30 mars au 15 avril 2025

ITINÉRAIRE:
Santiago de Chile
Valparaiso (Playa Puerto Portales)
Viña del Mar
Puerto Varas (Lago Llanquihue)
Volcans Osorno et Calbuco
Saltos de Petrohue
Lago Todos los Santos
Castro (Île de Chiloé)
Dalcahue (Île de Chiloé)
Puerto Montt
Santiago de Chile

DIMANCHE, 30 MARS
BUENOS AIRES – SANTIAGO DE CHILE (Pop: 5.6 millions)
(Suite de l’article sur l’Argentine)
Nous avons pris notre petit déjeuner à la salle à manger de l’hôtel avant de remonter à notre chambre pour y faire nos bagages. À 10ham, nous avons laissé nos bagages à la réception et nous sommes allés marcher sur l’Avenida Florida. J’en ai profité pour dépenser nos derniers pesos argentins. J’ai acheté quelques petits souvenirs ainsi que sandwichs et brioches dans une Panaderia.
De retour à l’hôtel, nous avons récupéré nos bagages et avons pris un Uber Taxi jusqu’à l’aéroport de Buenos Aires (10$CAD). Nous nous sommes envolés pour le Chili en milieu d’après-midi avec la compagnie Aerolineas Argentina (Durée du vol: 2h30min).
Nous sommes descendus de l’avion sous une température fraîche (16 degrés C). Après avoir passé les douanes et récupéré nos bagages, nous nous sommes procurés des pesos chiliens dans une Casa de Cambio avec ma carte Visa TD. (Je rembourserai mon avance de fonds dès le lendemain afin d’éviter les intérêts élevés pour ce genre de transaction.)
Nous avons pris un Uber Taxi. (Nous avons eu de la difficulté à trouver la voiture car les taxis Uber sont illégaux et les chauffeurs doivent être discrets afin de ne pas se faire prendre.) Notre hébergement, le Maktub Costanera Hostel Boutique, est dans le quartier calme de Providencia. L’endroit est chaleureux et comprend de beaux espaces communs, une petite cour et une piscine. Cependant, sur le coup, nous nous trouvions loin de tout et notre chambre est petite et l’ameublement minimaliste: un lit et quelques tablettes. Personne n’était présent pour nous accueillir. Nous avons dû suivre les indications sur WhatsApp pour pouvoir rentrer sur les lieux et nous procurer la clé de notre chambre. La technologie nous coupe parfois des relations humaines, si importantes au sentiment de bien-être!



La soirée était avancée. Nous étions affamés et n’avions pas l’énergie pour marcher jusqu’à l’épicerie la plus proche (1km). Nous nous sommes résignés à manger nos restes de la journée (sandwich, brioches et fromage), dans le froid de la salle à manger en plein-air. Nous avons fini la soirée à notre chambre, assis sur notre lit, à la chaleur du calorifère électrique.
LUNDI, 31 MARS
SANTIAGO DE CHILE

Sous une froide température de 8 degrés C, coupe-vent sur le dos et tuque sur la tête, nous avons déjeuné tout en jasant avec la femme de chambre. Nous avons ensuite marché jusqu’au complexe Costanera Center qui abrite le Cenco Malls, centre d’achat huppé de cinq étages. Nous avons acheté deux cartes SIM Claro pour nos cellulaires (3g/3200CLP ou 4.85$CAD). Nous avons dû faire trois boutiques avant de finalement arriver à activer nos cartes. Quelle histoire!
Le Costanea Center est la plus haute tour d’Amérique du Sud avec ses 62 étages et ses 300 mètres d’altitude. Nous avons pris l’ascenseur rapide jusqu’à son sommet. L’accès au SkyCostanera est dispendieux (18 000CLP ou 27$CAD par personne), mais la vue panoramique à 360 degrés sur la ville et les sommets enneigés de la Cordillère des Andes est formidable! Dommage que la pollution de l’air crée un voile jaunâtre au-dessus de la ville.
De retour au Cenco Malls, nous avons dîné au 5ème étage dans l’aire de la restauration rapide. Nous avons partagé un excellent riz aux légumes et poulet teriyaki commandé au comptoir China Wok (10$CAD).
Nous sommes allés prendre le métro à la Station Tobalaba (ligne 1 jusqu’à Universidad de Chile et ligne 3 jusqu’à Plaza de Armas; 1.20$CAD/ personne). C’est avec intérêt que nous avons découvert la fameuse Plaza de Armas.

La Plaza de Armas est le cœur historique de Santiago du Chili. Fondée en 1541 par le conquistador Pedro de Valdivia, elle constitue depuis l’époque coloniale le centre névralgique de la ville. Aujourd’hui encore, elle demeure un point de rencontre animé, tant pour les habitants que pour les touristes.
Ce lieu emblématique est chargé d’histoire. C’est autour de cette place que s’est construite la ville, et elle a conservé son rôle central au fil des siècles. L’ambiance qui y règne est dynamique et vivante : artistes de rue, musiciens, vendeurs ambulants et passants s’y croisent dans un tourbillon d’activités quotidiennes.
La Plaza de Armas se distingue également par la richesse de son architecture. Plusieurs bâtiments remarquables l’entourent :
- La Cathédrale Métropolitaine de Santiago, une imposante église datant du XVIIIᵉ siècle, domine la place de sa silhouette majestueuse.

- Le Palacio de la Real Audiencia, qui abrite aujourd’hui le Musée d’Histoire Nationale, témoigne du passé colonial et judiciaire de la ville.

- Le Correo Central, ancien bureau de poste, séduit par son élégante façade de style néoclassique.

- Enfin, la Municipalité de Santiago, siège de l’administration locale, complète cet ensemble patrimonial.

Véritable vitrine de l’histoire et de la vie urbaine chilienne, la Plaza de Armas est un lieu incontournable pour découvrir l’âme de Santiago. (Référence : ChatGPT)
Sa longue rue piétonne est fort animée. On y retrouve des stands d’artisanat, des restaurants, des cafés et des boutiques. Claude et moi avons partagé un café americano cortado con leche, assis à la terrasse d’un restaurant, et un peu plus loin, nous avons savouré un cornet de crème glacée dans une crémerie.
Nous avons poursuivi notre marche en direction du fameux Palacio de la Moneda. En passant, nous avons découvert le bel édifice Camara de Deputados (Chambre des députés).
Le Palacio de la Moneda est le siège du gouvernement chilien et l’un des bâtiments les plus emblématiques du pays. Construit entre 1786 et 1812, il servait à l’origine de maison de la monnaie, ce qui lui vaut son nom actuel, « La Moneda ». Conçu par l’architecte italien Joaquín Toesca, l’édifice adopte un style néoclassique marqué par l’élégance et la sobriété. Depuis 1845, il abrite le bureau du Président de la République du Chili.
Lors d’une visite sur place, plusieurs éléments méritent l’attention. La façade imposante du palais attire le regard par son harmonie architecturale. À l’intérieur, les cours sont accessibles au public dans le cadre de visites guidées, permettant d’explorer plus en profondeur l’histoire du bâtiment. À l’extérieur, la Place de la Constitution, située devant le palais, est ornée de statues rendant hommage à d’anciens présidents chiliens.
Un moment particulièrement prisé des visiteurs est la relève de la garde présidentielle, une cérémonie officielle et solennelle qui a lieu tous les deux jours à 10h (ou à 11h les week-ends). Enfin, le Centre Culturel La Moneda, situé sous la place, complète l’ensemble. Cet espace souterrain accueille régulièrement des expositions d’art, de photographie et d’histoire, faisant du site un lieu aussi culturel qu’institutionnel. (Référence: ChatGPT)
Nous nous sommes assis dans l’immense cour devant le Palais, heureux de prendre une pause et nous nous sommes contentés d’admirer l’extérieur du magnifique édifice. (Nous n’avions plus assez d’énergie pour une visite guidée.) En retournant à la station de métro Plaza de Armas, nous sommes passés à côté du Museo Chileno de Arte Precolombiano (Antiguo Palacio de la Real Aduana: Palais de la Royale Douane), autre bel et imposant édifice.
À notre sortie du métro, à la Station Tobalaba du quartier Providencia, nous sommes allés faire quelques emplettes à l’épicerie Jumbo au Costanera Center: filets de saumon et de congre (congrio), légumes, céréales, lait et fromage. Nous sommes arrivés crevés à notre hébergement. Mon podomètre indiquait 14 587 pas, notre deuxième record de pas du voyage. Claude nous a préparé à souper (saumon, patates, tomates et concombre). Quel délice! Nous avons fini la soirée à notre chambre.

