9 au 30 mars 2025

ITINÉRAIRE EN ARGENTINE:
Buenos Aires
Cordoba

Alta Gracia
San Miguel de Tucuman
Tafi del Valle
Cafayate
Quebrada de las Conchas
Salta
Tilcara
Pumamarca (Cerro de las Siete Colores)
Humahuaca
Mirador del Hornocal (Cerro de las Catorce Colores)
San Salvador de Jujuy
Buenos Aires
DIMANCHE, 9 MARS 2025
SEPT-ILES – MONTRÉAL – TORONTO – SÃO PAULO, BRÉSIL
Claude et moi avons quitté Sept-Iles en début d’après-midi pour nous envoler vers l’Argentine, laissant derrière nous l’hiver québécois et ses températures sous zéro.
Notre premier vol nous a menés à Montréal et le second à Toronto. À 22h50, nous avons quitté le sol canadien, assis à bord d’un Boeing 787-9, en direction de São Paulo au Brésil.

LUNDI, 10 MARS
SÃO PAULO – BUENOS AIRES, ARGENTINE (Pop : 3.1 millions)
Durant les dix heures de ce troisième vol (Toronto – São Paulo), j’ai beaucoup jasé avec ma voisine de siège, une très gentille sexagénaire argentine. J’ai réussi à somnoler un peu entre la distribution des breuvages et des repas. Le cou endolori et les fesses en compote, c’est avec joie que je suis descendue de l’avion à notre arrivée à l’aéroport de São Paulo pour une petite heure et demie en transit. La chaleur et la végétation verdoyante nous ont vite plongés dans une atmosphère estivale fort bienvenue.
Notre quatrième vol, São Paulo – Buenos Aires, d’une durée de 2h20min, a passé rapidement. Nous sommes enfin arrivés à notre destination finale après 24 heures de transport. Nous sommes descendus de l’avion sous un beau ciel bleu et une agréable température de 23 degrés C. Fidèles à nos habitudes, nous avons pris quelques informations au kiosque touristique de l’aéroport, avons échangé des dollars américains en pesos argentins dans une banque (casa de cambio) et avons réservé un Uber taxi pour nous rendre à notre hôtel (24 000ARS ou 24$CAD). Le trajet de 30km qui mène au centre-ville nous a donné un premier aperçu de la capitale. L’autoroute est large, bien entretenue et la circulation est fluide. À l’approche du centre-ville, le trafic est plus dense. Les édifices coloniaux se dévoilent à nous, à notre plus grand plaisir.
Notre hôtel, El Mistti Coliving Obelisco, est en plein cœur du centre-ville, tout près de l’obélisque sur l’Avenida Cerrito. Les deux réceptionnistes nous ont réservé un accueil chaleureux et nous ont prodigué de bons conseils. Notre spacieuse chambre située au 9e étage, offre une vue imprenable sur l’importante Avenue Cerrito. Après nous être rapidement installés, nous sommes allés casser la croûte à la Pizzeria Genova sur l’Avenida Corrientes. Avant de revenir à notre hôtel, nous avons acheté quelques provisions à l’épicerie Carrefour et deux cartes SIM de la compagnie Claro pour nos cellulaires. Épuisés par nos longues heures de vol, c’est avec un sentiment de bien-être sans pareil que nous nous sommes allongés dans notre confortable lit pour une bonne nuit de sommeil.

MARDI, 11 MARS
BUENOS AIRES (21 degrés C)
Nous nous sommes réveillés vers 7h am, sous un ciel nuageux et une température fraîche de 15 degrés C. Le trafic de l’Avenida Cerrito avait déjà repris, après une certaine accalmie durant la nuit. Nous sommes descendus prendre notre petit déjeuner au restaurant de l’hôtel. À 9h45 am, Sonia Fricks, Argentine et ex-femme de notre neveu Dominique, nous a rejoints à l’hôtel. Quelle joie de la revoir et de plus, dans son pays natal ! Tout en prenant un café, elle nous a remis des pesos argentins en échange de nos dollars américains. C’est avec enthousiasme que nous avons parlé de nos familles, de l’Argentine et de nos voyages. Google Maps en main, elle nous a donné de bonnes suggestions pour nos trois jours de visites à Buenos Aires.
Nous sommes partis tous les trois en direction de l’Avenida de Mayo. Nous avons fait un arrêt à la boutique CLARO pour régler l’accès internet sur le cellulaire de Claude. (Finalement, les 2 forfaits avaient embarqué sur mon compte personnel. En partageant mes données internet avec Claude, le problème est réglé !)
Nous avons continué notre marche jusqu’à la Casa Rosada, palais présidentiel argentin. Le magnifique et imposant édifice domine la Plaza de Mayo.


La Plaza de Mayo est située au cœur de Buenos Aires et constitue le point zéro de la ville, c’est-à-dire le point de départ à partir duquel sont mesurées toutes les distances. Fondée en 1580, elle est la plus ancienne place publique de la capitale argentine. Au fil des siècles, elle a été le théâtre de nombreux événements historiques, politiques et sociaux majeurs. Elle a notamment joué un rôle central lors de la Révolution de Mai en 1810, qui a marqué le début du processus d’indépendance de l’Argentine.
Sur la place se trouvent plusieurs monuments emblématiques. La Pirámide de Mayo, érigée en 1811 pour commémorer la Révolution de Mai, est le tout premier monument de la ville. La célèbre Casa Rosada, palais présidentiel argentin, domine également la place ; ses balcons ont accueilli des figures historiques comme Eva Perón, qui s’y est adressée à la population. Le Cabildo de Buenos Aires, ancien siège du gouvernement colonial espagnol, et la Catedral Metropolitana, où repose le général San Martín, héros de l’indépendance, ajoutent à la richesse patrimoniale du lieu.

Au-delà de son importance historique et architecturale, la Plaza de Mayo est aussi un symbole fort de la mémoire collective et de la lutte pour les droits humains. Depuis la dictature militaire de 1976 à 1983, elle est connue pour les manifestations hebdomadaires des Madres de Plaza de Mayo. Ces mères réclament toujours vérité et justice pour leurs enfants disparus. Aujourd’hui encore, la place demeure un espace privilégié pour les rassemblements politiques, les mobilisations sociales et l’expression citoyenne en Argentine. (Référence : ChatGPT)
Sonia nous a quittés à cet endroit car elle devait retourner travailler. Nous nous sommes salués avec l’espoir de nous revoir le lendemain. Claude et moi avons continué notre marche en direction de San Telmo.
San Telmo est l’un des quartiers les plus anciens et les plus emblématiques de Buenos Aires. Il se distingue par son atmosphère bohème, son architecture coloniale préservée et sa richesse culturelle, ce qui en fait une destination prisée aussi bien par les habitants que par les visiteurs.
Sur le plan architectural, San Telmo se caractérise par ses rues pavées, ses façades historiques ornées de balcons en fer forgé, ainsi que par la présence de nombreuses « casas chorizo ». Ces maisons typiques, construites autour de patios intérieurs, sont un héritage de l’époque coloniale.
Historiquement, San Telmo est l’un des premiers quartiers de la ville, habité dès le XVIIᵉ siècle. Au XIXᵉ siècle, il était un quartier aristocratique, jusqu’à ce qu’une épidémie de fièvre jaune en 1871 pousse les familles riches à s’installer ailleurs, notamment dans le nord de la ville. Le quartier a alors été occupé par une population plus populaire, composée en grande partie d’immigrants européens, notamment italiens et espagnols.
Aujourd’hui, San Telmo est un quartier vivant et artistique, réputé pour ses marchés d’antiquités, ses galeries d’art, ses cafés traditionnels et ses spectacles de tango. Il est particulièrement animé le week-end, notamment autour de la Plaza Dorrego, cœur historique du quartier. (Référence : ChatGPT)
Affamés, nous avons coupé court à nos visites de San Telmo. Nous sommes revenus sur nos pas pour dîner dans un restaurant chinois AL PESO (au poids) face à la Basilica Nuestra Señora del Rosario. Le buffet était varié, exquis et peu dispendieux (11 000ARS ou 11$CAD pour deux incluant une bouteille d’eau gazéifiée).

Repassant à la Plaza de Mayo, nous nous sommes dirigés vers le Palacio Barolo. Avec ses 22 étages, ce superbe édifice est le plus haut d’Amérique du Sud. Il fait référence à la Divine Comédie de Dante. Il offre une des meilleures vues de la ville. Nous nous sommes contentés d’admirer son architecture de l’extérieur.

Nous avons poursuivi notre marche jusqu’à l’imposant Congreso de la Nación Argentina (le parlement), le magnifique Teatro Colon (23$CAD / personne pour la visite que nous n’avons pas faite), l’immense édifice de la Cour Suprême et une école d’arts à la façade impressionnante avec ses statues grandeur nature. Comme tous ces édifices sont impressionnants à voir!
Nous avons fait une pause-café dans une petite brûlerie afin de refaire le plein d’énergie. Sur le chemin du retour, nous avons croisé la salle de spectacle TANGO PORTEÑO où de grandes affiches de danseurs de tango tapissaient la devanture. Nous avons admiré le Teatro Colón sur l’Ave Cerrito et fait un arrêt de quelques minutes au Bar de Julio pour regarder un couple danser le tango avec une étonnante élégance.
Nous avons terminé la journée à notre chambre, très satisfaits de notre première journée de découverte de la capitale, sans oublier notre belle rencontre du matin avec Sonia. Nous nous sommes contentés du restant de pizza de la veille (réchauffée au micro-ondes) pour souper, nous évitant ainsi bien des pas additionnels (Total de la journée : 13 236 pas).
MERCREDI, 12 MARS
BUENOS AIRES (16-21 degrés C)
Après notre petit déjeuner au restaurant de l’hôtel, Claude et moi sommes allés recharger la carte de metrobus que Sonia nous avait donnée la veille. (La billetterie du métro est à deux coins de rue de notre hôtel, au bout d’un long corridor souterrain.) Nous avons ensuite pris le bus 39 jusqu’à La Boca. Nous sommes passés à côté de l’immense stade de football CABJ, la Bombonera, peint aux couleurs du célèbre club Boca Juniors : en bleu et jaune.


