MERCREDI, 6 NOVEMBRE (Fête de Claude!)

UMDLOTI – MACLEAR (Pop : 10 000)

Afin d’éviter le trafic de Durban, nous nous sommes levés à 5h a.m. Après déjeuner, j’ai fait un premier voyage à la voiture pour aller porter nos bagages. J’ai laissé la porte de notre appartement entrouverte. En sortant, trois bêtes brunes ressemblant un peu à des marmottes ont décampé en me voyant. Claude, pour sa part, a entendu du bruit dans la cuisine. Il a dit : « Marie, c’est toi? Tu es déjà revenue? ». Voyant que je ne répondais pas, il a jeté un coup d’œil dans la cuisine et a pris en flagrant délit deux singes vervets en train d’essayer d’ouvrir les armoires pour y voler de la nourriture! Surpris de cette rencontre inattendue, il a réagi promptement en les faisant fuir d’un geste de la main et en leur disant : « Eh, allez-vous-en! ». Quand je suis remontée à l’appartement, j’ai vu cinq de ces singes dans les arbres et c’est avec étonnement que j’ai écouté Claude me raconter ce qui s’était passé durant ma courte absence.

Nous sommes partis à 6h30 et notre route a vite été détournée par notre GPS dû à un accident sur l’autoroute N2. Au lieu de passer par Port Shepstone, nous avons pris la route en direction de Pietermaritzburg et Ixopo pour rejoindre la R56 à Kokstad. Un autre accident, de la construction routière sur plusieurs kilomètres, de multiples dos d’ânes, des animaux errant sur les voies de circulation, des nids de poules, des limites de vitesse basse à chaque bourgade et le trafic des villes nous ont passablement ralentis. Nous avons mis neuf heures pour arriver à destination, incluant quelques rapides arrêts. La route a été longue mais les paysages panoramiques qu’offrent la R56 sur les montagnes du Drakensburg sont tout simplement extraordinaires! Les montagnes et les immenses vallées parsemées de petites bourgades se dévoilaient à nous à chaque tournant sur l’étroite route sinueuse et montagneuse. C’est avec enchantement que nous avons découvert cette région sublime du Drakensburg, partie orientale du Grand Escarpement.

Nous avons passé Matatiele pour enfin arriver à destination. La petite ville de Maclear (aussi appelée Nqanqarhu depuis 2021) a une population de 10 000 habitants et est située dans la province du Cap-Oriental à 2 500m d’altitude. Ici, la langue maternelle est le isixhosa. Heureusement, l’anglais (avec l’accent british) est parlé partout dans le pays.

Notre hébergement, le Maclear Manor, est situé au bout d’une rue à l’extrémité de la petite ville. Quel beau manoir, avec son grand terrain à la végétation luxuriante et son intérieur joliment décoré à l’africaine! Notre spacieuse chambre comprend deux lits, un réfrigérateur, un micro-ondes, un bureau de travail, de grandes fenêtres et une porte-patio donnant sur le balcon du deuxième étage.

Je suis descendue à la cuisine et j’ai préparé un bon petit souper de fête à Claude. Nous étions seuls dans ce grand manoir, assis à l’immense table de la salle à manger. Nous avons ensuite écouté deux épisodes de Blood Legacy (série télé sud-africaine), allongés sur notre lit et emmitouflés dans de grosses couvertes et la tuque sur la tête afin de nous protéger du froid mordant ambiant (5 degrés C!). La petite chaufferette de la chambre est loin d’être efficace! (Nous avons découvert la couverte chauffante de notre lit que le lendemain matin!)

JEUDI, 7 NOVEMBRE

MACLEAR

Nous avons déjeuné à notre chambre sous un ciel brumeux et gris et un petit 5 degrés au thermomètre. Nous sommes partis tôt pour aller découvrir le petit centre-ville de Maclear. Quelle ne fut pas notre surprise en voyant la rue principale bondée de gens faisant la queue devant les commerces! Ne nous sentant pas très en sécurité, nous avons décidé de nous rendre directement aux chutes Tsitsa recommandées par notre hôtesse Dee la veille. Nous avons pris la superbe route R56. Une dizaine de kilomètres plus loin, nous avons bifurqué sur un chemin de terre très cahoteux menant aux chutes. Au bout de 5 km environ, le chemin de terre devenait de plus en plus à pic et hasardeux et la peur de rester pris dans ces grandes plaines désertes, au creux des montagnes, nous a dissuadés de continuer. Nous avons croisé quelques magnifiques oiseaux noirs à longue queue et un troupeau de bœufs broutant l’herbe fraîche, le tout dans un décor de carte postale.

De retour en ville, nous avons suivi le GPS pour nous rendre au restaurant The Ranch de notre quartier mais, il est devenu comme fou et nous a dirigés vers le township (bidonville) de Maclear. Oups! Là non plus, nous ne nous sentions pas trop en sécurité. Nous avons opéré un demi-tour, ayant peur de nous être mis dans le pétrin dans ce lieu où la pauvreté est très apparente.

Nous avons fini par trouver le fameux restaurant pour y prendre quelques informations. La propriétaire, une femme blanche native de Maclear, nous a rassurés sur la sécurité de la ville. Elle nous a aussi expliqué que les gens font la queue pour accéder aux guichets automatiques car c’est le jour de la réception de leur chèque mensuel d’aide sociale et que les commerces seront bondés pour le restant de la journée.

Rassurés, nous sommes retournés au centre-ville, avons stationné la voiture dans une rue parallèle à la rue principale et sommes allés faire notre épicerie chez Spar. Nous sommes ensuite retournés à l’auto pour mettre nos achats dans le coffre avant de retourner sur l’artère principale. Nous avons pris notre temps et sommes rentrés dans plusieurs petites épiceries locales pour voir les produits et les prix. Comme il y avait du monde partout! Ne voulant pas nous attirer d’ennuis, j’ai caché mon cellulaire dans mon sac en bandoulière et je me suis privée de prendre des photos. J’aurais tellement aimé prendre le temps de poser les femmes avec leur couverte enroulée autour de la taille (par-dessus leur jupe) ou les jeunes mamans avec leur bébé calé dans une couverte dans leur dos ou encore les hommes avec leur couverte chaude attachée avec un nœud au-dessus de leur épaule. Étant loin des grands centres, nous avons eu la chance de sentir le pou de l’Afrique traditionnelle et authentique, à mi-chemin entre traditions ancestrales et modernité.

De retour à la voiture, nous avons vu que des policiers étaient stationnés derrière nous. Quand nous nous sommes assis dans l’auto, ils sont partis, nous donnant l’impression qu’ils nous avaient repérés et qu’ils s’étaient mis là dans le but de nous protéger et de surveiller notre voiture.

De retour au manoir, j’ai préparé le dîner à la cuisine et nous avons mangé avec appétit sur notre balcon, sous une température froide, crue et quelque peu inconfortable. La propriétaire m’a montré une photo de son terrain recouvert de neige en septembre dernier. (Deux jours plus tard, la neige avait fondu.) Nous ne pensions pas avoir froid après avoir connu des journées à 30 degrés C dans le nord du pays. Quel contraste!

Nous avons relaxé à notre chambre et avons écouté notre série télé, assis dans notre lit avec couverte chauffante pendant une partie de l’après-midi. Nous sommes retournés au centre-ville pour y faire une marche en fin de journée mais la noirceur approchant, la rue s’était vidée et nous nous sommes ravisés; mieux valait rentrer pour être en sécurité. Un brouillard épais s’est levé. Nous avons préparé notre souper à la cuisine du manoir. Nous avons soupé à notre chambre et passé une soirée tranquille, refaisant le plein d’énergie en prévision de notre voyage du lendemain.

VENDREDI, 8 NOVEMBRE

MACLEAR – GONUBIE (EAST LONDON)

(Pop de Gonubi : 11 500 / Pop d’East London : 550 000)

Un brouillard épais nous cachait complètement la vue sur la montagne à notre réveil. Nous avons pris notre temps pour déjeuner et faire nos bagages. Nous étions tout de même prêts à prendre la route vers 7h30am. Nous avons pris la R56 en direction de Ugie, Elliot et Dordrecht. Les sublimes paysages de montagnes et d’immenses plaines de cette route panoramique nous ont à nouveau charmés.