MARDI, 1er AVRIL
SANTIAGO DE CHILE (9-18 degrés C)
Nous nous sommes levés à 9ham, après une bonne grosse nuit de sommeil. Après déjeuner, j’ai lavé nos vêtements à la main et je les ai accrochés sur la corde à linge de l’établissement. Nous sommes ensuite partis en Uber Taxi (5$CAD) jusqu’à l’entrée du funiculaire Píu Nono. À la billetterie, nous avons acheté le combo aller-retour Píu Nono – Oasis – Píu Nono comprenant le funiculaire et le téléphérique (8 350CLP ou 12.70$CAD/personne).



Nous nous sommes rendus au sommet du Cerro San Cristobal en funiculaire. La vue sur la ville et les Andes est magnifique et impressionnante. Du mirador, nous avons monté le long escalier pour atteindre le Santuario de Inmaculada Concepcion. On y retrouve la petite Iglesia Maternidad Divina de María (1921), la Plaza Vasca, un espace avec des milliers de restant de chandelles, et finalement, tout en haut de la montagne, la statue géante de la Vierge Marie. À l’intérieur de la haute statue se trouve une petite chapelle dominée par une autre statue de la Vierge, celle-ci de grandeur nature. L’endroit est normalement un lieu de recueillement et de prières pour les fidèles mais un large groupe d’écoliers en uniforme bleu ont envahi l’espace d’un pas dynamique et peu silencieux. Nous pouvions sentir leur joie de vivre cette sortie scolaire.
Nous avons emprunté un petit chemin de 100m de long menant à la station Cumbre, située sur un autre versant de la montagne. Nous sommes descendus en téléphérique jusque dans le quartier Providencia, admirant la vue sur la Gran Torre Santiago (Costanera Center) et les pics enneigés. À l’arrêt obligatoire tout en bas, à la station Oasis, nous avons pris quelques photos (chaise géante avec les lettre STGO (Santiago) en arrière-plan) avant de redéfaire notre chemin: téléphérique jusqu’en haut et funiculaire jusqu’en bas. De la station Pío Nono, nous avons marché sur la Calle Conquistador du quartier bohème Bellavista, reconnu pour ses maisons colorées et ses cafés. Nous avons dîné sur la terrasse du restaurant Viva La Vida. Ce restaurant offre des mets chiliens traditionnels. Claude et moi avons commandé le menu du jour que nous nous sommes partagé : crème d’épinard, poulet mongolien, légumes sautés et crème glacée aux petits fruits (20$CAD incluant une petite bouteille d’eau gazéifiée et un pourboire de 10%. Ce n’est pas donné mais la nourriture était succulente!)
Nous avons poursuivi notre marche jusqu’au Patio Bellavista, situé un peu plus loin sur la même rue. Cette place moderne et attrayante regroupe des restaurants et des bars autour d’une cour intérieure. On peut facilement deviner qu’en soirée, l’endroit doit être vraiment animé et dynamique.

Nous avons ensuite changé de quartier. Nous sommes passés par le grand Parque Forestal Rubén Darío où se trouvent le magnifique édifice abritant le Museo Nacional de Bellas Artes ainsi que le Museo de Arte Contemporáneo. Devant ce deuxième musée, on peut apprécier une sculpture d’un cheval bien rondelet de l’artiste Botero.

Nous sommes passés devant l’élégant Palacio Bruna, un édifice qui attire l’attention par son architecture néo-Renaissance et son histoire liée aux grandes familles chiliennes du début du XXᵉ siècle. Construit entre 1916 et 1921 pour Augusto Bruna, un riche homme d’affaires, le palais reflète le faste de l’époque et l’influence européenne sur l’élite locale.
L’architecte italien Mario Maso s’est inspiré des palais Renaissance d’Italie pour concevoir cette demeure, utilisant des matériaux luxueux importés tels que le marbre de Carrare et des ferronneries artistiques venues d’Europe. Le résultat est une construction harmonieuse et raffinée, symbole du prestige de la famille Bruna à cette époque.
Aujourd’hui, bien que l’intérieur ne soit pas ouvert au public, les visiteurs peuvent admirer sa façade imposante, ornée de colonnes et de balcons délicatement travaillés. Le jardin intérieur, bien entretenu, offre un aperçu du charme discret du lieu. Le bâtiment abrite désormais la Chambre de Commerce du Chili (Cámara Nacional de Comercio), mais demeure un point d’intérêt architectural notable dans le paysage urbain de Santiago. (Référence: ChatGPT)
En arrivant à la Plaza Mulato Gil de Castro, sur la rue José Victorino Lastarria, nous avons tout de suite apprécié l’ambiance bohème. On y retrouve artistes peintres, kiosques d’artisanat, restaurants, cafés, etc. Je suis allée jeter un coup d’oeil à l’intérieur de l’église Veracruz, déclaré monument historique en 1983. (Ce temple catholique a été gravement endommagé par un incendie déclenché par des individus cagoulés lors de l’épidémie de COVID-19. Les murs de ciment abimés sont des vestiges du triste événement.)


Nous avons fait une pause-café-brioche, assis à une petite terrasse au soleil. Nous avons ensuite poursuivi notre marche jusqu’au Mercado Central situé au bout du Parque Forestal. L’intérieur de l’édifice est impressionnant avec son haut toit en fonte et l’originalité de sa structure métallique. (Ce marché a été inauguré en 1872. Il a remplacé la Plaza del Abasto, détruite par un incendie en 1864.) On y vend du poisson, des fruits et des légumes. À la sortie du marché, nous sommes tombés sur une rue piétonne fort achalandée et remplie de kiosques de fruits, légumes, vêtements, etc. Nous avons acheté de savoureux raisins verts et fraises. Au bout de cette rue, surprise, nous sommes arrivés à la Plaza de Armas que nous connaissions déjà. Fatigués de nos 11 200 pas de la journée, nous avons pris un Uber Taxi pour revenir à notre hébergement. Claude nous a cuisiné un excellent souper de poisson (congre) et légumes. Nous avons fini la soirée dans notre petite chambre, appréciant ce moment de détente bien mérité.