Le nom « Caminito », qui signifie « petit chemin » en espagnol, fait référence à un tango célèbre composé par Juan de Dios Filiberto. À l’origine, la rue suivait le tracé d’un ancien ruisseau qui a été comblé au fil du temps. Dans les années 1950, l’artiste Benito Quinquela Martín, originaire du quartier, a joué un rôle clé dans la transformation de ce passage abandonné en un véritable espace culturel à ciel ouvert.
Caminito se distingue par ses maisons en tôle colorées, typiques des conventillos – ces logements ouvriers modestes qui accueillaient autrefois de nombreux immigrés italiens, en particulier génois. Aujourd’hui, la rue est un décor pittoresque, orné de sculptures, de fresques murales et animé par des artistes de rue, danseurs de tango, peintres et musiciens, qui donnent vie à l’histoire vibrante de La Boca. (Référence : ChatGPT)

Après avoir fait le tour de ce petit quartier haut en couleurs, nous avons pris un Uber Taxi jusqu’à la Plaza Dorrego dans le quartier San Telmo. Comme la grande place était déserte à cette heure peu avancée de la journée, nous sommes partis presque aussitôt en direction de Puerto Maduro. Nous avons trouvé un restaurant « au poids » sur notre chemin. Nous y avons fait un arrêt pour dîner. Le buffet était succulent et très économique (11$ CAD pour deux).

Nous nous sommes promenés le long du canal de Puerto Madero et avons fait une pause-café, assis à une table sous les chauds rayons du soleil de l’après-midi.
Puerto Madero est l’un des quartiers les plus récents, modernes et sophistiqués de Buenos Aires. Bordant le Río de la Plata, il se distingue par son urbanisme contemporain, ses promenades élégantes, et sa concentration de restaurants haut de gamme, d’hôtels de luxe et d’immeubles résidentiels prestigieux.
À l’origine, Puerto Madero était un port industriel du XIXᵉ siècle destiné à faciliter le commerce maritime. Cependant, en raison de problèmes logistiques et de l’évolution du transport, il a été progressivement abandonné. Ce n’est qu’à partir des années 1990 que le quartier a connu une profonde transformation. Les anciens docks en briques rouges ont été restaurés avec soin pour accueillir aujourd’hui des espaces commerciaux modernes, des restaurants branchés, des galeries et des bureaux élégants.
L’architecture de Puerto Madero combine harmonieusement patrimoine industriel et design contemporain. Le quartier est dominé par de hautes tours résidentielles et d’affaires, parmi les plus luxueuses de la ville. On y trouve également le Puente de la Mujer, un pont piétonnier emblématique imaginé par l’architecte espagnol Santiago Calatrava. Sa forme élancée évoque une danse de tango, en hommage à la culture argentine.
Puerto Madero offre également de larges promenades piétonnes le long des anciens docks, idéales pour la marche, le jogging ou le vélo, dans un cadre calme et verdoyant. C’est un quartier où se mêlent innovation urbaine, patrimoine réhabilité et art de vivre contemporain. (Référence : ChatGPT)


Nous avons traversé le pont et apprécié le point de vue sur les hauts édifices fièrement dressés de l’autre côté du canal. Nous nous sommes dirigés vers le palais présidentiel. Une file de camionnettes de police étaient stationnées à la Plaza de Mayo. Les policiers se préparaient en vue de la manifestation monstre prévue à 17h contre une politique du président Milei concernant les coupures de revenus destinés aux personnes âgées. Tous les mercredis, les retraités font une marche de protestation mais cette fois, la manifestation s’annonçait historique avec la participation de toutes les équipes de football réunies, ce qui n’arrive pratiquement jamais!
Nous avons emprunté une longue rue piétonne, commerciale et animée, transversale à la Avenida de Mayo. Nous avons croisé de nombreux vendeurs de rue et fait l’achat de fromage et un pain aux pommes dans des petits kiosques de vente. Fatigués de notre longue marche de la journée, nous avons enfin rejoint l’Avenida Cerrito, croisant un couple de danseurs de tango qui s’exécutait devant le Bar de Julio. Comme j’adore cette danse, j’ai pris le temps d’observer leurs mouvements gracieux pendant que Claude faisait l’achat d’une bouteille de Killka, vin réputé de la région de Mendoza.


Nous avons soupé (reste de pizza) et passé la soirée à notre chambre, rivés à la fenêtre, à regarder le chao provoqué par la MARCHA DE JUBILADOS. Comme c’était impressionnant! On pouvait voir des centaines de policiers à pied, à moto et en voiture à tous les coins de rue. Les sirènes des motos et voitures de police, des camions de pompier et des ambulances retentissaient dans un vacarme assourdissant. On sentait la tension extrême et la nervosité des forces de l’ordre. Le trafic était bloqué et les conducteurs, exaspérés, klaxonnaient frénétiquement. On pouvait voir les nombreux manifestants brandissant leurs banderoles et pancartes. Partie du Congreso, la foule se dirigeait vers le Palais présidentiel (Casa Rosada) à la Plaza de Mayo. On pouvait entendre le bruyant moteur d’un hélicoptère et voir l’appareil survoler la grande place. Des coups de feu nous ont fait sursauter à plusieurs reprises (balles de caoutchouc). On pouvait aussi voir un épais nuage de fumée noire s’élever de la Avenida de Mayo. En ouvrant la télévision, nous avons vu en direct une voiture et des motocyclettes (7) de police ainsi que des conteneurs à déchets incendiés, l’avenue parsemée de roches et des morceaux de pavé arrachés. Les policiers ont utilisé des canons à eau et des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants. Ils ont procédé à vingt-cinq arrestations. Vingt policiers et vingt-six manifestants ont été blessés. Pendant ce temps, à l’intérieur du Congreso, la session parlementaire a pris fin brusquement en raison d’une altercation physique entre certains députés! Quelle soirée! Nous nous sommes endormis au son de toute cette bruyante agitation extérieure, la fatigue l’emportant sur les émotions.


JEUDI, 13 MARS
BUENOS AIRES (19-23 degrés C)
Après notre petit déjeuner, nous sommes partis faire le tour de la ville à bord de l’autobus touristique jaune à deux étages de la compagnie Buenos Aires Bus (40$CAD chacun). Voici le circuit que nous avons emprunté : Obelisco, Plaza de Mayo / Casa Rosada (Il ne restait plus aucune trace de la manifestation), Avenida de Mayo, Congreso de la Nación, Buenos Aires Museo, San telmo / Museo de Arte Moderno, La Bombonera (stade de La Boca), Caminito / Colón Fábrica, Parque Lezama, Puerto Madero / Costanera Sur, Puente de la Mujer, Estación Fluvial, Galerias Pacifico, 9 de Julio, Plaza San Martin / Retiro et Parque Thays.


À ce dernier arrêt, nous sommes débarqués et avons marché jusqu’au Cementerio de la Recoleta, environ sept coins de rue plus loin. Nous avons jeté un coup d’œil à l’intérieur de la charmante église d’un blanc immaculé qui domine la grande place. Le prix d’entrée du cimetière nous a dissuadés de le visiter (17$CAD chacun) mais nous avons pu entrevoir quelques monuments de l’allée principale. (Nous avons visité un cimetière semblable aux Philippines et l’entrée était gratuite!) Nous avons fait une pause au soleil, assis sur un banc de la grande place, heureux de profiter quelques instants de ce beau grand espace vert.


Nous avons pris un taxi (6$CAD) pour nous rendre au Jardin japonais situé 2,4km plus à l’ouest (Prix d’entrée : 13$CAD chacun). Quel magnifique jardin avec ses platebandes de fleurs colorées, son étang, ses petits ponts, ses grandes statues sculptées en bois, sa maison de thé, ses arbres immenses ou joliment taillés et sa superbe collection de bonzaïs! Nous avons fait le tour du site et avons dîné au restaurant japonais, assis sur la terrasse avec vue sur l’ensemble du jardin. Nous avons partagé une excellente soupe sayun ramen.


À notre sortie du jardin japonais, nous avons continué notre tour de ville avec le bus touristique jaune. Voici la suite du circuit emprunté : planetario, Plaza Italia / Ecoparque, Palermo / Plaza Serrano, Villa Crespo, Palermo / Distrito Arcos, Bosques de Palermo / El Rosedal, Monumento de los Españoles, Museo Nacional de Bellas Artes, Recoleta, 9 de Julio / Teatro Colón et retour à l’obelisco, notre point de départ.
Satisfaits de notre grand tour de la capitale, nous sommes rentrés nous reposer à l’hôtel.
Nous sommes ressortis à la tombée du jour pour aller souper au Buenos Aires Grill sur Ave Corrientes. Notre steak était vraiment fibreux et raide. Quelle déception! De plus, le repas nous a coûté cher (51$CAD pour deux). On ne se fera pas prendre deux fois! Nous avons terminé la soirée à nous promener sur Ave Corrientes réputée pour être l’avenue qui ne dort jamais. Les gens faisaient la file aux nombreux théâtres et cinémas. Les boutiques étaient achalandées, ainsi que les restaurants et les bars. Il était agréable de marcher le soir tout en se sentant passablement en sécurité.




VENDREDI, 14 MARS
BUENOS AIRES – CORDOBA (Pop : 1.5 million / 22 degrés C)
Après une bonne nuit de sommeil, nous nous sommes levés en forme. Nous avons fait nos bagages, pris le petit déjeuner, fait nos adieux aux réceptionnistes et sommes partis en taxi jusqu’à l’Aeroparque, deuxième aéroport de Buenos Aires situé à 8km du centre-ville. Notre vol avait été annulé et nous avons dû prendre le prochain disponible, ce qui nous a retardé de 1h40min. Nous avons eu le temps d’aller nous promener au bord du Rio La Plata. Nous avons collationné sous les chauds rayons du soleil, assis à côté d’un superbe et imposant monument aux personnages habilement sculptés dans la pierre.




Notre avons quitté Buenos Aires à 13h40. Notre vol a vite passé. À 15h, nous atterrissions à Cordoba. Nous avons pris un taxi jusqu’au Gran Hotel Victoria sur la Calle 25 de Mayo, rue piétonne et commerciale du centre-ville. Le chauffeur et sa femme ont jasé avec moi en espagnol pendant tout le trajet, nous suggérant plusieurs endroits à visiter en ville et nous recommandant d’être prudents dans les rues piétonnes achalandées.