Arrivés à Dordrecht, nous avons bifurqué sur la R392, route secondaire aux multiples nids de poule. Cependant, la beauté des paysages a continué à nous épater. Nous avons fait un arrêt au Nonesi Mall à Queenstown. Nous avons marché dans le moderne centre commercial, étonnés de voir les luxueuses boutiques dans cette petite ville qui semble perdue dans l’immensité de la plaine et des montagnes environnantes. Nous avons dîné au restaurant Barcelos, sous les chauds rayons du soleil. Comme c’était bon de sentir la chaleur (27 degrés C) après le froid que nous avions connu à Maclear (5 degrés la nuit)!

Nous sommes arrivés à Gonubie à 14h. Cette petite ville balnéaire du Cap-Oriental est située à 18 km à l’ouest d’East London. Sa population est blanche à 69%. Notre hébergement, le Sea Views on 14th, est situé dans le quartier riche et paisible de la municipalité. Nous avons été reçus par deux charmantes jeunes femmes noires, Anita et Kim, la propriétaire. Aussitôt installés, nous sommes partis en auto à la plage Gonubie (face à l’Hôtel Gonubie). Le vent soufflait avec force et les vagues étaient déchaînées. Le froid ressenti au bord de l’eau nous a dissuadés de marcher sur la promenade de bois jusqu’à la plage principale. Nous nous sommes promenés à pied sur la route longeant l’océan et sommes ensuite allés souper au restaurant Captain’s Cabin avec vue sur les vagues déferlantes. Au menu : penne aux fruits de mer et fish & chips. Sur le chemin du retour, nous avons fait un arrêt chez Superspar pour y acheter quelques provisions. Nous avons passé une soirée relaxe à notre chambre, fidèles à nos habitudes.

SAMEDI, 9 NOVEMBRE

GONUBIE (24 degrés C)

Nous avons déjeuné dans la cour, sous les chauds rayons du soleil. J’ai découvert une corde à linge derrière le petit chalet. J’en ai donc profité pour laver et suspendre nos vêtements.

Nous sommes ensuite partis pour East London. Nous nous sommes d’abord rendus à Nahoon Beach. Quelle belle grande plage de sable doré, fin et doux! Le drapeau rouge était planté dans le sable, interdisant la baignade pour la journée dû au vent et aux fortes vagues. Cette plage est fort appréciée des surfeurs et on y trouve un club privé de surf.

Six kilomètres plus loin, nous avons dû payer pour aller voir Orient Beach (27R ou 2,70$CAD chacun). La plage est au bout d’un site aménagé pour les familles et il comprend une piscine, une aire de pique-nique, une grande pataugeoire et une promenade qui longe la berge rocheuse de l’Océan Indien. Nous avons marché jusqu’à la plage où nous avons pu observer un grand groupe de surfeurs débutants affronter les fortes vagues.

Nous nous sommes ensuite rendus au East London City Hall situé en plein centre-ville. L’imposant et magnifique édifice colonial avec sa tour de l’horloge domine la North Street. Nous avons marché sur cette artère commerciale importante et achalandée, nous méfiant des voleurs potentiels dans ce quartier où la pauvreté se voit et se sent. Nous avons pu voir d’autres édifices de l’époque coloniale dont le magnifique Bureau de poste. Nous nous sommes arrêtés pour dîner dans un petit restaurant pakistanais. Nous avons dégusté un délicieux chow mein servi avec pain naan à l’ail et un excellent thé chai pakistanais.

Nous sommes allés visiter le East London Zoo, situé au Queen’s Park Botanical Gardens. Ce jardin zoologique propose un mélange de plus de 300 animaux (oiseaux, reptiles et mammifères) et une belle végétation indigène et exotique. Le parc manque d’entretien mais nous avons quand même éprouvé du plaisir à observer les animaux et à marcher dans cette belle nature.

En arrivant à notre hébergement, on nous a offert de déménager dans le grand appartement situé à côté de notre petite chambre et ce, sans frais supplémentaire. C’est avec joie que nous nous sommes empressés d’accepter cette offre plus qu’intéressante. Notre nouvel appartement est spacieux, luxueux, propre, bien équipé et très éclairé. Les grandes fenêtres du devant offrent une vue sur le terrain de golf et l’océan en arrière-plan. Au deuxième étage, nous bénéficions d’un deuxième salon donnant sur un grand balcon. Pour 50$ par nuit, c’est une vraie aubaine !

Nous sentant comme à la maison, nous avons passé le reste de la journée à relaxer dans le confort de notre nouvel appartement.

DIMANCHE, 10 NOVEMBRE

GONUBIE – THORNPARK – CHINTSA (20 degrés C, nuageux)

À 5h30am, nous étions déjà debout. Nous avons pris notre temps pour déjeuner et sommes partis vers 8h, empruntant la route R6 pour nous rendre à Thornpark, au The Venon Pit Snake Park (Python Park Mashie Golf), situé à 21km de Gonubie. Nous avons fait un arrêt dans une boutique spécialisée en produits alimentaires locaux. Nous y avons pris un jus d’ananas frais sur la terrasse extérieure qui offre une vue sur les sculptures métalliques en forme d’animaux (éléphants, antilope, etc.) et sur la belle nature environnante.

Le Venon Pit Snake Park contient une collection intéressante de serpents, reptiles et tortues. Et dans le fond de la cour, on peut également voir quelques animaux de ferme :  cochons, coq et oies. À la fin de notre visite, le gentil propriétaire m’a fait tenir un petit boa dans mes mains. Bien que le sachant inoffensif, c’est avec une certaine crainte que je l’ai tenu dans mes mains.

Nous sommes ensuite allés voir Bonza Bay Beach, située à mi-chemin entre Gonabie Beach et Nahoon Beach (à East London). En ce dimanche frais, c’est avec surprise que nous avons vu une centaine de Noirs (surtout de jeunes enfants) en train de se baigner dans l’océan agité. Ils se tenaient sur le bord, évitant ainsi les fortes vagues et le dangereux courant d’arrachement. Nous nous sommes assis dans le sable chaud pour profiter de cette belle et immense plage, tout en prenant plaisir à regarder les baigneurs et les joueurs de soccer.

Nous avons pris la route N2 pour nous rendre à Chintsa. Cette petite ville est située à 45 minutes de route à l’est de Bonza Bay Beach, sur la Wild Coast. En arrivant dans la municipalité, nous sommes arrêtés au très animé Summer Market du Crawfords Beach Lodge. Les artisans locaux, surtout des Blancs, avaient chacun leur kiosque de vente. On y trouvait de tout : artisanat, poterie, bijoux, produits alimentaires locaux, vêtements, stands de nourriture, etc.

Après avoir fait le tour, nous sommes allés dîner au restaurant du Crawfords Lodge and Cabins. Assis sur la terrasse avec vue sur les chalets, la piscine et l’océan, nous avons dégusté notre repas dans ce décor de rêve (steak pour Claude et poisson merlu pour moi). J’ai descendu les escaliers de bois pour aller voir la magnifique et déserte plage Chintsa et prendre quelques photos.

Le GPS nous a dirigés sur Schafli Road lors de notre retour. Cette splendide route secondaire longe la Inkwenkwezi Private Game Reserve mais, attention aux animaux sauvages et aux nombreux patholes (nids de poule) ! Nous avons eu la chance d’apercevoir zèbres, buffle, wapiti et antilope.

Afin de profiter une dernière fois de la belle Gonubie Beach, nous sommes allés marcher sur sa longue promenade en bois. Quelques baigneurs pataugeaient dans l’océan et d’autres dans la rivière. Nous nous sommes arrêtés quelques minutes pour regarder le spectacle de hip-hop donné par 4 danseurs sur la scène qui a l’océan comme toile de fond.

De retour « chez nous », nous nous sommes faits à souper, contents de profiter de notre bel appartement une dernière soirée avant notre départ du lendemain.

