musée de chercheurs d’or, comme à la fin du XIXe siècle, avec des maisons d’époque, la plupart restaurées, réparties sur des 2 côtés d’une rue unique. Nous avons pris un café au petit restaurant Pilgrim’s Pantry avant de reprendre la route en direction de Hazyview.


Sur notre trajet, nous avons vu un singe et trois autruches. Nous étions tout excités! À notre arrivée à notre hébergement, le Masasana’s Rest, le gardien des lieux nous a demandé de revenir à 14h, heure du check in. Nous avions trois heures devant nous. Nous sommes retournés au centre-ville, situé à 6km de là, et avons pris le temps de dîner et de faire quelques achats et emplettes aux deux grands centres commerciaux.

De retour à notre hébergement, nous nous sommes installés, heureux du confort qu’offre ce chalet rustique et enchantés par la végétation tropicale luxuriante qui l’entoure. Le site est immense; il comprend plusieurs chalets répartis sur deux chemins et une ferme de macadamiers. Cherri-Ann, notre hôtesse, est venue nous voir et nous a réservé un safari au Parc Kruger pour le lendemain (2 500R ou 250$CAD / 2 personne /journée entière : 5ham à 15h30, transport de notre chalet inclus). Nous avons soupé sur la terrasse de notre cour arrière. En soirée, le tonnerre et les éclairs ont éclatés, baissant la température d’un coup. Nous nous sommes endormis au son du hululement des hiboux, du hurlement des macaques à tête rouge et de chants gospel africains venant d’un des chalets voisins.


LUNDI, 28 OCTOBRE
HAZYVIEW – PARC KRUGER (32-38 degrés C)
Notre alarme a sonné à 4h15 du matin. À 5ham, notre guide Georges de l’agence AZO SAFARI & TOURS est venu nous chercher à la porte de notre chalet et nous sommes montés à bord du jeep 10 places. Nous n’étions que les deux seuls passagers! Nous nous sommes rendus à l’entrée du Parc Kruger la plus proche de Hazyview, située à seulement 15 minutes de la ville. Il ventait énormément dans la jeep et il faisait froid!
Le parc national Kruger est la plus grande réserve naturelle d’Afrique du Sud, couvrant environ 20 000 km². Situé dans le nord-est du pays, près de la frontière avec le Mozambique, il est réputé pour sa grande biodiversité, abritant une large variété d’espèces animales, dont les « Big Five » (éléphant, lion, léopard, rhinocéros et buffle) et de nombreuses espèces d’oiseaux. La végétation du parc varie selon les régions : on y trouve des savanes arborées, des plaines herbeuses, des forêts de mopane, des acacias et des baobabs. Ces écosystèmes diversifiés soutiennent une grande richesse faunique et offrent un cadre exceptionnel pour l’observation de la vie sauvage.
Après avoir présentés nos passeports et payer les frais d’entrée au parc national (460R ou 46$ /pers.), nous avons commencé à rouler à basse vitesse sur la route asphaltée, à l’affût de tout mouvement animalier. Nous avons rapidement repéré une girafe, puis, tout au long de notre safari, des buffalos, des éléphants, des hyènes, des antilopes, des phacochères, des sangliers, des wapitis, des singes, un aigle, des pintades, des léopards, des zèbres, des gnous, des lions, des hippopotames et des crocodiles. Quelle journée exceptionnelle nous avons passée! L’œil aguerri de notre sympathique guide nous a permis de voir bien des animaux que nous n’aurions pas vu si nous avions fait le tour par nous-mêmes. De plus, il connaît bien les habitudes des animaux et sait où ils se tiennent.
Vers 15h30, nous étions de retour, très satisfaits de notre safari mais fatigués de notre long parcours en jeep sous une température ambiante de 38 degrés C et un vent extrêmement chaud semblable au vent brûlant du désert du Danakil en Éthiopie. Cependant, quelle expérience extraordinaire nous avons vécue!
J’ai pris une bonne douche froide et pendant que je faisais la sieste pour apaiser ma migraine qui commençait, Claude nous a concocté un excellent souper de saucisses accompagnées de nouilles aux légumes sautés.
En soirée, un orage électrique a éclaté et des grêlons de la grosseur d’un 25 cents canadiens se sont mis à tomber, tambourinant bruyamment sur le toit de tôle du chalet. Merde! Notre voiture louée! Nous espérons que la grêle n’aura pas fait de marques sur celle-ci. À la clarté du jour, demain, nous serons en mesure de constater les dégâts, s’il y a lieu. Les grêlons sont tombés pendant environ 5 minutes pour ensuite faire place à une forte pluie tropicale, provoquant un lac d’eau devant notre porte d’entrée. Quel déluge!
MARDI, 29 OCTOBRE
HAZYVIEM – MBABANE au ROYAUME D’ESWATINI
(Pop d’Eswatini : 1.2 millions / Pop de Mbabane : 100 000)
Nous nous sommes levés à 5h30am, avons déjeuné, fait nos adieux à Cherri-Ann et pris la route en direction du Royaume d’Eswatini, notre prochaine destination. Sous un soleil radieux, nous avons parcouru les 249km en 3h15m, éblouis par la beauté des paysages. Les magnifiques forêts de pins hautement exploitées pour la coupe de bois ont peu à peu fait place à des monts, des vallées et des plaines aux décors de cartes postales.