Córdoba, la deuxième plus grande ville d’Argentine, est une destination dynamique qui combine un riche patrimoine colonial, une ambiance étudiante animée et un cadre naturel spectaculaire entouré de montagnes. Située au centre du pays, elle est souvent surnommée « La Docta », en raison de ses nombreuses universités, notamment la plus ancienne d’Argentine, fondée en 1613.
Histoire et culture :
Fondée en 1573, Córdoba est l’une des plus anciennes villes d’Argentine. Son centre historique se distingue par une grande richesse architecturale, avec de nombreux édifices coloniaux bien conservés. La ville porte également l’empreinte marquante des Jésuites, dont l’héritage est visible à travers plusieurs sites religieux et éducatifs. Cet ensemble, connu sous le nom de « Manzana Jesuítica », est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Ville étudiante :
Córdoba est un important pôle universitaire en Argentine. Elle accueille plus de 200 000 étudiants, ce qui contribue à créer une ambiance jeune, dynamique et multiculturelle. Cette vitalité se reflète notamment dans sa vie nocturne animée, particulièrement dans les quartiers de Güemes et Nueva Córdoba, réputés pour leurs bars, restaurants et événements culturels. (Référence : ChatGPT)
Notre hôtel est vieillot mais joliment rénové. Notre chambre, située au 4e étage, est grande, confortable et exempte de pollution sonore. Affamés, nous nous sommes empressés de défaire nos bagages et sommes partis à la recherche d’un restaurant. Nous avons descendu la rue piétonne 25 de Mayo et son prolongement, la Calle 9 de Julio. Cette rue fort animée regorge de boutiques de toutes sortes, de cafés, de pâtisseries, etc. Nous avons remonté Chacabuco, artère très passante où passe le tramway de la ville. Nous avons croisé quelques immenses édifices coloniaux abritant des facultés de l’Université de Cordaba. Nous avons soupé au deuxième étage du chic et grand centre commercial Patio Olmos. Au menu pour moi : salades variées. Pour Claude : pâté chinois (sans maïs). Rassasiés, nous avons refait le chemin inverse pour revenir à notre hôtel, heureux de profiter de l’atmosphère paisible et reposante de notre chambre pour finir la soirée.




SAMEDI, 15 MARS
CORDOBA (16-24 degrés C)
Nous avons pris un excellent petit déjeuner à la salle à manger de l’hôtel. Nous sommes ensuite partis à la découverte de la fameuse Plaza San Martín, au cœur du centre historique. La Cathédrale de Cordoba est imposante et magnifique, tant à l’extérieur qu’à intérieur. À côté, se trouve la Manzana Jesuítica, son musée et son église. Ces impressionnants bâtiments historiques font partie du Patrimoine mondial de l’UNESCO.



De retour à la Plaza San Martín, nous sommes montés à bord de l’autobus touristique à deux étages (10$CAD chacun). Nous avons fait un intéressant tour de ville de 70 minutes.
Voici quelques-uns des arrêts clés du circuit :
- Plaza San Martín : Place centrale entourée d’édifices historiques, idéale pour débuter votre exploration de la ville.
- Mercado Norte : Marché traditionnel offrant une immersion dans la culture locale et la gastronomie argentine.
- Iglesia del Carmen : Église historique reflétant l’architecture religieuse de Córdoba.
- Palacio 6 de Julio : Siège du gouvernement municipal, exemple notable de l’architecture institutionnelle.
- Paseo de las Artes : Situé dans le quartier de Güemes, ce passage est réputé pour ses expositions d’art et son ambiance bohème.
- Manzana Jesuítica : Ensemble de bâtiments jésuites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO, témoignant de l’héritage colonial de la ville.
- Paseo Buen Pastor : Centre culturel et espace de loisirs, souvent animé par des spectacles et des expositions.
- Parque de las Tejas : Espace vert apprécié des locaux, idéal pour une pause détente.
- Zoo de Córdoba : Parc zoologique abritant une variété d’espèces animales, adapté aux familles et aux amoureux de la nature.
- Parque Sarmiento : L’un des plus grands parcs de la ville, offrant des paysages pittoresques et des installations de loisirs.
- Barrio General Paz : Quartier historique avec une architecture distinctive et une atmosphère conviviale.
- Templo del Sagrado Corazón : Également connu sous le nom d’Iglesia de los Capuchinos, ce temple est un chef-d’œuvre architectural incontournable.
(Référence : ChatGPT)





Le tour de ville s’est terminé à la Plaza San Martín. De là, nous sommes partis à la recherche d’un restaurant offrant autre chose que des sandwichs, pizzas ou empanadas. Pas facile à trouver! Finalement, nous avons trouvé un menu de pastas dans un petit restaurant à côté du Mercado Sur. Quelle déception! Les raviolis de Claude et mes tallarines étaient peu ragoûtants. Ce n’était vraiment pas de la haute gastronomie!
Nous sommes revenus nous reposer à l’hôtel. Après une bonne sieste, nous sommes partis marcher en direction de Güemes, quartier où il y a une concentration de restaurants et de bars le long du canal, sur la rue Belgrano. Les passants avaient délaissé les rues piétonnes et semblaient tous se diriger au même endroit que nous, remontant l’artère achalandée General Paz. Nous avons pu profiter du marché artisanal (Feria artesanal) Paseo de las Artes. Ce populaire marché en plein air a lieu tous les samedis et dimanches de 17h à 23h depuis 1981. Les stands, étalés sur quelques rues adjacentes à Belgrano, regorgeaient d’articles artisanaux de toutes sortes : bijoux, sacs en cuir, produits du terroir, décorations, etc. De nombreux clients potentiels étaient déjà au rendez-vous.


Après avoir fait le tour du marché, nous avons cherché un restaurant et notre choix s’est arrêté sur le Khaosan Thai Food. Nous nous sommes régalés de rouleaux de printemps et de pad thai au poulet (29$CAD pour deux, pourboire inclus). Quel délice! Vive la bouffe asiatique! Nous sommes revenus à l’hôtel à pied, admirant les édifices et églises sous leur éclairage de nuit. Nous nous sommes couchés, ressentant nos 17 347 pas marchés dans la journée.

DIMANCHE, 16 MARS
CORDOBA – ALTA GRACIA (26 degrés C)
Nous avons dormi profondément jusqu’au petit matin. Après déjeuner, nous avons pris un taxi jusqu’au Terminal Omnibus Cordoba. Au terminal 1, nous avons acheté nos billets d’autocar pour San Miguel de Tucuman pour le lendemain (10h de route; 60$CAD par personne). Traversant le tunnel, nous nous sommes rendus tout au bout du terminal 2, le plus ancien, pour nous procurer des billets pour le prochain autocar se rendant à Alta Gracia (70 minutes de route; 4,50$CAD chacun). Nous sommes passés par quelques petits villages et avons longé des champs de maïs s’étendant à perte de vue sur plusieurs kilomètres. Les montagnes en toile de fond contrastaient avec le relief étonnamment plat des immenses champs cultivés.

À notre descente de l’autocar au terminus d’Alta Gracia, le soleil brillait de mille feux. Sous une chaleur torride, nous avons marché d’un pas lent dans la petite ville jusqu’à la Maison- Musée du Che Guevara.
Ce lieu emblématique est la maison où Ernesto « Che » Guevara a vécu une partie de son enfance avec sa famille entre 1935 et 1943. Cette demeure familiale, située au 501 de la rue Avellaneda à Alta Gracia, a été transformée en musée historique, offrant aux visiteurs un aperçu intime de la jeunesse d’Ernesto Guevara.
À l’intérieur, on découvre une riche collection d’objets personnels ayant appartenu au Che et à sa famille. Des photographies et des lettres retracent les étapes de son enfance, de son adolescence et les débuts de son éveil politique.
Parmi les expositions phares figure une collection de motos, dont une réplique de celle utilisée lors de son mythique voyage à travers l’Amérique latine – un périple qui a profondément marqué sa vision du monde et qui a été immortalisé dans le film Carnets de voyage.
Le musée propose également des documents et des vidéos illustrant son engagement révolutionnaire, ainsi qu’un espace interactif où l’on peut écouter des témoignages et consulter du contenu audiovisuel sur son impact mondial. Ce lieu offre ainsi une immersion complète dans l’univers d’Ernesto Guevara, bien au-delà de son image iconique.
Le musée permet de découvrir un aspect plus intime du Che, bien avant son rôle révolutionnaire, en mettant en lumière son enfance marquée par l’asthme et son esprit curieux.
Ernesto « Che » Guevara (1928-1967) était un révolutionnaire marxiste, médecin, écrivain et leader guerrillero argentin. Né à Rosario, il a étudié la médecine avant d’entreprendre un voyage à travers l’Amérique latine, où il a été marqué par les inégalités sociales. Il rejoint ensuite Fidel Castro dans la révolution cubaine (1956-1959), contribuant à la chute du régime de Batista. Après avoir occupé plusieurs postes au sein du gouvernement cubain, il tente d’exporter la révolution en Afrique et en Amérique latine. Capturé en Bolivie, il est exécuté par l’armée en 1967. Symbole de la lutte révolutionnaire, son image reste iconique dans le monde entier. (Référence : ChatGPT)



Nous avons dîné au restaurant Pepenero à quelques coins de rue de la maison du Che. Claude a commandé deux empanadas et moi, du poulet au curry servi avec frites. Une fois de plus, nous n’avons pas été épatés par la nourriture. Ma sauce n’avait que la couleur du curry; son goût était fade et sans saveur. Quelle déception, encore une fois!


Nous sommes allés jeter un coup d’œil au petit marché d’artisanat en plein-air qui prenait place sur la rue principale, à côté de la Tour de l’horloge. Nous nous sommes ensuite dirigés vers l’imposante Estancia Jesuítera et son église. L’entrée est gratuite.

L’Estancia Jesuítica d’Alta Gracia est l’une des six estancias jésuites d’Argentine inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO. Fondée au XVIIᵉ siècle par l’ordre des Jésuites, elle faisait partie d’un vaste réseau de missions destinées à l’évangélisation des populations locales et à l’organisation économique de la région. Ce site exceptionnel témoigne de l’influence religieuse, sociale et agricole des Jésuites en Amérique du Sud.
Parmi ses caractéristiques principales, on retrouve une architecture coloniale remarquable, avec un ensemble composé d’une église baroque, de bâtiments administratifs et de vestiges agricoles qui illustrent le mode de vie de l’époque.
Un musée installé dans l’ancienne résidence des Jésuites présente une collection d’objets historiques et religieux, permettant aux visiteurs de mieux comprendre le quotidien des missionnaires et leur mission éducative et spirituelle.


L’église Nuestra Señora de la Merced, avec sa façade baroque et son clocher élancé, est l’un des symboles architecturaux de l’estancia et un témoignage vivant de l’art sacré colonial.