MERCREDI, 2 AVRIL
SANTIAGO DE CHILE (12-18 degrés C)
Nous avons pris notre déjeuner en compagnie de jeunes policières de Buenos Aires venues faire des emplettes pendant trois jours à Santiago. (Les vêtements et électroménagers sont moins chers au Chili qu’en Argentine.) Nous sommes ensuite partis en taxi jusqu’au Musée de la Mémoire et des Droits de l’Homme situé à côté du Parque Quinta Normal.
Le Museo de la Memoria y los Derechos Humanos est un lieu profondément émouvant, consacré à la mémoire des victimes de la dictature militaire qui a marqué le Chili de 1973 à 1990 sous le régime d’Augusto Pinochet. Plus qu’un musée, c’est un espace de réflexion, de recueillement et d’apprentissage, qui vise à faire vivre la mémoire collective et à sensibiliser aux valeurs fondamentales des droits humains.
Le musée a pour objectif de préserver la mémoire des violations commises durant cette période sombre de l’histoire chilienne. Il cherche à sensibiliser les visiteurs aux droits de l’homme et à promouvoir une culture de paix, de justice et de respect. À travers une approche profondément humaine, il rend hommage aux victimes à travers des témoignages, des documents d’archives, des photographies et des vidéos.
À l’intérieur, on découvre des témoignages poignants, souvent audiovisuels, livrés par des victimes, des membres de leurs familles et des survivants. Des documents officiels, tels que des rapports, lettres et enregistrements, retracent les arrestations arbitraires, les disparitions forcées et les exils. Le musée expose également des objets personnels ayant appartenu aux victimes, ainsi que des œuvres artistiques évoquant la douleur, la résistance et l’espoir.
Des installations interactives, des expositions temporaires et un accès aux archives numériques permettent aux visiteurs de s’immerger dans l’histoire, tout en leur offrant des clés de compréhension essentielles. C’est un lieu bouleversant, mais nécessaire, qui rappelle l’importance de la mémoire pour éviter que de telles tragédies ne se répètent.
COUP D’ÉTAT MILITAIRE DE 1973
Salvador Allende, élu président du Chili en 1970, fut le premier marxiste démocratiquement élu à la tête d’un pays en Amérique latine. Son gouvernement entreprit des réformes profondes, comme la nationalisation du cuivre et la redistribution des terres, suscitant espoirs et tensions. Confronté à une grave crise économique, à une polarisation politique extrême et à l’opposition des États-Unis, son mandat prit fin brutalement le 11 septembre 1973, lors d’un coup d’État militaire mené par le général Augusto Pinochet. Ce dernier établit une dictature qui dura jusqu’en 1990, marquée par la répression, les violations massives des droits humains, et l’imposition de politiques économiques néolibérales. (Référence: ChatGPT)
Nous avons partagé un café à la cafétéria extérieure du musée et par la suite, nous avons croisé un couple québécois dans la soixantaine. Grands voyageurs du monde, tout comme nous, nous avons longuement jasé de nos expériences respectives de voyage. Quel bel échange nous avons eu! Ils sont Montréalais. Dommage qu’ils habitent si loin de chez nous!
Nous sommes allés marcher dans le magnifique parc Quinta Normal. Nous avons mangé un hot dog garni de salsa et purée d’avocat, assis à une table où l’on pouvait observer canards et oies évoluer dans l’étang du parc. Une vingtaine de pédalos était accostés aux abords de l’étang en panne de clients.

Continuant notre promenade dans le parc, nous avons fait un arrêt au Musée d’histoire naturelle du Chili. Quel magnifique musée! L’entrée y est gratuite.
Le Museo Nacional de Historia Natural est l’un des musées les plus anciens et les plus prestigieux d’Amérique latine. Situé à Santiago, il constitue une véritable référence pour les amateurs de sciences naturelles et d’histoire du Chili.
À l’intérieur, les visiteurs peuvent découvrir une grande variété de spécimens représentant la faune, la flore et la géologie du pays, depuis la Cordillère des Andes jusqu’aux paysages extrêmes de la Patagonie. L’une des pièces les plus impressionnantes du musée est sans doute le squelette complet d’une baleine, suspendu au plafond, qui attire immédiatement le regard par sa taille spectaculaire.
Le musée propose également une riche collection consacrée aux cultures autochtones du Chili, notamment les peuples Mapuche et Rapa Nui, originaires de l’Île de Pâques. Ces expositions permettent d’explorer leurs traditions, leur mode de vie et leur lien étroit avec la nature.
Les passionnés de paléontologie peuvent y admirer des fossiles fascinants, ainsi que des expositions sur les volcans, les minéraux et les différents phénomènes géologiques qui façonnent le territoire chilien. Une salle entière est dédiée à l’évolution de la biodiversité chilienne à travers les âges, offrant une perspective globale et éducative sur l’histoire naturelle du pays.
Ce musée constitue une visite incontournable pour mieux comprendre la richesse du patrimoine naturel et culturel du Chili. (Référence: ChatGPT)


Nous nous sommes rendus à l’extrémité du Parque Quinta Normal pour visiter le Musée ferroviaire ($1500CLP ou $2.25CAD/ personne de plus de 60 ans). On y trouve une collection impressionnante de locomotives à vapeur restaurées dont certaines datent du 19e siècle (wagons historiques et voitures présidentielles, explications sur l’histoire ferroviaire du Chili et visite de l’intérieur de certaines locomotives).
Nous sommes partis en Uber Taxi. Nous sommes descendus à l’épicerie Jumbo du Costanera Center pour y acheter les ingrédients pour notre menu du soir. Nous sommes rentrés à notre hébergement à la marche. Claude a préparé un excellent souper de nouilles garnies de saucisse et de légumes sautés.
JEUDI, 3 AVRIL
SANTIAGO DE CHILE – VALPARAISO (Pop: 1 million; 22degrés C)
Durant le déjeuner, nous avons jasé avec une charmante brésilienne. Nous avons ensuite plié bagages et sommes partis en taxi jusqu’au Terminal Turbus au centre-ville de Santiago. Confortablement installés en avant, au 2e étage de l’autocar, nous avons bénéficié de la vue panoramique lors du trajet nous menant à Valparaiso (Coût du billet d’autobus : 5.50$CAD chacun). Les deux heures de route ont passé rapidement. La route était belle. Nous avons pu voir plusieurs domaines viticoles en passant (Vignobles Casablanca et Indomita, entre autres).