La route traverse une région agricole riche et diversifiée. Dans cette zone, on cultive principalement :
- Canne à sucre : La région autour de Nelspruit et du Lowveld en général est connue pour sa production de canne à sucre, favorisée par le climat subtropical.
- Agrumes : Les oranges, pamplemousses, citrons, et autres agrumes y sont cultivés en abondance, car le climat chaud et les sols bien irrigués sont propices à leur croissance.
- Bananes : Entre Hazyview et Nelspruit, de grandes plantations de bananes bordent la route.
- Avocats et noix de macadamia : Cette région est aussi réputée pour sa production d’avocats et de noix de macadamia, deux cultures en expansion en Afrique du Sud.
- Cultures de thé et café : Bien que moins courants que les autres, on trouve aussi quelques exploitations de thé et de café, en particulier dans les zones plus élevées.
- Tabac et maïs : Dans les régions plus arides le long de la route, il y a aussi des cultures de tabac et de maïs.
Ces cultures profitent des terres fertiles et de l’accès à l’irrigation, faisant de cette route un passage à travers certains des paysages agricoles les plus verdoyants d’Afrique du Sud.

Nous sommes passés par White River, Nelspruit, Barberton (Nous avons aperçu une girafe quand nous sommes passés à côté de la Réserve nationale de Barberton!) et Badplaas. Au poste frontalier d’Eswatini, nos passeports ont rapidement été estampés. Nous avons payé les 100R de frais de douanes et sommes rentrés en terre eswatinienne.
ROYAUME D’ESWATINI
L’Eswatini, anciennement connu sous le nom de Swaziland, est un petit royaume enclavé en Afrique australe, bordé par l’Afrique du Sud et le Mozambique. Connu pour sa beauté naturelle, il présente des paysages variés : des montagnes, des forêts, des savanes et des réserves naturelles. Le pays est dirigé par une monarchie absolue, actuellement sous le règne du roi Mswati III. La vie personnelle du roi est souvent médiatisée en raison de son mode de vie opulent, en contraste avec les difficultés économiques de l’Eswatini. Il est réputé pour mener un train de vie fastueux, possédant plusieurs résidences luxueuses, voitures de luxe (notamment des Rolls Royce et des BMW), et bénéficiant d’un style de vie financé en grande partie par le gouvernement et les fonds publics. En raison de la structure monarchique et des ressources nationales sous son contrôle, il est estimé que le roi possède une grande fortune, bien que la valeur exacte de ses actifs ne soit pas rendue publique.
Sur le plan personnel, Mswati III a 18 épouses (selon la tradition swazie, il peut en épouser une chaque année) et plus de 30 enfants. Les mariages royaux font partie des cérémonies culturelles, comme l’Umhlanga (danse des roseaux), où le roi peut choisir une nouvelle épouse parmi les jeunes femmes participant à la danse.
Cependant, ce style de vie est critiqué par certains citoyens et observateurs internationaux. En effet, malgré la richesse apparente du roi, une grande partie de la population swazie vit dans des conditions économiques précaires, avec des taux élevés de pauvreté et de chômage. La gestion des ressources nationales par le roi fait souvent débat, et des protestations ont parfois eu lieu pour demander plus de démocratie et de transparence économique en Eswatini.
La culture swazi y est riche, marquée par des cérémonies traditionnelles comme le festival Umhlanga et l’Incwala (le festival des récoltes). L’économie repose sur l’agriculture, le textile, et de plus en plus sur le tourisme, attirant les visiteurs pour ses safaris et sa culture vivante.