Située dans un environnement naturel typique des sierras de Córdoba, l’estancia offre aussi un cadre paisible et pittoresque, propice à la contemplation et à la découverte du patrimoine.
Ce site est une porte d’entrée fascinante dans l’histoire coloniale argentine. Il met en lumière le rôle crucial joué par les Jésuites dans le développement de l’éducation, de l’agriculture et de la foi chrétienne sur le continent. L’Estancia Jesuítica d’Alta Gracia est également un lieu emblématique de la ville, connue pour avoir accueilli Ernesto « Che » Guevara durant son enfance. (Référence : ChatGPT)

Après la visite fort intéressante de l’Estancia, nous avons pris un taxi jusqu’à la gare routière. Lors du trajet de retour en autocar, nous avons somnolé jusqu’à notre arrivée à Cordoba. Sous une pluie fine, nous avons marché en direction de notre hôtel. Nous sommes tombés par hasard sur le restaurant IT Italy qui nous avait été précédemment recommandé. Nous y avons soupé, assis sur la terrasse extérieure, sous une agréable température de fin de journée. Ma lasagne et le spaghetti de Claude étaient bons mais pas autant que ceux que nous cuisinons maison. (La viande de ma lasagne semblait être du jambon haché. Le bœuf n’est décidément pas leur spécialité. De plus, les légumes sont souvent absents dans les plats.) L’ambiance était agréable hormis la forte et répétitive musique techno crachée par les amplificateurs.
À notre sortie du restaurant, nous avons marché jusqu’à la Plaza San Martín. Comme l’air du soir était bon, nous nous sommes assis à la grande place, heureux de relaxer tout en regardant défiler les passants. Tout à coup, un conflit a éclaté entre un petit groupe de sans-abris et une dizaine de policiers. Nous avons été témoins de cris, bousculades et de l’arrestation d’un jeune homme. Nous avons poursuivi notre chemin jusqu’à notre hôtel pour y finir la soirée déjà avancée.
LUNDI, 17 MARS
CORDOBA – SAN MIGUEL DE TUCUMAN (Pop : 1 million)
À notre réveil, nous avons préparé nos bagages, déjeuné et marché dans le quartier. À 10h, nous avons pris un taxi jusqu’au Terminal de Omnibus de Cordoba. Nous sommes montés à bord d’un autocar à deux étages de la compagnie Flecha Bus. Nous avons roulé vers le nord pendant 10 longues heures. Les immenses champs de maïs ont fini par faire place à une végétation semi-désertique composée de cactus et bosquets. Nous avons fait une dizaine d’arrêts dont un de 30 minutes à San Jose de la Dormita pour dîner. Le nord est peu peuplé et les petites bourgades ou villes sont très distancées les unes des autres. Villa Ojo de Agua, Loreto, Santiago de Estero ont été nos principaux arrêts.

Dans l’autocar, nous étions entourés de Mennonites de La Pampa. Les hommes portaient une salopette, des souliers lacés en cuir noir et un chapeau de fermier et leurs femmes de longues robes foncées avec tablier, un foulard sur la tête et un chapeau à long rebord. Le groupe s’en allait visiter des cousins mennonites de Bolivie (30 heures d’autobus!). Mon voisin de siège, un grand et mince Mennonite d’origine allemande, a un peu conversé avec moi, curieux de connaître notre origine à Claude et moi.


Nous sommes arrivés à San Miguel de Tucuman à 21h, heureux de pouvoir nous déplier après autant d’heures dans la position assise. Claude a soupé au Burger Box du centre d’achat de la gare. (Pour ma part, un sandwich m’avait servi de repas durant le trajet et je n’avais plus faim.) Nous avons ensuite pris un taxi jusqu’à l’auberge de jeunesse A la Gurda situé en plein centre-ville. Quelle déception! Notre chambre très étroite et sombre ne comprenait que deux lits simples superposés avec une petite table de nuit et une commode. De plus, elle était située directement à côté de la salle à manger et de la cuisine communes. Fatigués de notre long voyage en autocar, nous nous sommes couchés avec des bouchons d’oreilles mais on entendait les clients parler, le chien de l’aubergiste japper et la musique du bar d’à côté jouer. Nos matelas étaient très inconfortables. En ce qui me concerne, juchée sur le lit du haut, je craignais de tomber en bas de mon lit étroit et j’en avais presque le vertige! J’ai fini par m’endormir, vaincue par la fatigue.


MARDI, 18 MARS
SAN MIGUEL DE TUCUMAN (22-31 degrés C)
Au petit matin, notre décision était prise; nous allions changer d’hébergement. Nous avons pris notre maigre petit déjeuner inclus (café extrêmement dilué et quelques pâtisseries feuilletées), avons plié bagages, et sommes partis nous installer à l’Hôtel Carlos V situé à 3 coins de rue. Quelle différence! Nous nous sentons dans le grand luxe : grande chambre avec fenêtre, lit Queen, grand bureau et salle de bain privative (88$CAD pour deux nuits).

Nous nous sommes installés et sommes partis marcher. Nous sommes à deux coins de rue de la Plaza Independencia. Notre hôtel est dans le quartier commercial et animé du centre historique. À la grande Place de l’Indépendance, on retrouve le Memorial al Fallecimiento de Marcos Avellaneda, une fontaine, de grands arbres et des bancs de parc, et tout autour de la grande place, l’imposante Casa de Gobierno (parlement), la magnifique Catedral de Nuestra Señora de la Encarnación, le Teatro Mercedes Sosa, le Convento San Francisco et l’Office du tourisme.
Sous un soleil ardent et une température de 30 degrés, nous avons marché jusqu’au restaurant SIANG (végétarien, au poids et à emporter). Nous sommes allés manger nos excellents mets sur une des rues piétonnes commerciales avant de retourner à la Place de l’Indépendance pour y faire une pause à l’ombre. Passant ensuite par l’Office du tourisme, nous avons pris quelques informations et sommes rentrés nous reposer à l’hôtel.

Claude a soupé au restaurant italien Il Postino situé à un coin de rue de notre hébergement. Je l’ai accompagné malgré ma migraine. Il a commandé une assiette de merlu servi dans une sauce tomatée, le tout accompagné de petits pains. Il a vraiment apprécié ce met. Enfin! Quelque chose à son goût! Nous avons marché vers le parlement illuminé et sommes revenus à l’hôtel. Je me suis touchée tôt, toujours incommodée par un mal de tête persistant.

MERCREDI, 19 MARS
SAN MIGUEL DE TUCUMAN – TAFÍ DEL VALLE
Après une bonne grosse nuit de sommeil, ma migraine s’était envolée. Claude et moi avons pris un excellent déjeuné au restaurant BONA de l’hôtel. Puis, Fabian, notre guide argentin, est venu nous chercher pour une excursion d’une journée à Tafí del Valle (50$CAD chacun; 9h à 17h30).
À ma demande, nous avons fait un arrêt à la gare centrale d’autobus pour y acheter nos billets pour le lendemain. Après ce court arrêt, nous nous sommes dirigés vers San Isidro de Lules, puis Famailla. Fabian a ralenti afin que je puisse prendre quelques photos du Centro de ex-combatientes de Malvinas, du Parque tematico historico de la Ciudad de Famailla, du Memorial en honor a los 323 heroes del crucero A.R.A. General Belgrano, de la réplique de la Casa historica de Tucuman, du cimetière et de la réplique de St-Pierre de Rome du Vatican.
La chaîne de montagnes qui longe la Ruta Nacional 38 près de Famaillá, en Argentine, est la Sierra de Aconquija, un imposant massif appartenant aux contreforts orientaux des Andes. Elle s’étend principalement entre les provinces de Tucumán et Catamarca, formant une frontière naturelle entre les vallées fertiles à l’est et les zones plus arides à l’ouest.
La Sierra de Aconquija se caractérise par une grande diversité de paysages : des montagnes escarpées, des forêts humides en basse altitude et des prairies d’altitude à mesure que l’on gagne en hauteur. Son sommet le plus élevé, le Cerro del Bolsón, atteint 5 550 mètres d’altitude, ce qui en fait l’un des points culminants de la région.
Sur le plan écologique, cette chaîne joue un rôle fondamental. Elle abrite le Parc national Aconquija, un espace protégé qui vise à préserver la richesse de la faune et de la flore locales, incluant des espèces endémiques et des écosystèmes variés.
En plus de sa valeur écologique, la Sierra de Aconquija est essentielle pour le climat et l’hydrologie de la région. Elle capte l’humidité des vents de l’Atlantique, favorisant les précipitations, et alimente en eau les vallées environnantes, ce qui est crucial pour l’agriculture locale et l’approvisionnement des populations. (Référence : ChatGPT)
En quittant la Rta 38, nous avons poursuivi notre trajet sur la Rta 307. Quelle route exceptionnelle! En pénétrant dans la jungle (la selva), la température extérieure est soudainement devenue plus fraîche et confortable. La végétation subtropicale y est luxuriante et abondante. Nous avons fait un arrêt dans la Reserva Natural Quebrada de Los Sosa, à 800m d’altitude, au Mirador del Indio. Des marchands d’artisanat nous attendaient à leurs stands colorés et attrayants, débordants de souvenirs de toutes sortes.
Les kilomètres suivants nous ont menés à El Mollar. La route était tortueuse, étroite et haute en altitude avec des paysages de montagnes à couper le souffle. El Mollar est un petit village à flanc de montagne avec une vue imprenable sur le grand et magnifique lac Dique La Angostura. Au petit centre-ville, nous avons visité la Reserva Arqueológica de Los Menhires.





La Réserve archéologique de Ménhirs d’El Mollar, située dans la province de Tucumán, en Argentine, est un site archéologique remarquable qui abrite une collection impressionnante de menhirs – de grandes pierres verticales sculptées datant de l’époque précolombienne. Ce lieu constitue l’un des ensembles mégalithiques les plus importants d’Amérique du Sud.
Ces menhirs ont été érigés par la culture Tafí, une civilisation préhispanique qui a occupé la région entre 300 av. J.-C. et 800 apr. J.-C. Témoins de pratiques culturelles, religieuses ou sociales encore largement méconnues, ces monuments sont autant d’énigmes gravées dans la pierre.
Les sculptures, pouvant atteindre jusqu’à 3 mètres de hauteur, présentent une grande variété de motifs : formes anthropomorphes, figures zoomorphes et dessins abstraits, tous réalisés avec une maîtrise étonnante de la taille de la pierre. Leur symbolisme précis demeure un mystère, ce qui ajoute à l’aura mystique du lieu.
La réserve offre ainsi une immersion dans les racines ancestrales des peuples andins, tout en mettant en valeur un patrimoine archéologique unique au cœur des paysages vallonnés du nord-ouest argentin. (Référence : ChatGPT)


À l’entrée de Tafí del Valle, nous avons dîné en compagnie de Fabian au Resto pub Los Morenos. Assis sur la terrasse extérieure, entourés des hautes montagnes de la vallée, nous avons essayé des mets typiquement argentins : empanada en entrée, humita al plato pour moi (purée de maïs avec oignon, poivron rouge, ail, beurre, lait, fromage, paprika, sel, poivre et basilic ou ciboulette) et locro pour Claude (sorte de ragoût fait de maïs, haricots blancs, morceaux de bœuf, chorizo criollo, lard, courge, pomme de terre, oignon, poireau, ail, paprika, piment, cumin, sel et poivre).