À notre arrivée à Valparaiso, nous avons été étonnés par la densité de la population. La baie est entourée de montagnes habitées jusqu’aux sommets. Les cinq rues principales en contrebas sont très achalandées et les bâtiments vieillots. L’air pollué nous pique les yeux et l’odeur du gaz carbonique est omniprésente. Cependant, la ville a son charme et impressionne avec ses 42 miradors, ainsi que ses ruelles et maisons hautement colorées.
Valparaíso est l’une des villes les plus emblématiques et colorées du Chili. Située sur la côte pacifique, à environ une heure et demie de Santiago, elle est affectueusement surnommée «la perle du Pacifique ». Célèbre pour son port historique, son architecture en terrasses et ses collines parsemées de maisons multicolores, la ville dégage une atmosphère unique, à la fois bohème, artistique et profondément marquée par son histoire.
Ancien centre névralgique du commerce maritime en Amérique du Sud, Valparaíso fut le principal port du continent jusqu’à l’ouverture du canal de Panama. Aujourd’hui encore, son héritage maritime est palpable à travers ses docks, ses anciens entrepôts et son quartier portuaire toujours actif.
Le centre historique de Valparaíso, avec ses célèbres cerros — les collines qui surplombent la mer — est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ces quartiers regorgent de ruelles sinueuses, d’escaliers escarpés et de funiculaires centenaires, véritables symboles de la ville, qui permettent de relier les hauteurs aux zones basses. L’ambiance y est à la fois pittoresque et authentique.
Valparaíso est aussi un haut lieu de l’expression artistique. Véritable capitale du street art chilien, ses murs sont tapissés de fresques colorées, souvent engagées ou poétiques, en particulier dans les quartiers emblématiques de Cerro Alegre et Cerro Concepción. L’art est partout, et la ville vibre au rythme des galeries indépendantes, des cafés culturels et des performances de rue.
Cette ville portuaire attire artistes, étudiants, voyageurs et marins, qui se croisent dans une ambiance détendue, un brin chaotique, mais toujours pleine de vie et de charme. Valparaíso ne se visite pas, elle se découvre, coin par coin, mur par mur, en laissant le hasard guider les pas. (Référence: ChatGPT)
Aidés de notre voisine de siège de l’autobus, nous avons pris, avec tout notre bagage, un bus public pour nous rendre à la Plaza Victoria. Nous avons ensuite marché jusqu’au pied du funiculaire Espiritu Santo. On nous a alors informés que tous les funiculaires étaient en grève pour la journée. Une dame nous a conseillés d’aller prendre un taxi collectif (le 39) pour nous rendre en haut de la colline. (Les longs escaliers n’étaient pas une option compte tenu que nous avions nos pesantes valises en mains.) Une fois rendus en haut de la montagne, nous avons dû rouler nos valises jusqu’en bas de cette rue, soit quatre coins de rue. Ouf! Quelle histoire pour se rendre à notre appartement The Travelling Chile ! (Uber taxi affichait un prix exorbitant au moment où j’avais tenté de le réserver.)
Mauricio, le propriétaire, nous a accueillis avec sourire et dynamisme. S’exprimant dans un très bon français, il nous a montré le chemin à suivre pour découvrir les alentours à pied. Nous nous sommes installés dans l’appartement, appréciant les commodités de la grande pièce et de la cuisine. De la fenêtre de la petite salle à manger et du mini balcon, nous jouissons d’une vue magnifique sur la baie (Océan Pacifique) et les montagnes habitées.



Nous sommes descendus sur la rue principale, la Calle Condell, par le long escalier. Les murs des maisons sont couvertes de graffitis tous plus originaux les uns que les autres. Quels décors colorés! Nous avons dîné dans un restaurant sur une rue transversale à Condell. Le menu était simple mais bon: poitrine de poulet et frites.

Nous avons ensuite marché jusqu’à la Plaza Sotomayor.
La Plaza Sotomayor est la place principale et la plus emblématique de Valparaíso. Située à deux pas du port, elle occupe une position stratégique à la jonction entre la ville basse, appelée le plan, et les collines qui caractérisent la topographie de Valparaíso. Elle constitue non seulement un centre névralgique de la ville, mais aussi un lieu chargé d’histoire, symbole de l’identité maritime et républicaine du Chili.
Au cœur de la place se dresse le Monument aux Héros de la guerre du Pacifique, un mausolée imposant érigé en hommage aux marins chiliens tombés lors de la bataille d’Iquique en 1879. Ce monument, qui abrite les restes du capitaine Arturo Prat et de ses compagnons d’armes, est un lieu de mémoire profondément respecté, qui rappelle l’importance du passé militaire dans l’histoire du pays.

Autour de la place, plusieurs bâtiments historiques soulignent son importance. Le plus remarquable est sans doute l’imposant édifice bleu de la Marine nationale (Armada de Chile), qui fut autrefois l’hôtel de ville. Sa façade élégante et sa prestance imposante en font un repère architectural majeur de Valparaíso.

La Plaza Sotomayor est bien plus qu’un simple espace urbain : elle est un point de rencontre entre l’histoire, la mer et la vie contemporaine de la ville. (Référence: ChatGPT)
De la Plaza Sotomayor, nous nous sommes dirigés vers le port de mer. J’ai acheté quelques souvenirs de Valparaiso pour nos petits-fils et nous avons ensuite fait une excursion de trente minutes en bateau à moteur dans la baie (5 000$CLP ou 7.45$CAD chacun). Sur l’eau, comme la vue sur la ville était magnifique! Nous avons pu voir des loups de mer de très près, des bateaux de guerre, une réplique du voilier espagnol Esmeralda, d’immenses bateaux cargos remplis de gros conteneurs, etc. Le jeune guide chilien nous a donnés plusieurs informations historiques mais malheureusement, son espagnol était très difficile à comprendre avec le bruit de fond venant des moteurs. Peu importe, la balade en bateau en valait la peine.

Nous avons fait notre marché au Mall Paseo Del Puerto pour trois déjeuners et deux soupers. Chargés de sacs d’épicerie, nous sommes revenus à l’appartement en Uber Taxi (2750$CLP ou 4$CAD). J’ai préparé des nouilles chinoises au poulet. Nous avons mangé à 20h, heure de souper européenne et sud-américaine, tout en admirant le coucher du soleil et ensuite, les lumières de la ville étinceler dans la nuit.
VENDREDI, 4 AVRIL
VALPARAISO (9-18 degrés C ; Très brumeux en avant-midi)
Ce matin, nous avons pris un bon petit déjeuner à notre goût avec des oeufs et du pain intégral. Quel luxe après en avoir été privés pendant un mois! En attendant que l’épais brouillard se lève, je me suis installée à la table de cuisine, devant la fenêtre avec vue sur la montagne, et je me suis presque mise à jour dans mon journal de voyage.
Vers 11h am, Claude et moi avons descendu les escaliers qui mènent à la basse-ville. Nous avons marché jusqu’à l’Ascensor Reina Victoria (100$CLP ou 0.15$CAD chacun). En débarquant du funiculaire sur le Cerro Concepción, nous avons été charmés par les étroites rues hautement colorées. Des artistes peintres et des artisans bijoutiers attendent patiemment les clients dans ce décor multicolore des plus attrayant. Nous avons trouvé plusieurs miradors permettant d’apprécier la vue sur les collines et l’océan. Nous avons aussi découvert l’Église Luthérienne (1897, restaurée en 2011), un cimetière, le fameux Manoir Atkinson (hôtel), l’Ascensor Concepción (1883), le Paseo Gervasoni, le Paseo Yougoslava, le Museo Baburizza (immense édifice à l’architecture yougoslave), l’Ascensor El Peral et le mirador principal du Cerro Alegre.
Nous avons rebroussé chemin en repassant par les étroites ruelles débordantes de graffitis originaux et nous sommes allés dîner au restaurant Concepción que notre hôte Mauricio nous avait recommandé. Claude s’est délecté d’une entrée de ceviche aux crevettes et poisson, mixés avec des morceaux d’avocat, de poivron et d’oignon rouges. Pour ma part, je me suis régalée d’un ravioli végétarien dont la présentation et le goût relevaient de la haute cuisine.