Arrivés à Mbabane, la capitale, nous sommes allés directement à la boutique Swazi Mobile au centre-ville pour y acheter une carte SIM pour le cellulaire de Claude (15$ pour 7G). (Nous ne pouvons pas nous passer du GPS pour nos déplacements ; c’est vraiment trop utile !) Nous avons dîné dans un petit restaurant face à la Swazi Plaza, grand centre commercial en plein cœur du centre-ville, et avons acheté quelques denrées alimentaires dans une petite épicerie locale et quelques stands de rue.


GPS en mains, nous sommes ensuite partis à la recherche de notre appartement, The Hyde. Celui-ci est situé à 4km du centre-ville, dans le haut d’une montagne, dans un quartier chic et huppé. Notre hôtesse Gina, est venue à notre rencontre et nous a fait visiter les lieux. Wow ! C’est le grand luxe. Quel bel appartement et quelle vue splendide sur la colline ! Une fois installés, nous avons fait une sieste et à notre réveil, Gina est venue nous voir pour nous communiquer des informations sur les sites à visiter durant notre séjour. Comme elle est sympathique !
J’ai préparé un spaghetti végétarien que nous avons savouré tout en appréciant notre nouvel appartement. À la nuit tombée, nous avons veillé dans notre confortable salon, nous sentant comme à la maison au Québec.



Mbabane est la capitale administrative de l’Eswatini (anciennement le Swaziland), située dans la région de Hhohho, au nord-ouest du pays. Cette ville de taille moyenne se trouve dans une vallée entourée par les montagnes Mdzimba. Elle est un centre administratif et commercial, abritant de nombreux bureaux gouvernementaux et des centres commerciaux. Mbabane est connue pour son climat tempéré et ses paysages pittoresques, avec des collines verdoyantes et des vues panoramiques. Elle est aussi un point d’accès vers les sites naturels comme la réserve naturelle de Mlilwane et le parc national Malolotja.
MERCREDI, 30 OCTOBRE
MBABANE – VALLÉE D’EZULWINI (HAPPY VALLEY)
À 8h30 du matin, après une bonne nuit de sommeil et un délicieux petit-déjeuner, nous sommes partis visiter le SWAZI CULTUREL VILLAGE dans la Réserve naturelle Mantenga. Un jeune Swazi nous a fait faire un tour guidé du village traditionnel swazi reconstitué pour les touristes.




Le peuple swazi possède des traditions et coutumes riches et diversifiées qui remontent à des siècles. Certaines de ces pratiques sont liées aux cérémonies royales et aux cycles agricoles, tandis que d’autres sont ancrées dans la vie quotidienne. Voici un aperçu de leurs traditions d’hier et d’aujourd’hui :
Coutumes et traditions historiques
- Cérémonies royales :
- Incwala : La cérémonie du « premier fruit », Incwala, est une célébration annuelle qui marque le début de la saison des récoltes et symbolise la renaissance du roi. Cet événement renforce la cohésion nationale et l’unité entre le roi et le peuple.
- Umhlanga : Connue sous le nom de « danse des roseaux », cette cérémonie implique les jeunes filles non mariées qui dansent devant le roi, portant des roseaux pour renforcer la clôture du palais royal. Cette tradition mettait également en avant la pureté et la virginité des jeunes femmes.
- Système de clan et de famille :
- La société swazie repose sur un système de clans appelés « emakhaya », qui déterminent la filiation, les droits de propriété, et la vie sociale. Chaque individu appartient au clan de son père, et le mariage entre membres du même clan est interdit.
- Le mariage traditionnel swazi (le « kuteka ») implique des rites anciens et des négociations entre les familles, incluant la dot (lobola), payée en bétail.
- Médecine traditionnelle et chamanisme :
- Les guérisseurs (appelés « sangomas ») jouent un rôle essentiel dans la médecine traditionnelle, agissant en tant qu’intermédiaires spirituels et guérisseurs grâce à des pratiques transmises de génération en génération.
Les hommes du village sont polygames. Chacun peut marier le nombre de femmes qu’il veut, en autant qu’il ait assez de vaches pour constituer la dot à la famille de la mariée et pour entretenir ses femmes et enfants par la suite. Chaque femme a 3 huttes.