LUNDI, 11 NOVEMBRE

GONUBIE – LEISURE ISLAND (KNYSNA)

Nous sommes partis tôt car nous avions 565km à parcourir (6h30m de route). Nous avons roulé deux heures sous la pluie, sur la belle route R72, jusqu’à Port Alfred. Nous avons fait un arrêt au Royal Alfred Marina. Nous avons partagé un petit-déjeuner au restaurant du très chic hôtel The Halyards. La vue sur les canaux et les grandes maisons cossues qui les bordent est impressionnante.

Nous avons passé la grande ville de Port Élizabeth et son stade et fait un arrêt à Thornhill au Crossways Centre & Country Kitchen. Nous avons jeté un coup d’oeil à la boutique de cette grande ferme laitière et dîné sur la terrasse extérieure du restaurant afin de profiter du magnifique décor naturel environnant.

À partir de Nanaga, nous sommes tombés sur la N2. La Garden Route qui passe par le Tsitsikamma National Park est extraordinaire ; les majestueuses et luxuriantes montagnes se succèdent tout au long du trajet. Les profonds canyons de la Storms River sont vertigineux à voir. Quelle nature étonnante et sublime !

Nous avons fait un arrêt à la plage centrale de Plettenberg Bay. Pour s’y rendre, nous sommes passés par le centre-ville de cette charmante petite ville balnéaire. Les grandes maisons des riches (surtout des Blancs) sont nichées dans la montagne et les demeures des Noirs (des taudis pour la plupart) sont majoritairement dans le township, un peu en retrait de la ville. L’immense hôtel Beacon Island (en forme de paquebot) fait face à la plage. Quelques baigneurs étaient à l’eau, malgré le vent frais qui soufflait. La plage est assez grande et l’ambiance agréable avec les terrasses animées des restaurants du bord de l’eau.

Nous avons marché jusqu’aux rochers situés au bout de la plage et jeté un coup d’œil à l’autre plage, plus petite : la Hobie Beach.

Nous sommes finalement arrivés à destination : Leisure Island, située à 6km de Knysna. La petite île est accessible par une jetée bordée par l’océan. À marée basse, les eaux se retirent, laissant place à de grands marais verdoyants. Dans le dédale des petites rues étroites, nous avons trouvé notre hébergement : l’Isola Bella. L’immense et luxueuse demeure appartient à Marisa, une Italienne d’origine. Notre charmante hôtesse nous a montré notre studio équipé d’une cuisinette au 1er étage ainsi que le salon et la terrasse du 2e étage. Wow ! La vue sur la montagne et l’embouchure de la Knysnarivier est sublime ! Assis sur la terrasse, on se croirait sur un bateau de croisière !

Nous avons défait nos bagages et sommes allés souper à la sortie de l’île, à la brasserie Bosun’s Arms. De retour à notre studio, nous nous sommes couchés tôt, crevés de notre longue journée de route.

MARDI, 12 NOVEMBRE

LEISURE ISLAND – THE HEADS – BELVÉDÈRE – BRENTON-ON-SEA – KNYSNA

(15-24 degrés C, ensoleillé)

Après une bonne nuit de sommeil et un bon petit-déjeuner, nous sommes partis explorer les environs. Du haut de la montagne, The Heads View Point offre une vue panoramique tout simplement exceptionnelle et époustouflante sur l’océan et les falaises. Nous sommes ensuite descendus à la plage pour voir les formations rocheuses et les fortes vagues de plus près.

Rebroussant chemin, nous sommes partis en direction contraire. Nous avons passé Knysna et le riche quartier Belvédère et fait un arrêt à Margaret’s View Point qui offre une vue panoramique exaltante de l’immense baie et de ses deux îles (Leisure et Thesen Islands).

Nous nous sommes rendus à Brenton-on-Sea Beach. Quelle belle plage ! Un grand escalier permet de la rejoindre du stationnement. Nous nous sommes contentés de la contempler du haut de la falaise, préférant siroter un café sur la terrasse avec vue sur l’océan au Blu Restaurant du Brenton Haven Hotel.

Repassant par Knysna, nous sommes allés dîner au Waterfront. La marina est fort attrayante avec ses petites boutiques de souvenirs et de vêtements et ses divers restaurants avec vue sur les bateaux et voiliers. Je me suis acheté une paire de pantalons en coton et j’ai rejoint Claude pour dîner au Tai Shan Kitchen. C’est avec appétit que nous avons mangé un bon chow mein aux fruits de mer.

Nous avons traversé le pont menant à Thesen Island et tâté le pouls de la petite rue principale bordée de petites boutiques avant de nous rendre au centre-ville de Knysna pour trouver le couturier rwandais qui m’avait été recommandé pour raccourcir mon pantalon. Nous l’avons trouvé, affairé derrière sa machine à coudre, dans sa petite boutique de vêtements.

Nous avons marché sur la rue piétonne commerciale et au Knysna Square. Les commerces y sont concentrés (Pick’n Pay, Shoprite, Pep, etc.) et on y retrouve aussi quelques stands de nourriture. Nous avons fait quelques provisions et sommes revenus sur notre île, passant par la Leisure Island Beach pour y prendre quelques photos, profitant du nouveau décor engendré par la marée haute.

Nous sommes finalement revenus à notre hébergement pour y terminer la journée. Nous avons profité de notre terrasse qui offre une vue exceptionnelle sur l’océan et les montagnes.

MERCREDI, 13 NOVEMBRE

LEISURE ISLAND – THESEN ISLAND – KNYSNA

Nous nous sommes réveillés sous la pluie et un ciel gris. Nous nous sommes occupés dans le salon du 2e étage, attendant que l’averse cesse.

En milieu d’avant-midi, nous sommes partis récupérer mes pantalons chez le couturier au centre-ville de Knysna. Nous nous sommes ensuite promenés dans le centre commercial et sur Main Street où nous y avons pris un café.

Nous nous sommes rendus à Thesen Island pour notre rendez-vous avec la dermatologue mais, nous nous sommes trompés de clinique !  Nous sommes retournés au centre-ville de Knysna et avons fini par trouver la Cosmedic Dermal Clinic où la docteure Estelle Mudge nous attendait. Elle a brûlé au laser deux verrues et trois tétines dans le cou de Claude et elle m’a brûlé environ 8 taches brunes (kératoses) dans le dos, le tout pour 3850R ou 385$CAD. Nous devrons accorder un soin spécial à nos blessures pour les 3 prochaines semaines.

Le soleil étant de retour, nous avons dîné à la marina sur la terrasse du 2e étage du restaurant Falcon Creek. Ma salade de légumes et poulet étaient excellente.

Nous avons passé une partie de l’après-midi à observer le va-et-vient des voiliers et des gros catamarans. Nous avons aussi fait le tour des galeries d’art (sculptures, peintures) et des petites boutiques fort colorées et attrayantes avant de revenir à notre studio de Leisure Island.

JEUDI, 14 NOVEMBRE

LEISURE ISLAND (KNYSNA) – FISHERHAVEN (à 18km d’Hermanus)

Ce fut une longue journée de transport : 408km. Route ponctuée de travaux de construction et de circulation en convoi.

À l’heure de notre départ de Leisure Island, nous avons fait nos adieux à Marisa, la charmante propriétaire de la maison. Nous avons fait un premier arrêt à l’immense et magnifique plage Wilderness. Un peu plus loin, nous avons pris quelques minutes pour admirer la vue panoramique de la baie à partir d’un belvédère situé le long de la route, tout en haut de la falaise plongeant dans l’océan. Le pont ferroviaire Kaaimansrivier Railway relie les deux falaises qui sont séparées par la rivière Kaaimans. La vue est très impressionnante.

Nous avons partagé un petit-déjeuner à Santos Beach dans la joie ville balnéaire de Mossel Bay. Assis sur la terrasse sur pilotis du Fork & Train Restaurant du Santos Express Train Lodge, nous avons profité de la vue sur la superbe plage de sable blanc et aux eaux turquoise. Quelques baigneurs se sont saucés et de jeunes planchistes ont affronté les petites vagues déferlantes. Les parasols aux toits de paille donnaient un air de vacances à ce magnifique site.