Après notre excellent dîner, j’ai convaincu Claude de monter le long escalier menant à l’église San Luis afin de compléter notre tour du Cerro Alegre. Ce détour n’en valait pas la peine; cette église et ses alentours n’ont pas d’attraits particuliers. On ne sait jamais trop ce qui nous attend ; c’est souvent un coup de dé. Parfois nous faisons de très belles découvertes et parfois pas. Ça fait partie des plaisirs du voyage!

Nous sommes redescendus dans la basse-ville avec l’Ascensor El Peral. À notre sortie du funiculaire, devant la Corte de Apelaciones (la Cour d’Appel, située derrière la Plaza Sotomayor), nous avons pris un taxi Uber jusqu’à la boutique Claro sur la Calle Condell. Une employée de la boutique nous a redirigés vers le petit dépanneur situé juste en face, un Kiosco, où nous avons pu recharger la carte SIM de Claude (15gb pour 4000$CLP ou 5.85$CAD).
Nous avons ensuite fait l’achat d’une camisole et d’un caleçon longs pour Claude à la boutique Blanca Nieve de la Calle Victoria, parallèle à la rue Condell. Nous avons marché jusqu’au Parque Italia, aussi appelée Plaza Salvador Allende. Nous y avons fait une pause, le temps de savourer une coupe de fruits frais achetés sur la rue.


Nous avons admiré au passage la magnifique fontaine du Parque Victoria.


En passant devant le Teatro Condell, nous avons jeté un coup d’oeil aux films à l’affiche. Fatigués de marcher, nous nous sommes laissés tenter par le film français Tres Colores: Azul (1993) avec Juliette Binoche, présenté en français avec sous-titres en espagnol. En rentrant dans la petite salle de cinéma, Claude, le seul spectateur, s’est assis en plein milieu. C’était plutôt comique à voir! Dans les minutes qui ont suivi, une dizaine de spectateurs se sont joints à nous dans la salle. Quel film lent, plate, endormant, déprimant et sans action ! Quand la projection a terminé, c’est avec soulagement que nous avons quitté la salle.
Nous sommes retournés à notre appartement en prenant le funiculaire Espiritu Santo. Nous avons terminé nos nouilles chinoises de la veille et avons passé une petite soirée tranquille à la chaleur dégagée par le petit calorifère.

SAMEDI, 5 AVRIL
VALPARAISO (16 degrés C)
Notre sommeil a été un peu perturbé par la musique d’un bar qui ne s’est arrêtée qu’à 5ham. Heureusement, nous avions nos bouchons d’oreilles! Nous avons déjeuné et avons pris notre temps avant de sortir, attendant que l’épaisse brume se disperse. Vers 11ham, nous avons descendus le long escalier menant à la rue Bellavista en contrebas. Nous nous sommes dirigés tout droit vers la station ferroviaire du même nom. Nous avons acheté nos billets sur place et quelques minutes plus tard, nous montions à bord du train. Nous nous sommes rendus à la station Viña del Mar (À 6 stations et environ 10 minutes de Valparaiso). Nous pensions arriver directement à la plage mais au lieu de cela, nous étions à près de 1.8km de celle-ci. Nous avons emprunté l’Avenida Valparaiso, artère commerciale et très achalandée, puis nous avons bifurqué pour rejoindre l’Av. Marina, en bord de mer. Nous avons découvert l’ancien bateau de croisière Cap Duval, amarré en permanence et converti en hôtel et restaurant avec vue sur l’Océan Pacifique. Quelques mètres plus loin, le Castillo Wulff semble tout droit sorti d’un conte de fée avec ses tours construites directement sur les rochers sur lesquels les vagues puissantes de l’océan viennent frapper. Nous avons fait une pause au mirador situé juste à côté du château, observant le mouvement des fortes vagues et admirant les côtes habitées de Viña del Mar.
Nous avons rebroussé chemin pour traverser le pont qui mène à l’Avenida Perú. Sa promenade en bord de mer mène à la Playa Acapulco. Le long de la promenade, de nombreux vendeurs exposent leur marchandise dans l’espoir de faire quelques ventes durant la journée. Nous avons dîné sur une rue transversale, au restaurant Valle Del Inca Sabor Peruano. Notre riz au poulet et légumes sautés était exquis. Nous nous sommes rendus à la Playa Acapulco et son Muelle Vergara (quai). La plage, fort achalandée en plein été, était quasiment déserte en ce début d’automne. Étendue sur quelques kilomètres, elle change de nom à plusieurs reprises: Playa El Sol, Playa Blanca, Las Salinas, Playa Del Deporte, Playa Los Marinos, etc.


Nous avons retraversé le pont pour nous rendre à la station ferroviare Miramar. Nous avons pris le train jusqu’à Puerto Portales. Cette petite plage est la plus près du centre-ville de Valparaiso. La baignade y est interdite en raison des fortes vagues et des courants d’arrachement. Son marché de poisson attire de nombreux clients désireux de se procurer des produits de la mer frais du jour. Une dizaine de restaurants offrent des mets de poisson, fruits de mer et ceviches. Nous avons fait le tour des kiosques où l’on vend de tout et nous avons fait une pause-jus de citron frais afin de nous donner un petit boost d’énergie pour terminer la journée.

Après avoir marché sur la plage, nous sommes allés reprendre le train pour revenir au centre-ville de Valparaiso. Nous avons fait un arrêt à la grande épicerie Express de Lider pour y acheter du steak haché pour le souper. En nous dirigeant vers notre appartement, nous nous sommes arrêtés un instant à la Plaza Cívica pour regarder un groupe de danseurs dansant frénétiquement sur la musique dynamique et entraînante d’un orchestre à percussions.
Arrivés en haut des escaliers, nous avons remonté la rue Hector Calvo pour aller prendre une bière artisanale au Bar Hotzenplotz. L’ambiance de ce petit bar était agréable et relaxante. Nous sommes finalement rentrés à notre appartement pour souper et y passer notre dernière soirée à Valparaiso.
DIMANCHE, 6 AVRIL
VALPARAISO – SANTIAGO – PUERTO MONTT – PUERTO VARAS (Pop: 34 000; 18 degrés C)
Nous avons une fois de plus réussi à dormir malgré la musique forte venant d’un bar au loin. À 5ham, nous étions en train de déjeuner. Nous sommes partis en Uber taxi avant la levée du jour. De la station routière du centre-ville de Valparaiso, nous sommes montés à bord d’un autocar de la compagnie TURBUS en direction de Santiago.
À la station Parajitos, premier arrêt dans la capitale, nous avons pris un autocar nous menant directement au terminal 1 de l’aéroport. Confortablement installée à la table d’un petit café, j’ai écrit mon journal à l’ordinateur. Claude et moi avons ensuite partagé une excellente pizza végétarienne avant de nous rendre à la porte d’embarquement. Notre vol Santiago – Puerto Montt, d’une durée de 1h30m, a vite passé. Nous sommes arrivés en milieu d’après-midi à Puerto Montt. Du hublot de l’avion, quelques minutes avant l’atterrissage, c’est avec émerveillement que nous avons pu apercevoir les deux impressionnants volcans aux pics enneigés et le magnifique lac Llanquihue.
À la sortie de l’aéroport, un homme tenait une pancarte : « Transfert Puerto Varas 5000$CLP ». Nous sommes aussitôt allés le trouver et il nous a conduits directement à sa fourgonnette. Lors du court trajet de 30 minutes sur une belle route de campagne, nous avons pu voir d’immenses champs où broutaient des vaches et des moutons. Certains gros arbres affichaient déjà leurs couleurs d’automne.
Puerto Varas est une charmante ville située au sud du Chili, en bordure du lac Llanquihue, avec en toile de fond les majestueux volcans Osorno et Calbuco. Fondée par des colons allemands au 19ᵉ siècle, elle conserve une architecture d’inspiration européenne et une ambiance paisible. Appréciée pour ses paysages naturels spectaculaires, elle est le point de départ idéal pour explorer la région des Lacs, avec ses parcs nationaux, chutes d’eau, sentiers de randonnée et activités de plein air. (Référence: ChatGPT)
Le chauffeur nous a laissés devant notre hébergement, l’auberge Florencia, située à l’entrée de la petite ville, à 350 mètres du minuscule centre-ville. La maison en bois est rustique et de style germanique. Le réceptionniste, un jeune Vénézuélien dynamique et nerveux, nous a montré notre chambre. Celle-ci est au deuxième étage et offre une vue exceptionnelle sur la ville, le lac et les volcans.