Dans un clan swazi, les huttes (ou cases) sont conçues en fonction des besoins spécifiques de chaque membre de la famille et de leurs rôles respectifs. Elles sont organisées autour de la cour centrale appelée « umuti, » qui symbolise le cœur du foyer et favorise la cohésion familiale. Voici les principales huttes et leurs fonctions :
1. Indlunkhulu (la hutte principale)
- L’indlunkhulu est la hutte principale de la famille, généralement occupée par le chef de famille ou le patriarche. C’est le lieu où se prennent les décisions importantes, où sont reçus les visiteurs, et où se déroulent les discussions de famille. Elle sert de centre administratif et social de la vie familiale.
2. Emaguma ou Imphakatsi (huttes des épouses)
- Dans les familles polygames, chaque épouse dispose de sa propre hutte, appelée « umkhaya, » où elle vit avec ses enfants. Ces huttes sont disposées autour de la cour centrale, chacune ayant sa propre cuisine et espace de vie. Cette disposition garantit à chaque épouse et à ses enfants un espace indépendant tout en restant dans le même périmètre familial.
3. Insika (la hutte des garçons)
- Les fils, une fois atteints un certain âge, sont souvent installés dans une hutte distincte appelée insika. Cela les prépare à l’indépendance et les initie à leurs responsabilités futures en tant qu’hommes et futurs chefs de famille. Cette hutte leur sert de lieu de repos et d’apprentissage.
4. Liguma (la hutte des filles)
- Les filles, quant à elles, partagent une hutte séparée jusqu’à leur mariage. Ce lieu est souvent réservé aux travaux domestiques, comme la couture ou la préparation des repas, et les mères en profitent pour transmettre aux filles les compétences ménagères et les traditions swazies.
5. Umkhumbi (le grenier ou l’entrepôt)
- L’umkhumbi est une hutte réservée au stockage des récoltes, particulièrement le maïs et le millet, des ressources alimentaires essentielles. On y entrepose également des outils agricoles et parfois des objets de valeur de la famille. Ce grenier est d’une grande importance pour la sécurité alimentaire et l’autosuffisance du clan.
6. Indumba (la hutte du guérisseur)
- Dans certaines familles, l’indumba est la hutte du guérisseur (sangoma) de la famille ou du clan. Elle est utilisée pour pratiquer les rituels, préparer des remèdes, et accueillir les patients. Cette hutte est souvent entourée d’un certain mystère et revêt une importance spirituelle pour les membres de la communauté.
7. Huttes pour les animaux
- Il existe également des huttes ou des enclos spécifiques pour abriter le bétail, comme les vaches, chèvres et moutons, qui représentent une richesse dans la culture swazie. Ces enclos sont généralement placés à l’écart des huttes familiales.
Ces différentes huttes permettent de structurer la vie quotidienne et de répondre aux besoins particuliers des membres de la famille et des clans. Elles favorisent l’ordre, la hiérarchie, et la préservation des traditions swazies, tout en permettant de maintenir une forte cohésion sociale au sein du clan.
Après notre visite guidée, je suis allée jeter un coup d’œil dans chacune des huttes. Le guérisseur m’a parlé de ses pouvoirs de guérison et de ses capacitée à prédire l’avenir. En ce qui me concerne, j’aime mieux ne pas connaître mon avenir à l’avance; la prédiction de mauvaises nouvelles me ferait faire de l’anxiété!
Toujours dans la réserve naturelle, nous avons emprunté un chemin de terre en voiture et ensuite à pied, jusqu’aux chutes Mantenga. Nous avons admiré ces chutes de loin car une pancarte indiquant BEWARE OF CROCODILES nous a dissuadé de nous aventurer sur la berge pour voir les chutes de plus près. Nous avons collationné dans l’aire de pique-nique délabrée, à l’affût des babouins qui auraient pu venir nous voler nos fruits. Étant seuls dans ce coin de forêt tropicale, ce n’était pas très rassurant!


De retour au Swazi Cultural Village, nous avons assisté au spectacle de chants et danses traditionnels swazis. J’ai adoré ce spectacle haut en couleurs ; les chants m’ont ému et tiré les larmes aux yeux.


Nous avons dîné au restaurant situé à côté du village, dans le décor montagneux, enchanteur et zen de la magnifique réserve naturelle.
Nous nous sommes ensuite rendus au Lobamba Museum. La première section du musée couvre l’histoire du Swaziland d’avant et après l’époque coloniale. On y trouve des collections d’artéfacts, de vêtements traditionnels, de bijoux, d’armes d’époque, etc. Dans la deuxième section du musée, on peut voir plusieurs animaux empaillés, tels que lionne, zèbre, sanglier, wapiti, etc. À l’extérieur, quelques employés étaient affairés à construire une clôture entourant une case swazi traditionnelle.
Continuant notre chemin, nous sommes allés voir le Mantenga Craft Centre. Nous avons pu voir quelques artistes à l’œuvre. Nous avons fait le tour des boutiques d’artisanat et admiré l’art africain à travers tous les objets en vente (toiles, bijous, objets décoratifs, etc.). Nous avons partagé un café et une brioche, à l’ombre d’immenses arbres faisant partie du décor naturel du restaurant en plein-air.