Notre guide nous a laissé une heure de temps libre au petit centre-ville de Tafí del Valle. Nous avons remonté la rue principale, jetant un coup d’œil aux étalages extérieurs des boutiques d’artisanat sur notre passage. Nous avons fait une pause-café, assis au soleil sur la terrasse extérieure d’un restaurant, appréciant le vent rafraîchissant de la campagne et l’agréable vue sur les montagnes.
À notre retour, nous avons fait un arrêt au Mirador de la Reserva provincial Los Sosa afin de voir la rivière de plus près.


À notre retour à l’hôtel Carlos V, nous avons relaxé un peu avant de partir souper. Nous avons opté pour un pancho, version argentine du hot-dog. Il se compose d’une saucisse de type viennois (généralement bouillie ou grillée) servie dans un pain moelleux. Une grande variée de condiments est à notre disposition pour garnir notre pancho : condiments, salades vertes, choux ou betteraves, riz, pois chiches, lentilles, tomates, concombres, etc. (5,80$CAD pour nos deux panchos).


Nous sommes ensuite partis à la recherche d’un guichet automatique pour faire un retrait d’argent. Comme les frais étaient très élevés (14$CAD par tranche de 60$CAD), nous avons préféré attendre afin de tenter de trouver un moyen moins onéreux de retirer de l’argent.
JEUDI, 20 MARS
SAN MIGUEL DE TUCUMAN – CAFAYATE
(Pop : 19 000 ; 21 degrés C)
Après notre petit déjeuner buffet, nous nous sommes rendus à la BNA (Banco Nacional de Argentina), à un bureau de Western Union et au supermarché Market. Nos tentatives pour retirer 175 à 300$CAD d’une seule fois afin de limiter les frais de services n’ont pas porté fruits. À l’Office du Tourisme, ils n’ont pas pu nous aider. Nous attendrons d’être vraiment à court pour faire un retrait compte tenu des frais très élevés pour les étrangers. Le mieux est de payer avec Google Pay sur le cellulaire de Claude le plus souvent possible. (L’application Samsung Wallet de mon cellulaire ne fonctionne pas en Argentine et mon Google Pay non plus.)
Après nous être reposés un peu sur la petite terrasse du 3e étage de notre hôtel, nous sommes partis en taxi avec tous nos bagages au Terminal Omnibus de Tucuman. Nous avons pris un excellent dîner au Resto Bar Santi de la gare routière. Au menu : albondigas pour Claude (deux grosses boulettes de viande hachée et légumes servies avec de longs fettucines maison) et tarta de pollo y queso (pâté aux épinards, poulet et fromage) servie avec laitue et tomates pour moi. Quel délice ! De plus, les prix étaient très abordables : 6$CAD l’assiette.
À 14h, nous avons quitté Tucuman à bord d’un autocar de la compagnie Aconquila. Assis sur les premiers bancs en avant, au 2e étage de l’autocar, nous avions les meilleures places pour apprécier les paysages. Le trajet était presque le même que celui fait la veille avec Fabian jusqu’à Tafi del Valle. Passé cette petite bourgade, nous avons continué sur la route 307, passant par Santa Lucia et El Infiernillo. Les nuages ont commencé à recouvrir les sommets des montagnes. Malgré tout, la vue panoramique sur la vallée et le lac était exceptionnelle.
La route étroite et sinueuse est devenue de plus en plus épeurante au fur et à mesure que nous montions en altitude mais, quels paysages à couper le souffle ! Les montagnes de la Valle Calchaquí sont vraiment impressionnantes à voir. En approchant d’Amaicha Del Valle (Route 357), un paysage étonnant nous attendait : montagnes et plaines semi-désertiques parsemées de cactus géants. Nous avons fait plusieurs arrêts dans les petits villages andins. La population andine est composée principalement d’Indigènes, ce qui contraste avec la population des grandes villes urbaines où les descendants espagnols et les métis sont nombreux.
Nous avons parcouru les derniers kilomètres sur la Route 40, à la noirceur de la nuit, en passant par Quilmes et Colalao Del Valle avant d’arriver enfin à notre destination finale : Cafayate, dans la province de Salta. Nous avons pris un taxi jusqu’au Huaka Hostel and Guest House. Valeria, notre hôtesse, nous a chaleureusement accueillis. L’auberge est joliment décorée dans un style rustique et hippie et notre chambre est confortable. La cour extérieure est invitante avec son hamac et ses petits coins de détente.
VENDREDI, 21 MARS
CAFAYATE (16-27 degrés C)
Nous avons déjeuné dans la cour en compagnie d’un couple de français septuagénaires. Leur itinéraire de six semaines au Chili et en Argentine m’a vraiment impressionnée et presque rendue jalouse ! Quoi qu’il en soit, notre échange sur nos voyages et la politique américaine sous le régime trumpiste a été fort intéressant.

Avant de partir explorer les environs, j’ai pris le temps de valider notre programme de la journée avec Valeria, notre hôtesse. Claude et moi sommes ensuite partis découvrir la Plaza San Martin. Cette place centrale est grande, attrayante et bien aménagée (bancs de parc, haute statue au centre et grands arbres). Autour de la grande place, on retrouve restaurants, bars, marchés d’artisanat, Iglesia Catedral de Nuestra Señora del Rosario, etc.



Nous avons fait un arrêt à l’agence touristique Majo Viajes situé à côté de la cathédrale, pour y acheter notre excursion du lendemain à la Quebrada de las Conchas (40$CAD chacun).
Nous avons pris un taxi jusqu’à Cabres de Cafayate (2.5km du centre-ville). C’est une ferme et fromagerie artisanale. Cet établissement est reconnu pour la production de fromages de chèvre de haute qualité, fabriqués selon des méthodes artisanales.
Cabras de Cafayate élève ses propres chèvres dans un environnement naturel, garantissant un lait frais et riche, base essentielle pour la production de fromages savoureux.
La production artisanale est au cœur de leur savoir-faire : on y fabrique une grande variété de fromages, allant des plus frais aux plus affinés, certains étant délicatement aromatisés avec des herbes locales ou vieillis en cave pour développer des saveurs complexes.
Les visites guidées permettent de découvrir toutes les étapes de la fabrication du fromage, depuis l’élevage des chèvres jusqu’à l’affinage. Une dégustation est également proposée, offrant l’occasion de savourer les produits sur place.
Fidèle à l’esprit gourmand de la région, la fromagerie propose aussi des accords mets-vins avec les célèbres vins de Cafayate, notamment le Torrontés, cépage emblématique du terroir.
Cabras de Cafayate est une étape incontournable pour les amateurs de fromage, de gastronomie locale et de paysages viticoles, alliant plaisirs des sens et découverte du savoir-faire artisanal régional. (Référence : ChatGPT)



Nous avons fait la visite des lieux (enclos des chèvres et vaches, salle de confection des fromages, boutique) en compagnie de notre guide hispanophone et quatre jeunes francophones venant de la France, de la Suisse et de la Belgique. Le tour, d’une durée de 40 minutes (8$CAD/personne), se termine par une dégustation de vin rouge ou blanc et de huit sortes de fromage de chèvre et de vache accompagnés de Grissols. Assis sur une table à pique-nique à l’ombre de grands arbres, nous avons dégusté les produits en compagnie des regards et des cris implorants de deux oies insistantes réclamant un partage de notre snack. La vue des Andes et des vignobles invitait à la détente. Quel endroit agréable et zen, loin de l’agitation urbaine!


Nous avons pris un taxi pour nous rendre au domaine vinicole Vasija Secreta, situé à côté de la gare routière. À notre arrivée sur les lieux, nous avons été frappés par sa similarité avec les vignobles que nous avions visité en Afrique du Sud. Nous avons fait une courte visite de la boutique et des salles de leur musée du Vin avant de faire une pause-empanadas et vin rouge au Resto-Wine Vasija Secreta. Ici aussi, la vue sur les vignobles et les montagnes en toile de fond était relaxante et fort agréable.




Nous sommes revenus à pied à notre auberge sous un soleil de plomb. Nous avons relaxé à notre chambre en attendant que le soleil et la chaleur baissent un peu. En fin d’après-midi, nous sommes retournés à la Plaza San Martin pour y prendre un café. À quelques coins de rue de la grande place, Claude s’est fait couper les cheveux chez le barbier (12$CAD).
Nous avons soupé au Restaurant La Estancia à la Plaza San Martin. Au menu pour moi : poulet portugais accompagné d’une patate au four. Claude, pour sa part, a commandé un locro qui s’est avéré bien meilleur que celui qu’il avait mangé à Tafí del Valle.



Nous avons découvert le marché d’artisanat de la Plaza San Martin. Les étales colorés débordent d’objets de toutes sortes. On sent la forte influence culturelle du Pérou et de la Bolivie dans l’artisanat local. Je me suis acheté une broche en forme de lama pour mon pashmina (4,50$CAD). Nos valises de petits formats nous limitent grandement dans nos achats, ce qui n’est pas une mauvaise chose en soi…


Nous avons fait l’achat de quelques provisions (café, yogourt, fromage et fruits) au supermarché Cafayate Mayorista et dans une petite épicerie de fruits et légumes sur Rivadavia, la rue commerciale des locaux. À notre retour à l’auberge, je me suis couchée, encore prise avec une migraine. Petite misère!
SAMEDI, 22 MARS
CAFAYATE – QUEBRADA DE LAS CONCHAS
Nous avons ajouté yogourt, céréales et fromage au café et petits pains fournis, ce qui nous a permis de prendre un petit-déjeuner à notre goût. Nous avons ensuite fait des démarches pour retirer de l’argent dans un guichet automatique aux deux banques de Cafayate; mission impossible! Puis, sous les conseils de notre hôtesse Valeria, j’ai tenté d’ouvrir un compte Western Union en ligne mais, sans succès avec deux de mes cartes de crédit et ma carte de débit. Ouf!
Nous avons dîné au Comedor El Mercado, situé un peu à l’écart du centre touristique. Notre pizza était simple mais délicieuse. À 15h, nous sommes partis en excursion à la découverte de la Quebrada de las Conchas.
La Quebrada de las Conchas, aussi appelée Punilla de Cafayate, est une magnifique vallée située dans la province de Salta. Connue pour ses formations rocheuses rouges spectaculaires sculptées par l’érosion, elle s’étend le long de la Route nationale 68, entre Cafayate et Salta .
On y trouve des sites emblématiques qui offrent des paysages impressionnants. C’est une région prisée pour ses randonnées, son vin (Cafayate est une grande région viticole) et ses panoramas dignes du nord argentin. (Référence: ChatGPT)
Nous n’étions que six passagers dans l’autobus : 3 Argentins, 1 Néerlandaise, Claude et moi. Notre guide et chauffeur, un costaud et sympathique Argentin, nous a bien accompagnés tout au long des cinq heures de l’excursion.
Nous avons fait plusieurs arrêts:
- La Punilla : Nous sommes rentrés dans une haute grotte, puis nous avons escaladé les immenses rochers aux teintes orangées pour apprécier la vue panoramique qui s’offrait à nous. Les rochers friables et à pic nous obligent à escalader prudemment. En descendant, mes jambes tremblaient sous l’effort démesuré des muscles sollicités. Cependant, ça en valait le coup!