Après nous être rapidement installés, nous avons descendu la rue et avons découvert le petit centre-ville qui, avec ses bâtisses et maisons de style européen, nous font complètement oublier que nous sommes au Chili. Une feria (fête foraine avec marché local, musique et danse)avait lieu à la Plaza de Armas, dans un immense hangar. Nous nous sommes rendus au bord du magnifique lac. On y retrouve une Casa del Turista, un mirador, une plage avec quelques kayaks sur la berge, et plusieurs restaurants situés de l’autre côté de la rue.

Nous avons partagé une succulente assiette de saumon grillé, légumes sautés et patates rôties au restaurant Naranja, dans une petite rue secondaire. Après être passés à l’épicerie Santa Isabel, nous sommes rentrés à l’auberge et nous nous sommes couchés tôt, fatigués de notre longue journée.
LUNDI, 7 AVRIL
PUERTO VARAS (18 degrés C)
Nous nous sommes réveillés sous un ciel nuageux avec éclaircis. Nous nous sommes faits à déjeuner dans la cuisine commune. Nous qui rêvions de nous faire une bonne omelette, nous avons dû oublier le projet; nous n’avons pas trouver comment fonctionne les ronds au propane!



Nous nous sommes rendus à la Casa del Turismo pour prendre les informations sur les excursions à faire dans les environs. Nous avons ensuite marché le long du lac Llanquihue jusqu’à La Puntilla, petit mirador où se dresse une dame de fer de plusieurs mètres. En revenant sur nos pas, nous avons fait un arrêt au petit bureau de l’agence Turismo Licarayen où nous avons réservé l’excursion Tour Petrohué (22 000$CLP ou 32$CAD par personne).


Nous sommes retournés à notre auberge pour dîner (sous-marins libanais) et nous nous sommes rendus à la Plaza de Armas, face à la Feria Artesanal, où nous avions rendez-vous pour notre excursion de l’après-midi. Nous sommes montés à bord de la fourgonnette de l’agence touristique. Huit autres passagers y étaient déjà: 6 Chiliens et 2 Péruviens. Notre guide et chauffeur, un homme dans la soixante, dynamique et bon pédagogue, nous a entretenus en espagnol durant les six heures du tour organisé, nous transmettant une foule d’informations intéressantes sur les volcans, la réserve nationale, etc.
Nous avons longé la rive sud du lago Llanquihué. Nous avons donc découvert la partie sud de Puerto Varas avec son quartier touristique, ses maisons de bois de style colonial européen, son collège privé allemand aux couleurs du drapeau de ce pays, ses riches domaines en bordure du lac, etc.
Nous avons fait un premier arrêt au Mirador Ensenada. Cet observatoire offre une vue imprenable sur le lac et le magnifique volcan Osorno aux sommets enneigés d’un blanc immaculé.

Nous avons fait un deuxième arrêt aux Saltos del Petrohué (7500CLP ou 11$CAD par personne). Ces cascades impressionnantes sont situées dans le Parc national Vicente Pérez Rosales, à environ 50 km à l’est de Puerto Varas. Ces chutes d’eau se forment lorsque la rivière Petrohué dévale des formations de lave basaltique solidifiée, issues des éruptions passées du volcan Osorno. Le contraste entre les eaux turquoise et les roches sombres, avec le volcan Osorno en arrière-plan, offre un spectacle naturel saisissant. Facilement accessibles depuis Puerto Varas via la route 225, les Saltos del Petrohué constituent une excursion incontournable pour les amoureux de la nature visitant la région des Lacs. (Référence: ChatGPT)
Nous nous sommes ensuite rendus au Lago Todos Los Santos pour y faire une croisière de 35 minutes sur le bateau à deux étages nommé ZEUS (6 000$CLP ou 8.60$CAD par personne). Cette balade en bateau nous a enchantés. Le grand lac est d’une beauté inégalée avec toutes les hautes montagnes et les trois volcans qui l’entourent. Quelle croisière zen et apaisante!
Le lac Todos los Santos, également appelé « lac Esmeralda » en raison de la teinte émeraude de ses eaux, est situé dans le parc national Vicente Pérez Rosales, à environ 76 km à l’est de Puerto Varas. Entouré des majestueux volcans Osorno, Puntiagudo et Tronador, ainsi que de forêts luxuriantes, il offre un cadre naturel spectaculaire. Le lac s’étend sur une superficie de 178,5 km² et atteint une profondeur maximale de 337 mètres. Les visiteurs peuvent profiter de diverses activités telles que des excursions en bateau, la pêche et la randonnée, tout en admirant des paysages à couper le souffle. L’accès au lac se fait généralement via la localité de Petrohué, facilement accessible depuis Puerto Varas. (ChatGPT)
Nous avons effectué un dernier arrêt à la Laguna Verde. La Laguna Verde est une petite lagune pittoresque située à Ensenada, à environ 50 km à l’est de Puerto Varas, le long de la route 225. Nichée au sein du Parc national Vicente Pérez Rosales, elle est entourée d’une végétation indigène luxuriante. La couleur verte intense de ses eaux est due à la présence de micro-algues en suspension. Un sentier accessible de 200 mètres mène à la lagune et offre également un accès aux rives du grand lac Llanquihue. Ce lieu paisible est idéal pour une promenade en pleine nature et pour profiter de vues panoramiques sur les environs.
Malheureusement, la lagune n’affichait pas sa couleur verte au moment de notre passage. Elle prend cette couleur seulement à certains moments de l’année.


À notre retour au centre-ville de Puerta Varas, nous sommes allés souper au restaurant sur pilotis Mesa Tropera. Nous avons partagé un succulent ceviche de saumon et crevettes, accompagné d’un verre de pisco sour. La vue sur le lac et les lumières de la ville y est superbe. Nous sommes retournés à l’hôtel en fin de soirée, prêts pour une bonne nuit de sommeil.