De retour à Mbabane, nous avons fait un arrêt au centre-ville pour y acheter quelques provisions à l’épicerie Pick’n Pay. Nous avons ensuite découvert le marché local réparti dans différents bâtiments. Nous y avons acheté quelques fruits et légumes, ainsi que de petits souvenirs du Royaume d’Eswatini (boucles d’oreilles en bois, bracelet et porte-clés).
De retour à l’appartement, nous avons cuisiné une excellente assiette de poitrines de poulet avec patates et épinards en accompagnement. C’était un délice!
JEUDI, 31 OCTOBRE
MBABANE – MALKENS
Après déjeuner, nous avons eu une courte visite de Gina, notre hôtesse. Elle voulait nous aviser de ne pas emprunter la route de la Wild Coast dans le district de Transkei entre Durban et Port Élizabeth car cette route est très dangereuse. Selon elle, nous sommes une proie facile pour les malfaiteurs dû à notre âge, notre couleur de peau et notre nationalité étrangère. Le taux de criminalité dans ce district est très élevé. La population noire y est très pauvre. Le taux de chômage est élevé, ce qui entraîne la violence et les crimes.
Stressée par cette nouvelle, j’ai retravaillé sur le champ notre itinéraire à l’aide de Chat GPT. Nous avons ensuite pris la route en direction de Malkens pour nos visites de la journée. Nous avons commencé par le site de Swazi Candles qui comprend une boutique et un atelier de fabrication de chandelles, des stands d’artisanat débordant d’originaux souvenirs swazis et africains et un restaurant. Nous avons pu voir quelques fabricants de chandelles et des sculpteurs à l’œuvre. Nous n’avons rien acheté car tout y était très cher.
Nous avons repris la route et sommes allés dîner au Malandela’s Lifestyle Centre. La partie extérieure du restaurantoffre une vue incroyable sur la plaine et les montagnes en arrière-plan. Dans ce décor bucolique, nous avons partagé un excellent potage à la courge musquée et une assiette de fish & chips.J’ai ensuite fait le tour du site pour prendre des photos des petits bâtiments (boutiques et bars), de l’amphithéâtre, des murailles, des monuments et des statues hautement colorés et originaux.
La boutique GONE RURAL a attiré mon attention. On y vend des articles en rotin fabriqués par des artisans locaux. Plus de 700 artisans ont été supportés par cet ONG depuis 1992. On m’a fait visiter les bureaux où l’on s’occupe de la réception et de la mise en vente des objets artisanaux. J’ai également vu, au fond de la cour, les longues tiges de roseaux teintes de différentes couleurs et les fours extérieurs qui servent à leur fabrication.


De retour au centre-ville de Mbabane, nous avons fait un brin de magasinage à la Swazi Plaza et nous sommes retournés jeter un bref coup d’œil au marché d’artisanat local sans toutefois rien acheter. À 16h, nous étions de retour à notre confortable appartement, heureux d’avoir du temps devant nous pour relaxer avant de faire le long trajet du lendemain.