Nous avons poursuivi notre chemin par la belle route N2. La chaîne de montagnes du Drakensberg n’a cessé de nous épater. Quels paysages enchanteurs nous avons vus ! Montagnes escarpées, profonds canyons, immenses vallées, plaines et plantations se succèdent, créant des images de cartes postales. Tout au long du trajet, nous avons croisé une multitude de troupeaux de moutons, de vaches et même d’autruches à Heidelberg !

Nous avons dîné à Swellendam, à mi-chemin entre Mossel Bay et Fisherhaven. Le petit village, situé au pied des très hautes montagnes escarpées du Drakensberg, est tout à fait charmant. Nous avons opté pour le restaurant La Belle Ambiance. Assis sur la terrasse surplombant la petite rivière Koornlands, nous avons partagé une assiette de spaghetti bolognese au son de l’eau descendant la rivière et des airs mélodiques joués par un saxophoniste, le tout dans une nature luxuriante. Quel arrêt relaxant ! Nous avons marché sur la Main Street, découvrant ses restaurants et petites boutiques de luxe, avant de reprendre la route.

Nous avons fait un petit marché au Pick’n Pay de Caledon et dans le magasin de vêtements de la même chaîne, j’ai acheté 2 blouses, 1 pantalon palazzo et 1 t-shirt à prix d’aubaines.

À 17h, nous sommes enfin arrivés à destination. Le petit village de Fisherhaven est située à 18km d’Hermanus, le long du Botrivier Lagoon. Notre hébergement, le « Erf 473 Fisherhaven », est un appartement plutôt tustique comprenant un balcon avec vue sur le jardin verdoyant et les hautes montagnes en toile de fond. Notre hôtesse, Ria Geldenhuys, âgée de 70 ans, nous a reçus chaleureusement. Elle a longuement jasé avec moi, me conseillant un itinéraire pour nos visites des environs prévues pour le lendemain.

Nous nous sommes installés et nous nous sommes préparés un bon souper. La soirée a été courte ; nous étions fourbus de notre longue journée de transport et de visites.

VENDREDI, 15 NOVEMBRE

FISHERHAVEN – HERMANUS (Pop : 60 000)

 (15-22 degrés C, ensoleillé)

Hermanus est une charmante ville côtière située dans la province du Cap-Occidental, en Afrique du Sud, à environ 120 kilomètres au sud-est du Cap. Elle est surtout réputée pour être l’un des meilleurs endroits au monde pour observer les baleines depuis la côte, en particulier entre juin et décembre, lorsque les baleines franches australes migrent dans la région.

Hermanus est composée de plusieurs quartiers notables, dont:

  • Westcliff : un quartier résidentiel populaire offrant des vues spectaculaires sur l’océan et des sentiers de randonnée côtiers.
  • Eastcliff : connu pour ses belles maisons et sa proximité avec le centre-ville.
  • Voëlklip : situé le long de la côte, il est prisé pour ses plages, comme Grotto Beach, et ses paysages pittoresques.
  • Sandbaai : un quartier en périphérie d’Hermanus, apprécié pour ses plages rocheuses et ses vignobles.
  • Onrus : une zone résidentielle proche de l’océan, idéale pour les amateurs de surf et de baignade.
  • Vermont : un quartier situé à l’ouest d’Hermanus, reconnu pour son cadre paisible et ses paysages naturels. Il est apprécié pour ses espaces verts, ses réserves naturelles, et ses plages tranquilles. Vermont est en grande partie résidentiel, avec des maisons qui bénéficient souvent de vues magnifiques sur la montagne ou l’océan.

La ville d’Hermanus a une atmosphère conviviale, combinant la culture locale, une scène gastronomique florissante, et de nombreuses activités de plein air, comme la randonnée et le kayak.

Sous un ciel tout bleu, nous avons commencé nos visites de la journée par la très impressionnante route panoramique The Rotary Way. Du haut du Mount Pleasant, à environ 842m d’altitude, la vue sur la baie d’Hermanus et les montagnes environnantes est exceptionnelle! Un jeune gardien de sécurité veille sur les touristes qui s’aventurent dans ces hauteurs, loin de la ville.

Ensuite, nous nous sommes rendus à Hermanus, au Old Harbour Market (petites boutiques touristiques de souvenirs et de vêtements). Nous nous sommes rapidement dirigés vers le Cliff Path Walk.

Le Cliff Path Walk est un sentier spectaculaire de 12 kilomètres longeant la côte, offrant des vues panoramiques sur l’océan Indien. Très prisé des randonneurs et des amateurs de nature, ce chemin traverse des falaises, des réserves naturelles et des zones de fynbos, tout en permettant d’observer la faune marine, notamment les baleines franches australes durant la saison de migration.

Nous avons vraiment aimé cette promenade qui surplombe l’océan et les immenses roches façonnées par les vagues. Nous sommes restés dans la zone d’Old Harbour, appréciant l’ambiance animée de la promenade et des terrasses des restaurants.

Six kilomètres plus loin, se trouve la Grotto Beach. C’est avec émerveillement que nous avons découvert cette magnifique et immense plage de sable blanc au pied des montagnes du Drakensberg. Quel décor enchanteur ! Il est possible de s’y baigner mais il est conseillé de rester dans les zones désignées pour la baignade, car les courants peuvent être puissants.

Nous sommes retournés au centre-ville d’Hermanus à la recherche d’un restaurant pour dîner. Nous avons opté pour le Mount Everest Indian Restaurant sur Park Avenue. Nous avons partagé samosas, poulet au beurre et pain naan à l’ail (20$CAD). Nous nous sommes régalés !

Sur la route des vins, dans la superbe vallée Hemel-en-Aarde, nous sommes passés devant plusieurs vignobles. Ria nous avait conseillés de nous rendre au vignoble Newton Johnson pour sa vue panoramique sur les champs de vignes et les montagnes. Quel émerveillement à la vue de ce paysage extraordinaire, unique et sublime ! Nous aurions pu déguster leur vin Newton Johnson mais, nous nous sommes plutôt contentés de la vue panoramique du haut de la terrasse du restaurant. C’est avec intérêt que nous avons aperçu la salle des machines pour la confection du vin à travers une grande fenêtre vitrée.

Nous nous sommes rendus au bout de la route des vins, au vignoble Création. Nous avons fait le tour des lieux : restaurant, terrasse et champs de vignes. Nous avons pu voir quelques travailleurs à l’œuvre dans les champs.

Sur le chemin du retour vers Fisherhaven, nous avons fait un détour par Vermont, à la recherche de sa plage. Nous avons finalement laissé tomber et sommes revenus à notre appartement pour nous reposer. Ria est venue jaser avec moi pour s’informer de notre journée. Je lui ai dit que nous avions vraiment apprécié tout ce que nous avions vu. La région est si belle et impressionnante à découvrir !

SAMEDI, 16 NOVEMBRE

FISHERHAVEN – BETTY’S BAY – STELLENBOSCH

Nous avons passé une bonne nuit malgré le caquètement rauque, incessant et répétitif des pintades de Numidie, les batailles entre chiens et chats et le gloussement d’un coq. À 8h, nous étions prêts à partir. Après avoir salué notre hôtesse Ria, nous avons pris la route. À la sortie de Fisherhaven, nous sommes passés à côté du domaine viticole Benguela Cove. Nous avons ensuite traversé la petite ville de Kleimond, blottie au bas des imposantes montagnes.

La Route des baleines nous a menés à Betty’s Bay, petite municipalité côtière située au pied des montagnes. Pour 40R chacun, nous avons eu accès à la promenade en bois de Stoney Point, spécialement aménagée pour l’observation des colonies de pingouins africains et des oiseaux marins. C’est avec émerveillement que nous avons vu trois colonies de pingouins africains et une centaine de cormorans noirs, nichés dans les rochers avec leur progéniture. Petit bonus, nous avons aussi pu observer des marmottes avec leurs petits, des canards et une colonie de goélands. Le site est exceptionnel avec ses immenses rochers façonnés par les vagues. Nous avons pris un café sur la terrasse du restaurant On the Edge afin de profiter un peu plus longtemps de cet environnement exceptionnel.