MARDI, 8 AVRIL
PUERTO VARAS – PUERTO MONTT – PUERTO VARAS (15 degrés C)
Nous avons mangé une bonne omelette au fromage pour déjeuner. Quel luxe! Après une séance d’écriture pour moi, nous sommes partis prendre un bus public (1200$CLP) par personne) sous un ciel nuageux et une température fraîche. En moins de 30 minutes, nous étions rendus à Puerto Montt. Le chauffeur nous a laissés à quelques coins de rue du Marché d’Angelmó. En nous y rendant à pied, nous sommes tombés sur un petit musée maritime. Nous en avons fait la visite avec intérêt.


Nous sommes passés devant une multitude de mini maisons en rangée abritant des étals d’artisanat dont plusieurs n’étaient pas encore ouverts. Tout au bout de la rue, nous sommes arrivés au fameux Marché d’Angelmó.


Le marché d’Angelmó, situé à environ 2 km du centre de Puerto Montt, est un lieu emblématique réputé pour son ambiance animée et ses étals colorés. On y trouve une grande variété de produits de la mer fraîchement pêchés, des fruits de mer aux poissons, reflétant la richesse maritime de la région. Les visiteurs peuvent également y déguster des plats typiques dans les petites « cocinerías » locales, offrant une expérience culinaire authentique. En plus des produits alimentaires, le marché propose un large éventail d’artisanat local, notamment des objets en bois d’alerce et des créations mapuches en crin de cheval. C’est un endroit incontournable pour s’immerger dans la culture locale et apprécier les saveurs uniques du sud du Chili. (Référence: ChatGPT)
Nous avons bien aimé l’ambiance du marché. Les étals de poissons et fruits de mer étaient bien invitants. Nous avons acheté du saumon fumé et un chausson aux pommes. Quelques phoques attendaient des entrailles de poisson sur le bord de la grève, à notre plus grand plaisir.
Nous avons quitté la place du marché en colectivo (taxi collectif). Le chauffeur nous a conduit à la Costanera. Cette longue promenade sur le front de mer longe la baie de Reloncavi. Elle est bien aménagée avec son parc pour enfants, ses bancs faisant face à l’océan, ses rangées d’arbres, son skate-park, etc. On y trouve aussi l’immense gare routière de Puerto Montt, entièrement vitrée et moderne.
Nous avons fait une pause pour dîner, assis sur un banc de la promenade. Nous avons mangé notre saumon fumé et notre chausson aux pommes en compagnie des pigeons et de deux mouettes qui attendaient patiemment que nous partagions notre dîner avec eux.
Au bout de la promenade, nous avons découvert la Plaza de Armas avec sa petite cathédrale, le Teatro Municipal, l’Hôtel de ville, etc. À côté de cette place centrale se trouve une haute tour qui abrite le Mall Paseo Costanera. Les deux premiers étages de ce chic centre d’achats sont occupés par des boutiques et le troisième étage abrite une aire de restauration rapide. Nous avons partagé un café cortado con leche au Café Del Mar, tout en admirant la vue sur la baie et la Isla Tenglo.


Au Terminal d’autobus, nous avons pris un bus public pour revenir à Puerto Varas. Nous sommes descendus au Paseo Puerto Varas, centre commercial composé de boutiques de luxe et d’un supermarché Express de Lider. Pendant que Claude est passé à l’épicerie, je suis allée jeter un coup d’oeil à l’église Sagrado Corazon de Jesus et son parc qui comprend une petite place envahie de gerbes de fleurs devant la statue de la Vierge Marie. Avant d’aller rejoindre Claude à l’auberge, je suis allée me promener au bord du lac Llanquihué et dans les petites rues aux alentours, histoire de terminer mon exploration du petit centre-ville.


Claude nous a préparé à souper. En soirée, nous sommes allés nous balader au bord du grand lac éclairé par la lune.
MERCREDI, 9 AVRIL
PUERTO VARAS – CASTRO sur l’ÎLE CHILOE (via Puerto Montt)
(Pop: 155 000)
Assis seuls à la salle à manger, nous nous sommes régalés d’une bonne omelette au fromage. En un clin d’oeil, nous avons plié bagages et avons fait nos adieux à notre hôte vénézuélien. À quelques mètres de notre hébergement, nous sommes montés dans un bus public. En moins d’une demi-heure, nous étions rendus au Terminal de Puerto Montt. Nous avons acheté nos billets pour Castro sur la grande île Chiloe (11 000$CLP ou 16$CAD chacun). Nous avons attendu à peine dix minutes avant de monter dans le luxueux autocar de la compagnie ETM. Confortablement assis au 2e étage, nous avons pu profiter de la vue sur les paysages de campagne tout au long du trajet. À Pargua, nous avons pris le traversier. Nous sommes montés sur le pont pour nous imprégner de la vue sur l’océan et l’île Chiloe et nous sommes ensuite descendus à la petite cafétéria pour y prendre un café, regardant les vagues à travers les fenêtres. Au bout de 45 minutes, nous arrivions sur l’île, au quai de Chacao. Nous avons roulé encore 74km avant d’arriver à Castro, la capitale de l’île.


L’île de Chiloé, située au sud du Chili, est réputée pour son identité culturelle unique, ses maisons colorées sur pilotis appelées palafitos, et ses églises en bois classées au patrimoine mondial de l’UNESCO. Marquée par une forte influence mapuche et espagnole, l’île se distingue aussi par ses traditions rurales, sa gastronomie à base de fruits de mer, et ses légendes locales fascinantes.
Sa capitale, Castro, est la troisième plus ancienne ville du Chili. Elle charme les visiteurs avec ses maisons multicolores bordant la mer, son marché artisanal animé, et sa superbe église San Francisco, aux teintes jaune et mauve. Castro est un point de départ idéal pour explorer les paysages verdoyants et les villages pittoresques de Chiloé. (Référence: ChatGPT)
À notre arrivée à la petite gare routière de Castro, nous avons acheté à l’avance notre billet de retour à Puerto Montt et sommes partis en taxi à notre nouvel hébergement, la habitación Mañio sur l’Avenida Galvarino Riveros. Nous avons récupéré les clés de notre studio en suivant les instructions envoyées par vidéo, via WhatsApp, par le propriétaire. Nous nous sommes installés dans ce studio fort confortable et pratique. La pièce grande et très éclairée avec deux grandes fenêtres donnant sur la rue. Nous avons un petit réfrigérateur, un micro-ondes, une bouilloire, de la vaisselle, un petit coin salon, une petite table ronde avec deux chaises, de grandes armoires murales, une grande salle de bain, une belle salle commune fort éclairée et agrémentée de nombreuses plantes, une machine à café à notre disposition, etc.