Gina est passée nous voir à nouveau. Cette fois, elle nous a apporté une carte géographique de l’Afrique du Sud avec le trajet tracé pour nous rendre jusqu’à Port Élizabeth. Comme c’est gentil de sa part!
Après un excellent souper à l’appartement, j’ai passé la soirée à faire le ménage de mes photos et à correspondre avec nos proches via Messenger.
VENDREDI, 1er NOVEMBRE
MBABANE (ESWATINI) – STE-LUCIE (AFRIQUE DU SUD)
À 7ham, nous avons fait nos adieux à Gina, notre charmante hôtesse, avant de prendre la route vers l’Afrique du Sud (5h de route; 341 km). Nous avons pris la belle et tranquille route MR3 via Manzini, Siphofaneni, Big Bend, Nsoko et Lavumisa. Toutefois, gare aux vaches, aux chèvres et aux nids de poule!
RETOUR EN AFRIQUE DU SUD
À la frontière du Royaume d’Eswatini, on nous a rapidement estampé nos passeports et nous avons poursuivi notre route en Afrique du Sud sur la route N2, dans la province du KwaZulu-Natal, passant par Mkuze (Dîner de pizza hawaïenne dans une halte routière) et Hluhluwe. Gare aux animaux sauvages de la Hluhluwe-Mfolosi Game Reserve et la Pongola Game Reserve! Nous avons vu des phacochères, des wapitis et des antilopes en passant. Sur la route, une pancarte surprenante indiquait : « GARE AUX HIPPOPOTAMES!»
Le GPS nous a fait prendre un raccourci pour rejoindre la R618 menant à Ste-Lucie. Je ne nous sentais pas en sécurité sur ce chemin forestier cahoteux et désert. Les 6km de ce raccourci m’ont paru une éternité! Quel soulagement quand nous avons enfin rejoint la route 618, asphaltée et achalandée!
Nous sommes enfin arrivés à Ste-Lucie, petite bourgade de 1000 habitants, située à l’extrémité sud du parc de la zone humide d’iSimangaliso, site du patrimoine mondial de l’UNESCO (1 200 crocodiles et des patrouilles d’hippopotames et de léopards durant la nuit, en pleine ville!)
Nous nous sommes installés au Lake St. Lucia Villas, situé sur la rue principale, en plein cœur du petit centre-ville. Notre appartement de 4 ½ pièces est immense et clair. Il fait partie d’un complexe de deux étages avec cour intérieure et une piscine en son centre. Notre voiture de location est dans un garage fermé dont nous seuls avons la clé. Notre hôtesse est sympathique et aidante. Elle nous a rapidement réservé une croisière sur l’estuaire pour le lendemain.
Sous un soleil ardent et une température frôlant les 30 degrés, nous sommes allés nous promener sur la rue principale, découvrant les restaurants et les bars de l’endroit. Nous avons fait une pause dans un bar pour y prendre une consommation et avons ensuite fait des achats à l’épicerie Banana Box. Je suis allée trouver Claude à la piscine. Celui-ci était heureux de se rafraîchir et de se détendre dans l’eau.
Nous avons soupé et nous nous sommes couchés tôt, fatigués par notre longue route de la journée.
SAMEDI, 2 NOVEMBRE
STE-LUCIE
Fidèles à nos habitudes, nous nous sommes levés tôt. Après notre petit-déjeuner, nous sommes allés au Sugar Loaf Boardwalk situé à 2.7km de la ville. Prenant garde aux crocodiles, nous avons marché sur le trottoir de bois dans la zone humide d’iSimangaliso jusqu’à la Estuary Beach. Quelle plage immense et propre de l’Océan Indien! Cependant, il ventait tellement que le sable des hautes dunes nous fouettait les jambes. Impossible de s’asseoir dans le sable avec un tel vent! Et pour la baignade, la pancarte Attention au courant d’arrachement, aux requins, crocodiles et hippopotames est assez dissuasive!
Nous sommes retournés à la voiture et nous sommes allés explorer Ingwe Beach et Jabula Beach. Mêmes avertissements, même vent à écorner les bœufs. Après une rapide collation sur la plage, nous nous sommes rendus à la Igwalagwala Trail mais, voyant que nous étions seuls en pleine forêt, sans aucun gardien pour surveiller notre voiture, nous avons laissé tomber cette promenade dans la nature et sommes plutôt retournés à notre appartement.
Après un bon dîner sur notre patio, nous avons profité de la piscine, heureux de nous rafraîchir.

Nous avons fait quelques emplettes sur la rue principale puis, sommes partis faire une croisière sur l’estuaire de St. Lucia en partance du quai Sunset Jetty. À bord du bateau Fannas d’une capacité d’une trentaine de personnes, nous avons navigué pendant deux heures sur les eaux troubles et agitées de l’estuaire (30$/personne). C’est avec excitation et émerveillement que nous avons observé de très près plusieurs groupes d’hippopotames, deux crocodiles et de jolis oiseaux jaunes faisant leur nid (en forme de boule au bout de longues tiges de roseaux). Le retour s’est fait au moment du coucher du soleil; c’était magique!
Après souper, vers 19h30, nous sommes partis en voiture, lampe de poche en mains, à la recherche des hippopotames dans les rues de la ville. Nous n’avons pas été déçus; nous en avons croisé trois sur la rue principale et en avons trouvé un en train de brouter l’herbe sucrée dans le parc situé une rue derrière celle de notre appartement. Ce phénomène est unique au monde et c’est avec étonnement et fébrilité que nous avons vécu cette expérience hors du commun.