- Los Castillos : Son nom vient de sa ressemblance avec les remparts et les tours d’un château médiéval. Ce site offre un paysage spectaculaire de falaises rouges sculptées par l’érosion au fil du temps.

- Las Ventanas : Nous avons à nouveau fait de l’escalade jusqu’au sommet d’un des immenses rochers après avoir pris quelques photos du superbe paysage à travers la grande « fenêtre » d’un des rochers en contrebas.
- El Obelisco : Large et haut rocher en forme d’obélisque que nous avons aperçu en passant.

- Lamas et dégustation : Arrêt d’une quinzaine de minutes chez l’habitant pour nourrir des lamas et déguster du vin rouge, blanc ou rosé de la région.
- Yesera : La Yesera est une zone géologique fascinante. Ce site se distingue par ses formations rocheuses aux multiples couleurs, allant du rouge intense au vert et au blanc, créant un paysage presque lunaire. C’est un excellent endroit pour la randonnée et l’observation des fossiles marins, vestiges d’une époque où la région était recouverte par la mer. On y trouve aussi un sentier court menant à un belvédère offrant une vue panoramique spectaculaire sur la vallée. (Référence: ChatGPT)

- El Sapo : Nous avons pu apercevoir cette grosse roche en forme de crapaud le long de la route. (Nous n’avons pas fait d’arrêt.)

- Maison d’un habitant à Santa Barbara : Bref arrêt pour aller aux toilettes et embarquer quatre jeunes enfants, fans du chauffeur d’autobus.

- Tres Cruces : Trois hautes croix sont plantées dans la montagne. Nous avons emprunté un étroit chemin de terre qui mène tout en haut de la montagne pour profiter d’une vue panoramique extraordinaire sur les montagnes. Quel paysage d’une profonde beauté!


- El Anfiteatro : Nous nous sommes enfoncés dans l’immense crevasse dans la montagne où résonnait une mélodie andine jouée par un joueur de flûte. Un guitariste et chanteur a ensuite pris la relève, au plus grand plaisir des touristes.



- La Garganta del Diablo : Notre groupe a suivi le guide dans cette fissure géante de la montagne. Nous avons escaladé la roche glissante et abrupte. À mi-chemin, j’ai fait demi-tour, jugeant les acrobaties un peu trop exigeantes et risquées pour moi. Je suis allée rejoindre Claude qui nous attendait à la sortie.


Sur le chemin du retour, j’ai mangé mon restant de pizza et somnolé, fatiguée du soleil intense et des efforts déployés durant nos visites de la journée. À notre arrivée à la Plaza San Martin de Cafayate, nous avons salué notre guide et nos compagnons d’excursion. Claude a commandé deux fajitas avec frites au comptoir Perro Caliente. Nous nous sommes assis sur un banc devant le petit commerce le temps que Claude prenne son souper. Nous sommes ensuite rentrés à l’hôtel et avons fini la soirée dans notre chambre, très satisfaits de notre superbe excursion à la Quebrada de las Conchas.
DIMANCHE, 23 MARS
CAFAYATE – SALTA
(Pop: 560 000; 18-24 degrés C)
Dans la cuisine commune, plusieurs clients étaient au rendez-vous pour le déjeuner. Claude a préparé des bons œufs brouillés afin de compléter notre maigre petit déjeuner inclus. Nous avons jasé avec nos voisines de table, deux gentilles Parisiennes.

Nous avons fait nos adieux à Valeria, notre charmante hôtesse et sommes partis en taxi vers le Terminal Omnibus de Cafayate. Le couple néerlando-argentin qui avait fait l’excursion avec nous la journée précédente attendaient le même autocar que nous. Quelle coïncidence! À 11h30am, nous avons pris la route en direction de Salta. Nous avons repris la Route 68, que nous connaissions déjà jusqu’à la Garganta del Diablo. C’est avec grand plaisir que nous avons revu les impressionnants paysages de montagnes colorées et les immenses formations rocheuses. Le trajet de quatre heures s’est poursuivi en passant par plusieurs petites et moyennes municipalités: Alemania, Talapampa, La Viña Salta, Ampascachi, Coronel Moldes, Piedras Moradas, Osma,El Carril, La Merced, Cerrillos et finalement, Salta, notre destination finale. Durant le dernier tiers du trajet, les hautes montagnes situées le long du Rio Las Conchas ont fait place à de grandes plaines fertiles qui sont entourées de montagnes et qui longent le long fleuve Calchaqui.
À notre arrivée à la gare routière de Salta, nous avons pris un taxi jusqu’à l’Hôtel Crystal situé sur la rue Urquiza, en plein centre-ville, sur le coin de la rue piétonne commerciale Alberdi. Nous avons reçu un bel accueil à la réception. Notre chambre est confortable, propre et possède une porte-patio et un petit balcon avec vue sur le mont San Bernardo et le téléphérique.

Nous nous sommes rapidement installés et sommes partis marcher sur la Calle Alberdi. Nous avons fait un arrêt pour prendre un petit snack (croissants jambon-fromage accompagnés d’un café au lait). Nous nous sommes rendus à la Plaza 9 de Julio, place principale située à 350m de notre hôtel. Autour du grand parc ombragé, on retrouve l’immense Cathédrale de Salta, plusieurs édifices coloniaux, de nombreux restaurants avec terrasse, des petits commerces et le Museo Arqueologico de Alta Montaña (MAAM; Entrée : 12$CAD par personne). Nous avons visité ce musée, intéressés par l’histoire des enfants Incas retrouvés momifiés au sommet des montagnes.
Le Museo de Arqueología de Alta Montaña (MAAM), situé à Salta, en Argentine, est un musée archéologique renommé consacré aux découvertes réalisées dans les hautes altitudes des Andes. Inauguré en 2004, il a été créé pour préserver et exposer les artefacts associés aux cérémonies incas, notamment le rituel de la Capacocha.
La pièce maîtresse du musée est la collection des enfants du Llullaillaco, trois momies d’enfants incas retrouvées en 1999 au sommet du volcan Llullaillaco, à plus de 6 700 mètres d’altitude. Ces enfants ont été sacrifiés il y a plus de 500 ans dans le cadre de rituels religieux. Leur état de conservation exceptionnel offre un aperçu inestimable des pratiques culturelles et spirituelles de l’époque.
Le MAAM présente également une variété d’objets funéraires, tels que des figurines en or et en argent, des textiles et des céramiques, qui accompagnaient les enfants dans leur dernier voyage. Grâce à des techniques de conservation avancées, les momies sont exposées dans des conditions contrôlées, garantissant leur préservation tout en permettant au public de les découvrir.
Situé dans un bâtiment historique face à la Plaza 9 de Julio, le musée est devenu une attraction incontournable pour les visiteurs souhaitant approfondir leur compréhension de la culture inca et de l’histoire précolombienne des Andes. (Référence : ChatGPT)
À notre sortie du musée, nous nous sommes rendus au bas du Cerro San Bernardo pour y prendre le teleferico (20$CAD aller-retour par personne). La vue panoramique qu’offre le téléphérique et le mirador situé tout en haut de la montagne est splendide. Après avoir profité de cette vue exceptionnelle sur la ville, nous avons fait la file sous un vent fort et froid afin de redescendre en téléphérique. Le jeune couple argentin qui a partagé notre gondole était fort sympathique. Le soleil avait cédé sa place à la lune et nous avons pu profiter de l’éclairage de nuit sur la ville.
Nous nous sommes dirigés vers le Parque San Martin où une Feria avec de nombreux kiosques d’artisanat et de nourriture avait lieu. Nous avons mangé d’excellentes brochettes de poulet accompagnées de frites, assis à une petite table derrière le stand du cuisinier. Poursuivant notre marche, nous avons découvert le lac et les embarcations du parc, la Plaza San Martin et son Monumento al General San Martin. La soirée était déjà avancée quand nous sommes rentrés à l’hôtel.


LUNDI, 24 MARS
SALTA (20 degrés C; nuageux)
Après notre petit-déjeuner, j’ai réussi à faire un appel international à peu de frais à Visa TD via l’application Yallo. Ils ont débloqué ma carte de crédit qui avait été bloquée (pour les retraits) par leur centre de sécurité dès mes premiers jours en Argentine. (J’avais fait deux paiements à deux minutes d’intervalle chez CLARO, ce qui avait soulevé leurs soupçons.)
Nous sommes allés voir la belle Iglesia de San Francisco. Nous avons laissé tomber la visite guidée du musée religieux du même nom (8$CAD par personne). Je me suis contentée d’aller voir quelques photos dans Google Images.
À la Plaza 9 de Julio, une importante manifestation avait lieu pour commémorer la persécution ou la disparition de milliers de personnes victimes de la brutale répression gouvernementale des dernières années. La foule manifestait également contre les politiques de Milei. (Ses politiques favorisent les riches mais appauvrissent les pauvres et la classe moyenne.) Les manifestants défilaient avec leurs tambours, flûtes et banderoles, encadrés par une armée de policiers prêts à intervenir en cas de débordement.