Un peu plus loin, nous avons fait un arrêt à Pringle Bay Beach. Cette magnifique plage est propice à la baignade. Le décor environnant est charmant : petit village au pied d’une haute montagne et s’étalant sur la pointe de la baie. Claude s’est mis les pieds à l’eau. Il s’est vite rafraîchi car l’eau était froide !

J’aurais aimé voir des babouins. Les pancartes avaient piqué ma curiosité : « Help keep our baboons wild… and alive ! DO NOT feed/approach or allow baboons access. To refuse, the fine for feeding a baboon is R2500. »

Rooi Els, le village suivant, est tout aussi impressionnant que le Pringle Bay. Il s’étend au bas d’une haute montagne rocheuse en forme de sombrero. Nous avons pris la Rocking Road, chemin de terre longeant l’océan et donnant sur de gigantesques formations rocheuses où viennent se casser les vagues.

Pour avons repris la fabuleuse route panoramique R44. La section Clarence Drive Lookout Points est aménagée de plusieurs belvédères qui offrent différents points de vue de la côte accidentée et des montagnes majestueuses. Quelle route exceptionnelle ! C’est une des plus belles routes que je n’ai jamais vue dans le monde ! C’est avec surprise que nous avons vu cinq babouins traverser la route juste devant nous !

Nous sommes arrêtés à la marina et à la plage Bikini de Gordons Bay. En ce samedi ensoleillé et chaud, les baigneurs avaient envahi la plage dans une atmosphère festive. Nous avons dîné au restaurant Potter’s Pantry de la rue qui borde l’océan, partageant poitrine de poulet, frites et salade grecque tout en profitant de la vue sur la plage. Nous avons complété notre repas avec un sorbet à la mangue pour moi et une crème glacée molle pour Claude au bar laitier voisin.

Nous avons poussé notre exploration jusqu’à la Strand Main Beach. Cette plage s’étend sur 5km et à marée haute, l’eau monte presque au niveau de la promenade. Les vagues et les forts vents sont idéals pour le kite-surf. Strand est une station balnéaire assez proche du Cap (24km). Beach Road, la route qui longe la plage, est bordée de hauts édifices dont plusieurs grands hôtels.

Nous sommes arrivés à Stellenbosch à 15h. Notre hôte était sur place pour nous remettre les clés de notre studio. Celui-ci est confortable et bien équipé malgré sa petite dimension. Nous aimons bien la porte-patio qui donne sur le jardin verdoyant de végétation tropicale. J’ai fait du lavage à la main et, comme je n’avais pas de corde à linge, j’ai accroché nos vêtements sur des supports dans les arbres. Au lieu d’avoir un arbre de Noël dans la cour, nous avons un arbre de bobettes !

Claude nous a préparé un bon petit souper que nous avons mangé avec appétit. Nous avons passé une petite soirée tranquille à lire et écrire.

La ville de Stellenbosch est située dans la province du Cap-Occidental, à environ 50 kilomètres à l’est de Cape Town. Connue pour ses paysages spectaculaires, elle est entourée de montagnes majestueuses et de vignobles verdoyants, faisant partie de la célèbre région viticole sud-africaine. La ville est réputée pour ses domaines viticoles, sa cuisine raffinée, et son architecture historique d’inspiration hollandaise du Cap. Avec son ambiance universitaire animée grâce à l’Université de Stellenbosch, elle propose également un riche mélange de culture, d’art, et de loisirs en plein air.

DIMANCHE, 17 NOVEMBRE

STELLENBOSCH – FRANSCHHOEK (19 – 30 degrés C)

Nous avons déjeuné et sommes partis à Spier Wine Farm. Ce superbe domaine vinicoleest vraiment bien aménagé et en harmonie avec la nature. Il comprend plusieurs bâtiments historiques de l’époque coloniale hollandaise qui abritent un restaurant, des salles de dégustation de vins, un marché d’artisanat, une boutique de vins, une salle d’exposition d’insectes, des petits chalets et un spa. Nous avons fait le tour de l’immense domaine, épatés par sa riche nature : végétation luxuriante, lac, rivière, immenses champs de vignes et montagnes en toile de fond.

Nous sommes ensuite partis en direction de Stellenbosch. Nous avons marché sur la rue principale du centre-ville, Dorp Street, et sur les rues aux alentours, découvrant cette charmante petite ville pittoresque entourée des hautes montagnes du Drakensberg. Les bâtiments à l’architecture coloniale hollandaise sont nombreux et remarquables. Nous avons pris un café et un muffin à la Mugg & Bean Bakery et nous nous sommes acheté un lunch à l’épicerie Checkers avant de reprendre la route.

Nous nous sommes rendus au Lanzerac Wine Estate. Nous avons rapidement fait le tour des lieux : grande allée bordée de hauts arbres à l’entrée, magnifiques édifices coloniaux, salle de dégustation de vins, cave à vin où une centaine de barils de vin sont entreposés, terrasses et aires de pique-nique pour les dégustations de vin et champs de vignes. Nous nous sommes trouvé une table à pique-nique en retrait et y avons mangé notre lunch (sushis pour moi et pâté au poulet pour Claude) sous un soleil brûlant et une température frisant les 30 degrés.

Continuant nos visites des domaines vinicoles, nous nous sommes rendus au Boschendal Estate. Ce domaine est magnifique. En ce beau dimanche d’été, l’ambiance était à la fête avec toutes ces gens venues déguster les vins Boschendal. Les bâtisses datent de l’époque coloniale. Une grande aire de pique-nique accueille les groupes pour la dégustation de vins en plein-air. Quelques musiciens jouaient de la musique d’ambiance dans un joli pavillon circulaire au milieu du parc. La terrasse du restaurant offre une superbe vue sur le jardin et les montagnes. Nous avons fait une pause au bar. Claude a consommé une bière, préférant cette boisson au vin. Pour ma part, je me suis abstenue car ma tête ne tolère pas l’alcool (Migraine assurée si j’en prends!).

Nous avons traversé la petite municipalité de Franschhoek et le domaine vinicole Haute Cabrière avant d’arriver à La Petite ferme. Ce domaine comprend un hôtel 5 étoiles et un restaurant avec une vue panoramique imprenable sur leurs vignobles, la vallée et les montagnes environnantes. Quel paysage extraordinaire!

Sur le chemin du retour, nous avons fait un arrêt à Franschhoek. Nous sommes passés devant le Huguenot Memorial Museum et son monument avant de nous stationner sur Huguenot Road, la rue principale. La petite ville est charmante avec ses bâtiments coloniaux, ses restaurants avec terrasses, ses boutiques et ses galeries d’art. Les imposantes montagnes sont présentes partout autour de la ville. Nous nous sommes assis à l’ombre, buvant lentement nos breuvages commandés au Get Lost Coffee, au Franschhoek Square. Nous avons fait l’achat de provisions à l’épicerie Checkers, nous avons marché sur Huguenot Road et sommes finalement retournés à notre studio à Stellenbosch, vaincus par la fatigue engendrée par toutes nos visites de la journée. Nous avons pris une bonne douche rafraîchissante en arrivant. Après souper, j’ai étudié la carte géographique du Cap en prévision des prochains jours.

LUNDI, 18 NOVEMBRE

STELLENBOSCH – CAPE TOWN

Après déjeuner, nous avons fait nos valises et sommes partis magasiner au centre-ville de Stellenbosch. Comme les vêtements sont vraiment moins chers qu’au Québec dans les grands magasins à rayons, j’en ai profité pour m’acheter 3 blouses légères et une camisole et Claude, une chemise.

À 11h, heure du check out, nous étions de retour au studio pour ramasser nos bagages et partir vers Cape Town. En 45 minutes, nous étions déjà rendus.

Notre hôte nous a remis les clés de notre studio et nous y avons déposé nos valises. Notre hébergement est situé dans les nouveaux quartiers résidentiels et commerciaux de la grande région de Milnerton, près de la côte Blouberstrand, à 16km du centre-ville de Cape Town. Notre studio est moderne, confortable et très éclairé. Nous sommes au 2e étage, face à un grand espace vert, et de notre porte-patio, nous voyons la partie supérieure de Table Mountain. (La partie inférieure est cachée par une série de blocs appartements à trois étages.)