DIMANCHE, 3 NOVEMBRE
ST. LUCIA (32 degrés C)
Nous nous sommes levés très tôt, avons déjeuné et à 7h, nous étions rendus à la Bhangazi Gate Eastern Shore du iSimangaliso Wetland Park (Entrée : 160R ou 16$CAD/personne).
C’est avec crainte que je suis sortie de la voiture pour me présenter au poste d’accueil car deux sangliers broutaient l’herbe à quelques mètres de moi. Ça commençait bien notre visite animalière de la journée!
Dès le 1er kilomètre dans la réserve, nous avons croisé buffles, antilopes, et wapitis. Puis, tout au long de notre route, nous avons pu en apercevoir d’autres ainsi que des zèbres, des phacochères et des oiseaux exotiques (pas d’éléphants, ni de girafes, ni de léopards).



Nous avons fait un court arrêt à Mission Rocks. Un étroit sentier dans la forêt débouche sur de grosses roches où viennent se fracasser les vagues de l’Océan Indien.


Un peu plus loin, un belvédère offre une vue magnifique sur l’immense lac Ste-Lucie. Nous avons remonté au nord jusqu’à Cape Vidal (30 km de Ste-Lucie). La plage y est immense, propre et à cette période de l’année, peu achalandée. Nous n’avons croisé que quelques pêcheurs avec leur longue canne à pêche et quelques personnes qui se sont mis les pieds à l’eau ou le corps tout entier dans les bassins d’eau que l’on retrouve à travers les roches. Les vagues déchaînées, le vent, le courant dangereux et les requins ne créent pas des conditions favorables à la baignade!

Nous avons rebroussé chemin et avons pris la Grassland Loop. Ce détour de 29km sur un chemin de dalles et de terre en valait la peine; les paysages de marais, lac et savane à perte de vue étaient saisissants. Nous nous sentions seuls au monde dans cette immensité. C’était un peu insécurisant de penser que si notre voiture tombait en panne ou que nous avions une crevaison, nous serions entourés d’animaux sauvages avec tous les dangers que ça comporte. Nous avons mangé notre lunch dans la voiture, en plein milieu de la savane, fenêtres grandes ouvertes pour profiter du vent rafraîchissant de la plaine, en compagnie de quelques zèbres et sangliers au loin.



Le belvédère de Catalina Bay en vaut le détour. Il est situé à 0.7km de la route principale et offre une vue panoramique sur l’immense lac Ste-Lucie. Wow! Sur le trottoir en ciment qui mène au belvédère, c’est avec étonnement que nous avons vu des traces d’éléphant et de léopard!


À la sortie de la réserve, nous avons visité le Crocodile Centre (Entrée : 9$CAD chacun). Nous y avons vu des squelettes des Big 5 (buffle, éléphant, girafe, léopard et hippopotame) et d’un crocodile. Puis, nous avons rejoint un groupe et avons pu voir un animateur-dompteur de crocodiles en train de les nourrir. L’homme, avec ses 30 années d’expérience auprès de ces reptiles sauvages, nous a démontré son savoir-faire; il se tenait à moins de 2 mètres d’eux tout en nous parlant et en les nourrissant! Nous l’avons ensuite suivi vers l’enclos des plus jeunes crocodiles. Comme ceux-ci sont plus énergiques et rapides, l’employé leur a lancé de gros morceaux de viande tout en restant à l’extérieur de l’enclos. Nous avons fini de faire le tour du site par nous-mêmes, observant avec curiosité ces reptiles géants et dangereux.




De retour au stationnement, j’ai croisé cinq petits singes dont deux se promenant sur les toits des voitures à la recherche de fenêtres ouvertes pour voler de la nourriture. On nous avait prévenus de nous méfier d’eux en tout temps. (À notre arrivée à Ste-Lucie, notre hôtesse nous a avisés de fermer toutes les fenêtres de notre appartement lorsque nous sortons pour prévenir les vols commis par les singes!)
De retour en ville, nous nous sommes promenés sur la rue principale, j’ai accompagné Claude au King of Shawarma puis, je suis allée magasiner quelques bijoux africains (bracelets et colliers) au marché d’artisanat local pendant que Claude a fait la sieste.
Après souper, nous sommes partis serpenter les rues de la ville à la recherche des hippopotames qui errent en ville le soir mais, on ne les a pas vus. Apparemment, ils ne viennent pas en ville à tous les soirs et quand ils viennent, ils sont normalement entre 1 et 13. Hier soir, ils étaient 4. Nous avons donc été chanceux de les voir!
LUNDI, 4 NOVEMBRE
STE-LUCIE – UMDLOTI (Pop : 1 800)
Nous sommes partis à 8h15 vers notre nouvelle destination : Umdloti (2h30m; 215km). La route N2 est bien entretenue et la circulation y est fluide. Les petits villages zoulous se succèdent dans des paysages verdoyants et parfois montagneux. Nous sommes arrivés à Umdloti à 10h45am sous une température de 24 degrés C et un ciel couvert.