Nous avons dîné au restaurant KILO (au poids), situé à un coin de rue de la grande place. Ce restaurant est tenu par des Chinois et la variété des mets du buffet est au rendez-vous. Notre repas s’est avéré délicieux! De retour à la Plaza 9 de Julio, nous avons partagé un excellent café au lait au Café Van Gogh. Stimulés par notre café, nous avons marché jusqu’à la gare routière pour y acheter nos billets d’autobus pour notre départ du lendemain. J’ai ensuite magasiné quelques souvenirs de Salta au marché d’artisanat du Parc San Martin pendant que Claude m’attendait, assis sur un banc.
Nous sommes retournés à l’hôtel pour relaxer avant de retourner à la Plaza 9 de Julio où la manifestation avait repris après un arrêt pour le dîner et la siesta. À la recherche d’un restaurant, nous avons finalement opté pour prendre un taxi et nous rendre au Paseo La Balcarce, situé à 2km de notre hôtel. Cette rue est réputée pour ses restaurants où sont engagés des musiciens et des danseurs pour faire de l’animation (peña).
Nous avons soupé au restaurant La Cautiva sous la musique traditionnelle des Andes de deux jeunes chanteurs s’accompagnant à la guitare et au tambour. Le restaurant s’est rempli d’un coup avec l’arrivée d’un groupe de Buenos Aires. J’ai jasé un peu en français avec ma voisine de table, une Canado-Argentine à la double nationalité.
Claude et moi avons passé une belle soirée malgré la piètre qualité des brochettes de poulet de Claude et le volume beaucoup trop élevé des amplificateurs. (Pour ma part, en ce qui concerne le repas, j’ai bien apprécié ma salade aux œufs.) À notre sortie du restaurant, la pluie avait chassé les clients des nombreuses terrasses des restaurants. Notre soirée s’est arrêtée là; nous sommes rentrés en taxi.
MARDI, 25 MARS
SALTA – TILCARA
(Pop: 4 000; 13-30 degrés C; 2461m d’altitude)
Nous avons déjeuné, fait nos bagages et sommes partis en taxi à la gare routière de Salta. Nous sommes montés à bord de l’autocar à 10h30am. Un trajet de quatre heures avec arrêts nous attendait. Empruntant les routes 34 et 9, nous sommes passés par plusieurs villes: Las Higuerillas, General Guëmes, Pampa Blanca, Pampa Vieja, Palpalá, San Salvador de Jujuy, Léon et Purmamarca. Lors des derniers kilomètres, j’avais le nez rivé à la fenêtre pour profiter au maximum des paysages extraordinaires de la Quebrada: montagnes colorées et formations rocheuses épatantes.
À 14h30, nous sommes arrivés au petit terminus d’autobus de Tilcara. Tilcara est un petit village situé dans la Quebrada de Humahuaca, au nord-ouest de l’Argentine. Considéré comme l’un des plus emblématiques de la région, il séduit les visiteurs par son mélange unique de culture andine, d’histoire précolombienne et de paysages spectaculaires.
Parmi ses sites phares, on trouve le Pucará de Tilcara, une ancienne forteresse indigène partiellement reconstruite, perchée sur une colline et offrant une vue imprenable sur la vallée environnante. Ce site archéologique témoigne de l’ingéniosité des peuples originaires qui occupaient la région bien avant l’arrivée des colons.
Tilcara est aussi un haut lieu de culture vivante, où festivals, musiques traditionnelles et artisanat local animent les rues tout au long de l’année. C’est un lieu où l’on ressent encore fortement l’influence des cultures andines.
Côté nature, le village est entouré de montagnes colorées, de cactus géants et de canyons sculptés par l’érosion, qui créent des panoramas saisissants à chaque détour.
Enfin, la gastronomie andine y est à l’honneur, avec des spécialités locales telles que les empanadas, le locro (ragoût de maïs et de viande) et même de la viande de lama, pour une immersion gustative authentique.
Tilcara est ainsi une destination incontournable pour quiconque souhaite découvrir l’âme du nord argentin. (Référence : ChatGPT)

Nous avons remonté la Calle Belgrano, rue principale du village, roulant nos balises sur 350m sous un soleil de plomb. Nous sommes logés au Copec Alojamiento. L’endroit nous a tout de suite plu. C’est sur le site d’une coopérative qui comprend entre autres une garderie et une école de musique. Notre chambre, grande et lumineuse, donne sur une jolie cour intérieure.



Nous nous sommes installés et sommes allés prendre un café à la brûlerie située à l’entrée de la coopérative. Nous nous sommes ensuite rendus à l’Office du Tourisme où on nous a donné toutes les informations nécessaires pour pouvoir visiter par nous-mêmes les principaux sites touristiques situés près de Tilcara. Nous sommes allés porter nos vêtements sales à la Lavanderia (6$ la brassée) et avons fait l’achat de quelques fruits et de deux grosses bouteilles d’eau.


Après une période de repos dans notre chambre, nous sommes allés souper au restaurant A LA PAYLA. Quelle bonne lasagne nous avons mangée! De plus, trois excellents musiciens ont animé notre souper avec des chants traditionnels des Andes accompagnés de leurs instruments de musique: guitare, flûte de pan, flûte droite des Andes et tambour. Claude et moi avons adoré leur prestation, tout comme le reste de l’auditoire. J’ai fait la connaissance d’une jeune Française en stage pour un ONG en Argentine pour une période d’un an. Quand Claude et moi avons quitté le restaurant, elle nous a embrassés, visiblement heureuse de nous avoir rencontrés. C’était réciproque.

Durant la soirée, nous avons pu entendre et voir le pèlerinage dédié à la Vierge dans le cadre de la Semaine sainte. Une quarantaine de formations musicales venant de Tilcara et des villages voisins défilaient dans les rues autour de l’église et de la Plaza Cnel. Manuel Alvarez Prado, faisant retentir leurs tambours et leurs flûtes des Andes à qui mieux mieux. Une statue de la Vierge, grandeur nature, était portée par un groupe d’hommes marchant de manière synchronisée. J’étais bien excitée d’être témoin de cette procession religieuse traditionnelle et fort importante pour la population andine.


Nous avons fait le tour des kiosques d’artisanat de la Grande place. Les items fort colorés ressemblent beaucoup à ceux du Pérou et du Guatemala. Si nous avions davantage d’espace dans nos valises, c’est certain que nous aurions fait quelques achats.

MERCREDI, 26 MARS
TILCARA – PUMAMARCA (11-21 degrés C)
Notre petit-déjeuner inclus ne nous a pas épatés mais nous nous en sommes contentés. Nous nous sommes rendus à la gare routière et sommes partis de là en autocar pour Pumamarca (30 min; 1,50$CAD par personne) . Nous sommes passés par le petit village de Maimara pour y faire monter quelques usagers. À notre arrivée à Pumamarca, nous avons été frappés de voir à quel point la petite bourgade vit du tourisme. Les étales d’artisanat sont très nombreux et débordent de souvenirs de toutes sortes.
L’attraction principale est le Cerro de los Siete Colores, visible depuis la route. Cependant, il vaut la peine de s’en approcher afin de l’apprécier dans toute sa splendeur. Je me suis rendue au Mirador El Porito (1,50$CAD) pendant que Claude m’attendait en bas de la rue. Tout en haut des escaliers, la vue panoramique sur la montagne colorée, le village et les montagnes environnantes est extraordinaire.
J’ai rejoint Claude et nous sommes allés nous asseoir au parc. Je suis allée jeter un coup d’oeil à la petite Iglesia Santa Rosa de Lima et ensuite nous avons marché ensemble jusqu’au terminus d’autobus tout en jetant un regard sur les attirants étales d’artisanat.



Nous sommes revenus à Tilcara en autobus, profitant une dernière fois des splendides paysages de ce tronçon de route. Nous avons dîné au restaurant Killaowasi, situé tout près de la gare routière. Nous avons partagé le menu du jour: soupe aux légumes, albondigas con arroz (boulettes de boeuf haché servies avec du riz), dessert (2 bananes!) et un breuvage (5$CAD au total!).

Après avoir relaxé dans notre chambre, nous sommes allés prendre un café au restaurant A La Payla. Nous sommes ensuite partis chacun de notre côté. Pour ma part, je suis allée voir la petite église du village et son parc avant de me rendre au bout de la Calle Belgrano pour y gravir les escaliers qui mènent en haut de la colline. Tout en haut, la vue sur le village et les montagnes était magnifique. De plus, c’était agréable de sentir le vent frais de la montagne sur ma peau gorgée de soleil.

Je suis passée chercher notre brassée de linge à la Lavanderia avant de rejoindre Claude à notre chambre. J’ai pris une bonne doucheet nous sommes allés souper au restaurant Killa Cervecería sur la rue Belgrano. Quelle déception quand nous avons goûté à notre Milanesa Napolitana! Notre steak de boeuf était mince comme une feuille de papier et dur comme une semelle de botte! On s’est rabattus sur les frites et le ketchup. Petite misère! Nous avons passé le restant de la soirée tranquilles dans notre chambre.
JEUDI, 27 MARS
TILCARA – HUMAHUACA – SERRANÍAS DEL HORNOCAL
Après déjeuner, nous avons pris le bus public à la gare routière (1h; 3.20$CAD par personne). À notre descente de l’autobus à Humahuaca, nous avons été assaillis par une dizaine de représentants touristiques voulant nous vendre leur excursion au Mirador del Hornocal. Nous en avons choisi un qui nous offrait un aller-retour au mirador à bon prix: 15$CAD par personne pour une excursion de 3h30min.





Nous disposions de 45 minutes pour visiter Humahuaca. Cette petite ville pittoresque est située dans la Quebrada de Humahuaca, au nord de la province de Jujuy. Nichée à plus de 2 900 mètres d’altitude, elle est célèbre pour son architecture coloniale, son ambiance andine et ses paysages montagneux colorés.
Nous nous sommes dirigés vers la fameuse Plaza Sargento Gómez, située à deux coins de rue de la gare.Cette place emblématique de Humahuaca est connue pour son importance historique et culturelle. Elle est entourée de bâtiments coloniaux, d’une petite église, du Monument à l’Indépendance (immense sculpture en pierre qui domine la ville) et est animée par de nombreux vendeurs d’artisanat local. Nous avons fait quelques achats (salade de fruits pour Claude, chapeau pour moi et tortillas au jambon et fromage pour le dîner).
De retour à la gare, nous avons mangé notre tortillas en attendant notre chauffeur. À 12h30pm, un jeune homme nous a fait monter dans sa fourgonnette. Un couple de Buenos Aires dans la vingtaine faisait partie de l’excursion. La route de montagne qui mène au Mirador del Hornocal est sinueuse, étroite et abrupte mais la vue sur les montagnes environnantes est imprenable. Nous avons fait un arrêt à mi-chemin de notre ascension pour prendre quelques photos du superbe paysage avant de poursuivre notre route jusqu’au mirador.