Notre hôte nous a suggéré d’aller à Dolphin Beach (à 6km), en attendant que notre studio soit prêt. Nous avons été épatés par la vue sur la plage, la baie, l’océan et Table Mountain. Wow! Quel point de vue exceptionnel sur la ville! Nous pouvions même voir Robben Island où Nelson Mandela a été emprisonné de 1964 à 1982. Nous nous sommes assis dans le sable blanc pour savourer nos petits pâtés au poulet achetés à Stellenbosch en début de matinée. La plage est immense et déserte. La baignade y est fortement déconseillée à cause du dangereux courant d’arrachement.

Quelques kilomètres plus loin, nous avons pris une pointe de gâteau aux carottes et un café sur la terrasse du Lighthouse Cafe Blouberg à Bloubergstrand Beach. Assis sous les chauds rayons du soleil, nous avons pu profiter à nouveau de la vue extraordinaire sur l’océan et Table Mountain, en plus des immenses rochers façonnés par les vagues.

Nous avons poursuivi notre route jusqu’à l’accès à la plage de la Blaauwberg Nature Reserve. Du haut de la terrasse en bois, une belle plage de sable blanc s’est dévoilée à nous dans toute sa splendeur. Cependant, la vue de Table Mountain y est moins complète.

Nous avons rebroussé chemin et avons fait un arrêt à la Big Bay Beach. Cette plage animée est propice à la baignade et au surf. Une série de restaurants avec terrasse surplombe la plage et offre une des plus belles vues de Table Mountain.

De retour à notre studio, nous nous sommes installés dans ce que j’appelle notre bunker. L’immeuble est entouré d’un mur de ciment d’une hauteur de 6 pieds et d’une clôture électrique de 2 pieds sur le dessus. Nous avons 4 clés : une pour la porte grillagée qui donne accès à notre espace de stationnement, une pour accéder à la petite cour et deux pour nos deux portes d’entrée de notre studio (une porte grillagée et une porte ordinaire). On est quadruplements barricadés !

Au centre commercial Retail Crossing Sandown, nous avons fait notre marché pour les trois prochains jours au magasin Checkers Hyper. La section épicerie est immense et vraiment bien aménagée. Cependant, les prix sont élevés et font sursauter. Comme les produits alimentaires sont chers en général comparativement au Québec! On se demande comment les Noirs qui habitent les townships font pour se nourrir. Le coût de la vie est si élevé ici!

Un vent de 40km/h a soufflé toute la soirée et toute la nuit. Le sifflement du vent qui s’engouffre dans la porte-patio non étanche ne nous a pas quitté une seule seconde durant tout ce temps.

MARDI, 19 NOVEMBRE

CAPE TOWN (18 – 26 degrés C)

À 9h15, nous sommes partis avec un Uber taxi vers le centre-ville de Cape Town (18km; 19$CAD; 1h de route dans le trafic du matin). Notre chauffeur, un très sympathique jeune homme du Zimbabwe, a jasé avec nous tout au long du trajet. Il nous a déposés devant le  Two Oceans Aquarium au Victoria & Alfred Waterfront. Nous avons acheté 2 billets Premium (R425 ou $42CAD chacun pour 2 jours) pour le Sightseeing Bus Tour comprenant les trois circuits (rouge, bleu et mauve) du bus rouge Hop-On Hop-Off, le Walking Tour de 90 minutes dans le quartier Bo-Kaap, le Sunset Bus Tour de 2h30m de Signal Hills et une croisière de 25 minutes dans la marina.

Nous avons commencé par la ligne rouge, assis au 2e étage de l’autobus touristique rouge. Quel tour exceptionnel! Voici les 12 stations de ce tour :

Aquarium

Clocktower (V & A Waterfront)

CTICC

Long Street (Artère commerciale principale du centre-ville)

Table Mountain Cableway (Vue exceptionnelle de la ville du haut de la montagne)

Camps Bay (Station balnéaire animée et magnifique plage. J’ai adoré l’ambiance !)

Queens Road (Sea Point)

St.Johns Rd (Sea Point)

The Winchester Hotel

Green Point (Beach Rd, phare)

De retour à la marina, nous avons partagé un spaghetti bolognais au son des joueurs de marimba. Les nombreux restaurants sur la terrasse étaient bondés et animés. Nous avons fait le tour de la marina. Celle-ci est vraiment bien aménagée et attrayante et de plus, elle offre une superbe vue sur les bateaux et la Table Mountain. Quel site exceptionnel!

Nous avons partagé un cornet de crème glacée avant d’embarquer à bord du bus rouge parcourant la ligne bleue. Nous avons été épatés par tout ce que nous avons vu lors de ce parcours qui fait le tour complet des impressionnantes montagnes de Cape Town. Voici les arrêts de ce tour :

Aquarium

Foreshore (Long Street)

Long Street (Bureau des Sightseeing Tours)

Mount Nelson

Jardin botanique de Kirstenbosch (parmi les plus grands au monde)

Constantia Nek (Wine bus tour)

World of Birds and Monkey Park (Valley Road, Hout Bay)

Mariner’s Wharf (Hout Bay Harbour)

Camps Bay (Beach Rd)

President Hotel (Sea Point)

St.John’s Rd (Sea Point)

The Winchester Hotel (Sea Point)

Green Point (Beach Rd, phare)

Lors de ce tour, nous avons fait un premier arrêt au jardin botanique Kirstenbosch. Voyant le prix d’entrée élevé (23$CAD/personne) et le peu de temps que nous avions pour le visiter (45 minutes avant le départ du dernier bus), nous avons décidé d’attendre au lendemain. Nous sommes montés à bord du bus suivant et sommes arrêtés souper dans un restaurant indien à la plage de Camps Bay. Notre poulet tikka masala était succulent.

Nous nous sommes empressés de reprendre le bus rouge pour revenir au Waterfront avant la noirceur. De la marina, nous avons pris un Uber Taxi jusqu’à notre studio à Minelton. Le trajet a passé très vite. Notre jeune chauffeur sud-africain avait de la jasette et l’heure du trafic était passée.

Nous avons adoré notre journée. Elle fut bien remplie et nous en avons eu plein la vue. Cape Town est une ville magnifique qui vaut vraiment la peine d’être vue au moins une fois dans sa vie!

MERCREDI, 20 NOVEMBRE

CAPE TOWN

Nous avons pris un Uber Taxi jusqu’au Waterfront. Le chauffeur, un jeune homme du Zimbabwe (encore!), a été très sympathique avec nous. Nous avons dû nous armer de patience car nous étions pris dans le dense trafic du centre-ville.

Nous nous sommes ensuite rendus au Jardin botanique de Kirstenbosch avec le bus touristique rouge. Kirstenbosch est situé au pied de la célèbre chaîne montagneuse de la Table Mountain. Il est considéré comme l’un des plus beaux jardins botaniques au monde. Fondé en 1913, il est reconnu pour sa mission de conservation des espèces végétales indigènes de l’Afrique du Sud.

Points marquants :

  1. Flore indigène (Fynbos et Proteas) : Kirstenbosch se concentre sur la flore du biome du fynbos, caractéristique de la région du Cap, avec des espèces emblématiques comme le roi protéa (Protea cynaroides), la fleur nationale sud-africaine.
  2. Randonnée et promenades :
    • Plusieurs sentiers traversent le jardin et mènent jusqu’à Table Mountain ou Skeleton Gorge.
    • Le « Boomslang » Canopy Walkway, une passerelle en hauteur serpentant à travers la cime des arbres, offre des vues panoramiques spectaculaires.
  3. Paysages spectaculaires : Le jardin est magnifiquement aménagé avec des pelouses, des étangs, et une variété de jardins thématiques, comme le Fragrance Garden et le Garden of Extinction, dédié aux espèces menacées.
  4. Saisonnalité : Kirstenbosch est superbe toute l’année, mais les fleurs sauvages et les protéas fleurissent principalement au printemps (septembre à novembre).
  5. Événements culturels : En été, le jardin accueille des concerts en plein air très populaires dans un cadre naturel unique.