Notre appartement, le Relaxing Seaview Apartment sur Bellamont Road, est situé dans le haut de la montagne et il surplombe l’Océan Indien. Il est confortable, joliment décoré et propre. Nous nous sommes installés et sommes allés dîner sur la S Beach Rd, rue principale d’Umdloti où sont regroupés les hôtels en bord de mer, ainsi que les restaurants et les petits commerces. En même temps, nous avons découvert la plage Umdloti, principale attraction de cette petite bourgade. L’océan était agité dû au vent qui soufflait fort.



Nous avons opté pour le restaurant Kung Fu Chinese. Nous avons dévoré un délicieux chow mein accompagné de riz frit. Ensuite, je suis allée me faire couper les cheveux et me faire masser de la tête aux fesses au salon de coiffure Ali Barber (12$CAD). Mon coiffeur était un jeune homme pakistanais fort sympathique et compétent.


Nous avons marché jusqu’ai Kwikspar, petite épicerie du centre-ville, mais les produits y sont hors de prix et plus chers qu’au Québec! Voyant cela, nous nous sommes plutôt rendus au Marine Walk, centre commercial situé à la sortie de la ville. Nous y avons fait notre marché au Superspar, avons acheté un poisson entier frais au restaurant Tightline et avons siroté un café accompagné d’une bonne portion de gâteau dans un petit café.
Nous avons passé le reste de la journée à l’appartement, à l’abris de l’orage électrique qui faisait rage. J’en ai profité pour peaufiner notre itinéraire pour les trois prochains jours.
MARDI, 5 NOVEMBRE
UMDLOTI – DURBAN
Ma nuit a été fort agitée; j’étais stressée à l’idée d’aller à Durban dans la journée. Nous avons tellement entendu parler des problèmes de sécurité dans cette grosse ville de 3,3 millions d’habitants!
À notre réveil, la pluie forte de la nuit avait cessé mais le ciel était encore gris et la température fraîche (16 degrés C). Après avoir pris un bon petit-déjeuner, nous sommes partis à la Golden Mile Beach à Durban (30 min. / 26km). En arrivant à la plage, une pluie torrentielle a commencé. Nous avons donc décidé de nous rendre directement au uShaka Marine World.


Sur l’immense site, nous avons fait une courte visite au bureau touristique, avons traversé le centre commercial à l’architecture africaine fort originale, avons acheté deux parapluies et avons payé notre entrée au uShaka Marine World (18$CAD/personne). L’aquarium de Durban est l’un des plus grands de l’hémisphère sud. Il est situé dans une réplique de vieux bateau naufragé, ce qui crée une atmosphère unique. On y retrouve une variété impressionnante de vie marine, y compris des requins, des tortues, des hippocampes et des raies. Il y a des tunnels d’observation qui nous font sentir comme si nous étions immergés dans l’océan.

Nous avons assisté avec intérêt à un spectacle de phoques (30 min.), à la distribution de nourriture des raies par deux plongeurs et à un spectacle de dauphins (45 min.). Après une pause pour le dîner dans un petit casse-croûte du site, nous avons terminé nos visites dans la section des mignons petits pingouins africains.



Nous avons pris la route en direction du Victoria Street Market situé en plein cœur du centre-ville. Nous avons flairé le danger quand nous sommes passés devant ce marché populaire bondé de monde et aux alentours douteux. Mieux valait ne pas s’y aventurer.

Nous avons décidé de nous rendre dans le quartier sécuritaire de Umhlanga Rocks, situé au nord de Durban. Cette station balnéaire est un lieu prisé des riches et des touristes. On y retrouve de grandes propriétés privées, de luxueux hôtels et une longue promenade pavée en bord de mer. Un quai délimité par une structure en forme de squelette de baleine avance dans l’océan, permettant aux promeneurs d’avoir une vue sur la longue plage et sur le centre-ville de Durban au loin. Nous avons partagé un café américain et de petits beignets fraîchement faits à une petite roulotte de la Treat Street. Nous avons marché jusqu’au phare de Umhlanga, heureux de pouvoir profiter de cette promenade joliment aménagée le long de la plage, tout en nous sentant en sécurité.
Nous sommes revenus en fin d’après-midi à l’appartement, satisfaits de notre escapade à Durban et soulagés qu’il ne nous soit rien arrivé de malencontreux.
SUITE dans l’article AFRIQUE DU SUD ET ROYAUME D’ESWATINI (2ème partie).





































































































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