C’est avec émerveillement que nous avons découvert le paysage fantastique qu’offrent le Cerro de los 14 Colores (Serranías del Hornocal). Cette montagne aux strates multicolores est unique au monde et fort impressionnante. Disposant d’une heure libre au mirador, nous avons pris quelques photos. Par la suite, j’ai entrepris la descente de la montagne avec Aldana et Andrés afin de voir la montagne de plus près. Nous marchions d’un pas lent tout en faisant de courtes pauses afin de nous donner le temps de souffler un peu. Mieux valait être prudents face à l’effort physique à déployer à 4 350 mètres d’altitude. Pendant ce temps, Claude est allé prendre un café et il a jasé avec un couple français. Lorsque je l’ai rejoint, nous avons croisé un couple du Brésil avec qui nous avons amicalement échangé dans un mélange d’espagnol et de portugais.



À 14h30, nous avons entrepris le chemin du retour : fourgonnette jusqu’à Humahuaca et autobus jusqu’à Tilcara. Nous avons fait nos adieux à Aldana et Andrés à leur descente de l’autobus à Uquía, petit village situé à 20 minutes de Humahuaca, en nous promettant de nous écrire sur WhatsApp.


À notre arrivée à notre hôtel à Tilcara, nous avons fait la sieste. Nous avons soupé au restaurant A La Payla que nous connaissions déjà. Nous avons partagé un excellent repas: une soupe aux légumes et une lasagne (23$CAD). Après notre repas, nous avons suivi le cortège religieux qui, une fois de plus, faisait le tour du village après la messe, dans une ambiance musicale festive. Je suis allée jeter un bref coup d’oeil à l’intérieur de la petite église vide de ses fidèles. Claude et moi sommes ensuite retournés à l’hôtel en passant par la Plaza Cnel. Manuel Alvarez Prado où plusieurs étales d’artisanat étaient encore ouverts.


VENDREDI, 28 MARS
TILCARA – SAN SALVADOR DE JUJUY (Pop: 265 000; 26 degrés C)
Réveillée tôt, j’ai eu le temps de faire une séance d’écriture avant notre déjeuner. Nous avons ensuite fait nos bagages et nous sommes partis attendre l’autobus au petit parc tout près de la gare. Aldana et Andrés nous ont croisés par hasard et nous avons pu leur faire à nouveau nos adieux. Quelle chance de pouvoir les revoir une dernière fois avant notre départ de Tilcara!


Assis au 2e étage de l’autocar, nous avons pu profiter à nouveau des merveilleux paysages de la route menant à San Salvador de Jujuy. Nous sommes descendus du bus à 12hpm sous un soleil radieux, en plein centre-ville commercial. Nous y avons pris un taxi jusqu’à la Casa Alba Apart sur la Calle General Guëmes. Notre studio est situé au fond d’une étroite ruelle. La gentille femme de chambre est venue nous donner les clés et les informations concernant notre séjour. Notre petit studio est bien équipé (réfrigérateur, micro-ondes, bouilloire, vaisselle) et il donne sur une cour intérieure comprenant une mini piscine et quelques chaises. Nous avons déposé nos valises et sommes allés dîner au deuxième étage du Alta Milanga Mercado 6 de Agosto (restauration rapide). Nous avons opté pour le restaurant 2 Nationes Food (mets mexicains et empanadas arabes). Nos tacos au poulet et lama étaient savoureux.


Nous avons marché en direction de la place principale, découvrant l’imposante Iglesia de San francisco et l’importante Calle Belgrano, rue piétonne commerciale et animée. La Plaza Belgrano, située à 1.1km de notre studio, est le coeur du centre-ville historique. On y retrouve la Catedral de Santisimo Salvador et son Musée d’Art Sacré, la Casa de Gobierno, des édifices coloniaux, des espaces verts avec des bancs, la statue de Manuel Belgrano et le Museo Histórico Cabildo. Nous avons fait la visite de ce musée moderne, hautement technologique et fort intéressant (7$CAD par personne).
Le Museo Histórico Cabildo de Jujuy est un bâtiment emblématique situé au cœur de la ville de San Salvador de Jujuy. Ancien siège du gouvernement colonial et de l’administration locale, ce lieu chargé d’histoire abrite aujourd’hui un musée consacré à l’histoire politique et culturelle de la région.
Parmi ses principaux attraits, on retrouve son architecture coloniale caractéristique, avec une façade blanche, des arcades élégantes et un patio intérieur central, typique de l’époque espagnole. Ce cadre authentique invite à un véritable voyage dans le temps.
Le musée propose plusieurs expositions permanentes, mettant en valeur des documents historiques, armes, meubles d’époque et divers objets liés aux guerres d’indépendance et aux événements marquants de la province. Il occupe aussi une place particulière dans l’histoire nationale : c’est ici même que Jujuy a proclamé son engagement dans la lutte pour l’indépendance de l’Argentine, un acte fondateur pour la province.
Le patio intérieur du musée mérite une attention particulière. Véritable musée à ciel ouvert, il est entouré d’arcades et décoré de sculptures et monuments retraçant l’histoire locale. On y trouve :
- Des bustes et statues rendant hommage à des figures historiques argentines, notamment des héros de l’indépendance et des leaders régionaux.
- Des symboles indigènes et coloniaux, témoignant à la fois de l’héritage andin et de la résistance des peuples originaires face à la colonisation.
- Des éléments décoratifs traditionnels, comme des fontaines en pierre, des bancs anciens et des fragments architecturaux du Cabildo d’origine.
Ce lieu offre une immersion unique dans le passé colonial et révolutionnaire de Jujuy, révélant la richesse culturelle d’une région au carrefour des traditions andines et européennes. Une visite incontournable pour quiconque souhaite comprendre l’identité profonde du nord argentin. (Référence: ChatGPT)
À notre sortie du musée, nous avons fait le tour de la belle Plaza Belgrano. Puis, Google Maps en main, nous sommes retournés à notre hébergement tout en faisant un arrêt à l’épicerie pour acheter quelques provisions.

Claude s’est saucé dans l’eau fraîche de la mini piscine de notre cour. Pour ma part, j’ai préféré rester à l’air climatisé de notre studio, profitant de ce moment de repos pour gérer mes photos et écrire mon journal.
Vers 19h, nous sommes partis à la recherche d’un restaurant. Nous avons croisé une parade composée d’une foule de jeunes finissants fêtant leur année de graduation. Tambours, trompettes et trombones étaient au rendez-vous, dans une atmosphère bruyante et festive. Pour souper, nous avons opté pour le restaurant Chung King Comida Regional sur la Calle General Alvear. Notre poisson pané (du sabalo) servi avec patate au four était succulent (12$CAD chacun). Nous avons terminé la soirée à regarder les passants, assis sur un banc de la Plaza Belgrano.


SAMEDI, 29 MARS
SAN SALVADOR DE JUJUY – BUENOS AIRES
Nous nous sommes levés au son de mon alarme à 6ham. Nous avons déjeuné dans notre petit studio avant de partir en Uber Taxi jusqu’à l’Aéroport international Gobernador Horacio Guzmán de Jujuy (7km; 25 minutes; 15$CAD). Nous avons pris un vol de la compagnie Flybondi jusqu’à Buenos Aires (100$CAD chacun, bagages en soute inclus). Durant les deux heures de vol, j’ai lu au complet les nouvelles du jour du journal La Presse.


Nous sommes descendus de l’avion sous un beau ciel bleu et une température de 24 degrés C. Nous avons pris un Uber Taxi jusqu’au centre-ville. Notre hôtel, le Esmeralda Palace, est situé à un coin de rue de l’Obélisque, sur la rue Esmeralda. Notre chambre, spacieuse, éclairée et propre, est au huitième étage. Seule petite ombre au tableau: de la fenêtre, nous ne voyons que le dessus des toits des édifices des alentours. Cependant, nous sommes loin des bruits de la rue et nous l’apprécions grandement. Quel contraste avec l’hôtel où nous étions logés trois semaines auparavant dans ce même quartier!


Affamés, nous sommes allés dîner dans un restaurant d’une rue piétonne et animée des alentours. Notre pizza napolitaine était délicieuse. Profitant de ce bel après-midi ensoleillé dans la capitale, nous sommes allés revoir la Casa Dorada, Palais présidentiel du président Milei, à la fameuse Playa de Mayo. Nous avons fait une pause à la grande place avant de poursuivre notre marche dans les rues piétonnes et commerciales, nous faisant apostropher à coup de « CAMBIO, MONEY ». Nous nous sommes arrêtés dans un petit café pour prendre un cafe americano doble con leche, puis nous sommes retournés à notre hôtel pour nous reposer avant le souper.
Sonia, l’ex-femme de notre neveu Dominique, est venue à notre rencontre à l’hôtel à 18h. C’est avec joie que nous l’avons retrouvée, après nos trois semaines de voyage dans le pays. Nous avions beaucoup de choses à lui raconter. Nous l’avons invitée à souper et l’avons laissée choisir un restaurant à son goût. Son choix s’est arrêté sur le chic restaurant La Estancia sur la Calle Lavalle. Elle a commandé les mets suivants pour nous trois: morcilla (gros boudin), chorizo (grosse saucisse), vacío (morceau de boeuf), provoleta (fromage avec origan) et salade mixte. J’ai bien apprécié goûter ces mets argentins à l’exception du boudin qui me roulait dans la bouche. Nous avons jasé de l’Argentine et de nos voyages dans une atmosphère joyeuse.


À notre sortie du restaurant, nous avons marché sur la fameuse Avenida Corrientes. En ce samedi soir, l’avenue était fort animée. Il y avait de longues files d’attente à l’entrée des huit théâtres. (Les Argentins rafolent des pièces de théâtre. Elles sont partie intégrante de la culture de Buenos Aires.) Les terrasses des restaurants, les boutiques et les trottoirs étaient bondés de monde. Vers 21h, nous sommes revenus à notre hôtel, accompagnés de Sonia. Nous nous sommes quittés en nous promettant de nous revoir au Québec. Quelle belle soirée nous avons passée en sa compagnie!
DIMANCHE, 30 MARS
BUENOS AIRES – SANTIAGO DE CHILE (Pop: 5.6 millions)
Nous avons pris notre petit déjeuner à la salle à manger de l’hôtel avant de remonter à notre chambre pour y faire nos bagages. À 10ham, nous avons laissé nos bagages à la réception et nous sommes allés marcher sur l’Avenida Florida. J’en ai profité pour dépenser nos derniers pesos argentins. J’ai acheté quelques petits souvenirs ainsi que sandwichs et brioches dans une Panaderia.


De retour à l’hôtel, nous avons récupéré nos bagages et avons pris un Uber Taxi jusqu’à l’aéroport de Buenos Aires (10$CAD). Nous nous sommes envolés pour le Chili en milieu d’après-midi avec la compagnie Aerolineas Argentina (Durée du vol: 2h30min).
(Suite de ce voyage dans l’article sur le CHILI 2025.)




















































































































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