Kirstenbosch offre un mélange unique de beauté naturelle, de biodiversité et de sérénité, idéal pour les amoureux de la nature et les curieux.

La pluie nous a forcés à nous arrêter. Nous en avons profité pour dîner à l’excellent restaurant sur le site (dîner de burgers et frites). Le soleil est ensuite revenu, nous permettant de poursuivre notre visite des sentiers. La diversité des plantes, fleurs et arbres ainsi que la beauté des paysages nous ont épatés. Quelle belle nature ! Le site est vraiment exceptionnel!

Nous avons repris le bus touristique rouge (ligne bleue) pour nous rendre au World of Birds Wildlife Sanctuary and Monkey Park. Ce parc est situé à Hout Bay, à une trentaine de minutes du centre du Cap. Il est l’un des plus grands parcs ornithologiques d’Afrique. Il offre une expérience immersive unique pour les amoureux des animaux et de la nature.

Points marquants :

  1. Collection diversifiée :
    • Le parc abrite plus de 3 000 oiseaux représentant environ 400 espèces différentes, allant des perroquets aux flamants roses, en passant par des hiboux, des rapaces et des autruches.
    • Outre les oiseaux, le parc est également un refuge pour des mammifères comme les singes-écureuils, les suricates, les tortues, et des petits mammifères indigènes.
  2. Espaces interactifs :
    • Les visiteurs peuvent se promener à travers de vastes volières où les oiseaux volent librement autour d’eux.
    • Le Monkey Jungle, un espace consacré aux singes, permet des interactions rapprochées avec ces animaux curieux et joueurs.
  3. Conservation et éducation :
    • Le parc se concentre sur la protection et la réhabilitation des animaux blessés ou abandonnés.
    • Il sensibilise les visiteurs à l’importance de la biodiversité et de la préservation de la faune.
  4. Ambiance naturelle :
    • Le parc est situé dans un cadre pittoresque, entouré de montagnes, avec des sentiers serpentant à travers des jardins luxuriants et des zones boisées.

Le World of Birds and Monkey Park est une escapade éducative et amusante, offrant un aperçu fascinant de la richesse de la faune sud-africaine et exotique.

Claude et moi avons été très impressionnés par notre visite. Marcher entourés d’oiseaux dans les volières et dans la grande cage des petits singes est une expérience unique et captivante. Le site est grand et on se perd facilement; c’est un vrai labyrinthe!

Nous sommes à nouveau embarqués à bord du bus rouge pour notre retour à la marina. Comme le trafic de fin de journée était encore dense, nous avons décidé d’aller marcher sur Long Street, l’artère principale du centre-ville. Nous avons une fois de plus pris le bus rouge. Nous y avons rencontré un couple de St-Georges de Beauce en visite en Afrique du Sud pour 11 jours. Nous avons jasé de nos expériences mutuelles dans ce pays avant de nous séparer à l’arrêt de Long Street. Claude et moi sommes rentrés dans quelques magasins de souvenirs mais les vendeurs étaient si insistants que nous avons perdu le goût de magasiner. Nous avons croisé des prostituées, des sans-abris et des hommes à l’allure plutôt louche et, malgré la forte présence policière, nous avons jugé qu’il était plus sage de rentrer. J’ai accompagné Claude au Liquor Store et nous avons ensuite pris un Uber Taxi pour revenir à notre studio.

JEUDI, 21 NOVEMBRE

CAPE TOWN – MUIZENBERG – KALK BAY – FISH HOEK – SIMON’S TOWN – RÉSERVE NATURELLE DE CAPE POINT

Afin d’éviter le trafic du matin, nous sommes partis à 9ham. Heureux de ne pas passer par le centre-ville, nous avons roulé jusqu’à Muizenberg Beach. Nous avons tout de suite été charmés par cette petite ville balnéaire avec sa haute montagne en toile de fond. La rue principale longe la magnifique plage. Les eaux cristallines sont propices à la baignade, quoiqu’un peu froides. Les surfeurs s’en donnent à cœur joie dans les vagues, confiants de ne pas croiser un requin. (Les traqueurs de requins font un bon travail et affichent leurs captures sur un babillard dans leur bureau à l’entrée de la plage.) Quatre petites cabanes joliment peintes de différentes couleurs se dressent sur la promenade de la plage. Nous avons siroté un café Americano sur le bord de l’eau, regardant avec amusement les petits bout-choux (des Noirs) et leurs éducateurs (des Blancs) jouer ensemble dans l’eau et courir avec enthousiasme sur la plage. J’ai été touchée de voir la complicité entre les deux races; c’était un bon exemple de vivre ensemble. Les Noirs et les Blancs sont si souvent chacun de leur côté : les pauvres d’un bord, les riches de l’autre. Les inégalités dans le pays sautent aux yeux. Chaque ville a son township en périphérie. Les quartiers de riches semblent narguer les quartiers des défavorisés, créant un malaise à tout touriste qui est sensible aux conditions de vie des Noirs.

Nous avons mis une bonne heure à rejoindre la plage de Kalk Bay située à seulement 3,5km de Muizenberg Beach. Nous sommes restés captifs sur la route entre les deux plages dû à un gros accident entre un autobus et un camion. À notre arrivée à Kalk Bay, nous sommes allés dîner au restaurant de la station de train. Au menu : salade au poulet cajun pour moi et poisson (hake ou merlu en français) pour Claude. Assis sur la terrasse surplombant l’océan, nous avions tout le loisir d’observer les vagues puissantes se fracassant sur les rochers et les forts vents poussant les nuages vers le haut de la montagne. La petite ville balnéaire de Kalk Bay est attrayante et animée avec sa rue principale longeant l’océan, son petit port de pêche, son phare et ses montagnes parsemées d’habitations et de petits hôtels. À notre sortie de la ville, nous avons pu apercevoir sa superbe plage de sable blanc.

Nous avons fait un court arrêt à la boutique Vodacom de Fish Hoek pour y acheter d’autres données internet pour nos cellulaires (10$CAD pour 5G). Une bonne partie de la ville est nichée dans la montagne, ce qui en fait son charme. Nous avons adoré l’ambiance de la Main Street. Nous nous sentions en sécurité pour nous y promener.

La route panoramique offre une vue incroyable sur l’océan. Nous avons traversé Simon’s Town, enchantés par ses belles maisons à flanc de montagne et sa rue principale animée et débordante de restaurants et petites boutiques pour les nombreux touristes qui viennent voir les colonies de pingouins africains. Plusieurs des bâtiments datent de l’époque coloniale et sont bien préservés. En bordure de la route, on peut voir des pancartes « Pingouins » et « babouins » avertissant les conducteurs de la présence de ces mammifères dans la ville. Nous sommes allés directement à Boulders Beach. Une longue passerelle relie le stationnement à la billetterie (23$CAD chacun). De cette passerelle qui surplombe la berge, nous pouvons déjà apercevoir les mignons petits pingouins. Passé la billetterie, une autre passerelle mène à une plateforme où les touristes se bousculent une place pour observer les pingouins de plus près. C’est un moment magique que de se retrouver si près d’eux, dans leur superbe milieu naturel. Un peu plus loin, une immense colonie de goélands (je pense) recouvrait un immense rocher. Quelle belle faune!

Sur la superbe route panoramique et zigzagante qui mène à Cape Point, j’ai eu la frousse dans les tournants étroits qui semblent plonger droit dans l’océan. D’un côté de l’étroite route, c’est la falaise et l’océan en contrebas et de l’autre côté, c’est la montagne. Les conducteurs n’ont pas le droit à l’erreur; c’est la route de l’impossible! Nous avons croisé une dizaine de babouins se baladant sur la chaussée. Nous étions tout excités de les voir ainsi devant nous. Quel spectacle!

Arrivés à l’entrée de la Réserve naturelle de Cape Point, nous avons fait un saut lorsque nous avons vu le prix : 91$CAD pour deux personnes. Nous avons décidé d’opérer un demi-tour jugeant que ça ne valait pas la peine pour un bref aller-retour au phare de Cape Point (pour la vue panoramique) et pour une photo à côté de la pancarte du Cap de Bonne-Espérance (point le plus au sud de la péninsule du Cap et lieu où les océans Atlantique et Indien se rejoignent). De plus, il commençait à être tard et nous aurions eu 24km (aller-retour) de chemin de terre en montagne à parcourir, ce qui aurait beaucoup rallongé notre journée. Aussi, nous étions déjà en très haute altitude dans les montagnes et je voyais le brouillard qui commençait à recouvrir les sommets. Je me suis dit que j’allais mourir de peur s’il fallait que nous reprenions la route escarpée et dangereuse sous une visibilité nulle! Pour toutes raisons, nous nous sommes résignés à rebrousser chemin.

Voici 4 photos trouvés sur internet qui donnent une idée de ce que nous avons manqué:

Sur le chemin du retour, nous avons fait un court arrêt à Fish Hoek pour profiter de l’ambiance décontractée de la rue principale et pour magasiner un peu. Nous avons ensuite pris la route vers notre lieu d’hébergement à Milnerton. Le trafic monstre en sens inverse, à la sortie de Cape Town, était impressionnant à voir. Heureusement, dans notre direction, la circulation était fluide. Nous sommes arrêtés au lave-auto de la station d’essence Engen Sunningdale. Pendant que Claude attendait pour faire laver la voiture, je suis allée magasiner au Pick’n Pay Clothing, un de mes magasins préférés d’Afrique du Sud. (Je me suis acheté 2 paires de pantalons palazzo.) De retour à notre studio, nous avons mangé nos restes de la veille, fait nos bagages et nous nous sommes couchés, exténués par notre journée fort remplie.

VENDREDI, 22 NOVEMBRE

CAPE TOWN – JOHANNESBURG (22 degrés C)

À 6ham, nous étions prêts à partir pour l’aéroport de Cape Town après avoir salué le propriétaire et lui avoir remis les clés. Le trafic commençait déjà dans l’autre sens. À notre arrivée à l’aéroport, nous avons remis notre voiture de location à la compagnie Alamo. Tout était beau; pas de bosse ou d’égratignure.

À 10h15am, nous nous envolions pour Johannesburg (Durée du vol : 1h40m).

De retour dans la capitale économique, sous une belle température de 24 degrés C, nous avons pris un Uber Taxi jusqu’au Waverly Guest House situé dans le quartier Rosebank. La propriété est immense : 2 piscines, un pavillon pour pique-niquer, un étang avec de gros poissons et des grenouilles, grande maison d’hôte avec pièces spacieuses et ameublement en bois massif et cinq pavillons avec chambres à louer. Notre chambre est dans la maison principale. Nous avons accès au salon, à la salle à manger et à la cuisine. Le patio de notre chambre donne sur la cour boisée. Le chant des oiseaux agrémente joyeusement l’ambiance zen de la belle nature tropicale.

La responsable des lieux, une Noire fort sympathique qui vit ici avec son mari et ses deux enfants (8 et 15 ans) et dont j’oublie le nom, nous a réservé un accueil chaleureux. Nous nous sommes installés et avons fait la sieste avant de partir avec un Uber Taxi vers Rosebank Mall. Nous avons fait le tour de ce grand et luxueux centre commercial. Nous avons soupé sur place à la terrasse du restaurant Opera et je suis allée voir le Art & Craft Market situé juste à côté en attendant d’être servie. Ce marché d’artisanat sur deux étages est immense et les étales débordent de marchandise colorée et attrayante.

Avant que la nuit tombe, nous avons découvert la rue animée des restaurants avec terrasse dans l’autre partie commerciale appelée The Zone et qui fait face à Rosebank Mall. Quelle ambiance agréable et animée y régnait! Les arbres sont joliment décorés de lumières blanches de Noël et donnent un air de fête à ce lieu populaire et particulièrement achalandé du vendredi soir. Nous sommes repassés au Rosebank Mall pour y acheter quelques provisions pour nos déjeuners à l’épicerie SPAR. Puis, face au Starbucks, nous avons pris un Uber Taxi pour retourner à notre maison d’hôte, satisfaits de notre première sortie à Johannesburg.

SAMEDI, 23 NOVEMBRE

JOHANNESBURG (30 degrés C)

Nous avons pris notre petit-déjeuner, seuls dans la grande salle à manger.

Vers 9h, sous un soleil de plomb et une chaleur déjà écrasante, nous sommes partis avec un Uber Taxi au Zoo de Johannesbourg (Entrée : 7,50$CAD chacun). L’immense zoo est vraiment bien aménagé. C’est tellement agréable de marcher à travers la nature luxuriante du site! Nous avons pu voir une grande variété d’animaux, oiseaux et reptiles en plus de quatre des Big 5 : lions, buffles, rhinocéros et éléphants. Il ne manquait que le léopard.

Nous avons dîné au restaurant principal du zoo. Le fish & chips et la salade que nous avons partagés étaient succulents.

Nous avons repris un Uber Taxi pour nous conduire au Museum of Illusions au centre d’achats et de divertissements The Zone. Pendant que je visitais ce musée amusant, surprenant et divertissant, Claude est allé prendre une bière au resto-bar Mamasamba sur la rue animée de The Zone. Après ma visite du musée, je me suis jointe à lui au resto-bar. Nous y avons pris une consommation tout en observant le va-et-vient des passants.  Nous avons ensuite fait le tour ensemble du Arts & Crafts Market. Les prix élevés nous ont dissuadés d’acheter des souvenirs. Nous avons acheté quelques provisions chez Spar et sommes revenus en Uber Taxi à notre maison d’hôte. Claude s’est baigné et a profité de la cour pendant que j’étais allongée dans notre lit, affligée par une bonne migraine. Claude a soupé seul et j’ai pris un bol de soupe vers 20h, quand ma migraine a commencé à s’en aller. (C’est probablement la chaleur et le soleil qui ont déclenché ma migraine.)

DIMANCHE, 24 NOVEMBRE

JOHANNESBURG – FRANKFURT

Nous nous sommes levés sous un beau ciel bleu et une température de 30 degrés C. Nous avons profité du domaine jusqu’à notre départ pour l’aéroport, gardant notre énergie pour notre long voyage de retour au Canada. À 15h, nous avons salué nos hôtes et sommes partis en taxi il y avait de la jusqu’à l’aéroport O.R. Tambo.

À 19h30, nous nous envolions à bord d’un gros Boeing 747 en direction de Frankfort. La première heure a été pénible; la turbulence nous a vraiment effrayés par moments. J’en avais mal au cœur et les mains toutes moites. Jamais je n’avais eu une telle frousse en avion. Comme on s’est fait brassés!

Après 10 heures de vol, nous sommes enfin arrivés à Frankfort. Il était 6ham, heure locale. Le froid nous a vite rappelé que nous étions en hiver. Dans l’aéroport, les trois heures de transit ont rapidement passées. Confortablement installés sur des chaises rembourrées et inclinées, nous nous sommes occupés avec nos tablettes et cellulaires.

Nous sommes montés à bord d’un Airbus 330-300 pour le vol Frankfort – Montréal. Les 7 heures 40 minutes de vol ont passé sans trop de turbulence, à notre grand soulagement. Après un repas, une collation, deux films et plusieurs petits sommes, l’avion a finalement atterri à Montréal. Une heure et demie plus tard, nous avons pris un troisième et dernier avion de Montréal à Sept-Iles. Nous étions heureux de rentrer au bercail après nos 30 heures de transport.

Ici s’achève notre merveilleux périple en Afrique du Sud. Les souvenirs abondent : magie des safaris, majestueuses montagnes du Drakensburg, magnifiques plages de l’océan Indien, végétation tropicale luxuriante, gentillesse de la population sud-africaine, etc.

Seule ombre au tableau : la richesse versus la pauvreté dans les townships et la criminalité qui en découle. Tout comme Nelson Mandela, je rêve d’un monde meilleur pour tous les Sud-Africains, quel que soit leur couleur de peau.

FIN.