Avant de sortir, notre hôte, un charmant Chilien dans la quarantaine, est venu se présenter. Avec la remarquable gentillesse chilienne, il nous a donné des suggestions de choses à faire à Castro. Nous avons marché jusqu’au Mirador Millantuy. La vue sur le cimetière, les montagnes, la baie et les maisons colorées sur pilotis (palafitos) est magnifique. Nous avons descendus les escaliers et nous nous sommes rendus au Mirador Gamboa, offrant une vue d’un angle différent sur les palafitos. Nous avons fait une pause-chausson aux pommes dans le petit parc situé juste à côté de ce deuxième mirador avant de poursuivre notre marche vers la cathédrale San Francisco.
La cathédrale San Francisco de Castro est l’un des symboles les plus emblématiques de l’île de Chiloé. Construite en bois en 1910, elle se distingue par sa façade aux couleurs vives — jaune et lavande — et son style néogothique adapté aux matériaux locaux. Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, elle reflète l’architecture religieuse unique de l’archipel, alliant savoir-faire chilote et influence européenne. À l’intérieur, sa charpente en bois poli évoque la coque d’un navire, en hommage aux traditions maritimes de la région. C’est un lieu paisible, vivant et profondément enraciné dans l’histoire de Castro. (Référence: ChatGPT)

La Plaza de Armas de Castro, située devant la cathédrale San Francisco, est le cœur vibrant de la ville de Castro, sur l’île de Chiloé. Cette place quadrangulaire, typique des tracés coloniaux, est entourée de jardins soignés et de bancs invitant à la détente. Elle est également bordée de bâtiments traditionnels, reflétant le riche patrimoine architectural de la région. En son centre, on trouve des monuments et des sculptures qui célèbrent l’histoire et la culture locales. L’un des éléments notables est un hémicycle coloré orné de mosaïques représentant le plan de Chiloé et des motifs culturels emblématiques tels que les palafitos et la mer. La place est également dotée d’une concha acústica, une scène en plein air utilisée pour des événements culturels et des concerts. La Plaza de Armas est un lieu de rencontre central pour les habitants et les visiteurs, offrant une atmosphère animée, particulièrement en soirée lorsque des musiciens locaux s’y produisent et que des artisans proposent leurs créations. (Référence: ChatGPT)
Partant de la Plaza de Armas, nous avons descendu la rue commerciale Blanco Encalada menant à la promenade du bord de mer, la Costanera, et au marché artisanal de Castro. Nous avons exploré cette zone avant d’aller souper au restaurant sur pilotis, le Brisas Del Mar. Nous avons partagé un consommé aux crevettes et du saumon « à la plancha ». Quel délice!
Nous sommes sortis sous la pluie. Nous avons marché d’un pas rapide jusqu’au luxueux et moderne Mall Paseo Chiloé, étendu sur cinq étages. Nous en avons fait le tour sans nous attarder et sommes finalement rentrés à notre studio en taxi Uber. Vaincus par la fatigue, nous nous sommes couchés tôt au son du trafic toujours aussi intense que durant le jour.

JEUDI, 10 AVRIL
CASTRO – DALCAHUE – CASTRO (12 degrés C) sur l’Île Chiloé
Assis à notre petite table avec vue sur la rue, nous avons mangé un bol de céréales avec yogourt et café. Nous sommes ensuite partis prendre un bus public pour Dalcahue à la gare routière (1 500CLP chacun; 30 minutes; 20km). Arrivés à la petite municipalité de 13 300 habitants, nous avons fait nos visites dans l’ordre suivant: église historique, Costanera, Feria Artesanal Manos Chilotas.
L’église Notre-Dame-de-la-Douleur (Iglesia Nuestra Señora de los Dolores), construite en bois au XIXᵉ siècle, se distingue par son architecture traditionnelle chilote. Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, elle témoigne de l’histoire religieuse de la région.


La Costanera de Dalcahue est une promenade en bord de mer offrant des vues panoramiques sur le canal de Dalcahue et les îles voisines. C’est un lieu idéal pour une balade relaxante, permettant d’observer les activités des pêcheurs locaux et de profiter de la brise marine. Quelle belle balade nous avons faite sous un beau ciel bleu!
Le marché artisanal de Dalcahue est réputé pour ses produits locaux authentiques, notamment des textiles en laine, des objets en bois et des paniers en osier, reflétant le savoir-faire des artisans de Chiloé. (J’y ai acheté un bandeau en laine, une tuque tricotée en forme de poisson et des boucles d’oreilles en macramé en forme de hiboux.)


Nous avons dîné à la Cocinería Dalcahue. La bâtisse sur pilotis comprend plusieurs comptoirs de restauration avec différents menus. Claude a commandé une paella marina (soupe de fruits de mer) et moi, du saumon « a la plancha » servi avec patate et salade. Comme nous nous sommes régalés! Nous avons aussi profité de la vue sur ce magnifique canal de l’océan Pacifique avec ses embarcations flottant au gré des vagues.



Nous avons repris un bus public pour revenir à Castro. Le ciel s’est assombri et la pluie a commencé. En arrivant au Terminal de Castro, nous avons marché jusqu’au Museo Regional de Castro. Malheureusement, nous sommes arrivés à l’heure de la siesta. Comme la pluie tombait toujours, nous sommes rentrés à notre studio avec un taxi Uber.

À l’heure du souper, nous avons mis nos coupe-vents et d’un pas rapide sous la pluie, nous nous sommes rendus au Mercado Municipal situé à un coin de rue de notre hébergement. Malheureusement, nous sommes arrivés à l’heure de fermeture de cet immense hangar qui comprend de nombreux étals de fruits, légumes et poissons au premier étage et des restaurants au 2e étage.
Au bout de la rue, nous avons trouvé une petite pâtisserie. Nous avons acheté deux empanadas pour notre souper ainsi que quelques provisions pour le lendemain. Nous sommes revenus à notre studio pour y terminer la soirée, heureux d’être au sec et à la chaleur.
VENDREDI, 11 AVRIL
CASTRO – PUERTO MONTT

Nous avons déjeuné à notre petite table tout en regardant tomber la pluie. L’heure du départ est ensuite arrivée. Nous sommes partis en taxi avec tous nos bagages. Le chauffeur nous a déposés au Terminal de Buses CRUZ DEL SUR situé sur la rue San Martin, à côté de la cathédrale. Nous sommes montés à bord d’un luxueux autocar de cette compagnie. Nous avons fait le trajet de Castro à Puerto Montt en 3h30min. Durant les 45 minutes sur le traversier, nous avons mangé nos sandwichs à la cafétéria, le nez collé au hublot pour profiter de la vue sur l’eau et les côtes.
À notre arrivée à la gare routière de Puerto Montt, nous avons pris un taxi Uber jusqu’à l’Hôtel Le Mirage. Situé à moins d’un kilomètres du centre-ville, ce vieil hôtel est tout de même commode et propre. Nous nous sommes installés dans notre chambre aux murs roses dont la grande fenêtre donne sur une petite rue secondaire. Nous sommes ensuite descendus au salon afin d’y lire les nouvelles sur notre cellulaire en attendant que la pluie cesse.


Profitant d’une timide percée de soleil, nous sommes sortis en milieu d’après-midi pour aller nous promener sur Antonio Varas, principale rue commerciale de Puerto Montt. Nous avons fait une pause-café dans un petit restaurant local, le temps que la pluie qui avait repris, fasse de nouveau place au soleil.
Nous avons continué notre marche sur la rue en bord de mer, Diego Portales, jusqu’au Pueblito de Artesanos Melipulli. Ce petit village abrite de nombreux kiosques d’artisanat débordant de souvenirs régionaux et de petits restaurants. On y trouve aussi un marché de poisson où viennent s’approvisionner les restaurateurs du coin. Nous avons acheté quelques souvenirs pour nos proches et avons soupé à la Cocinería El Rey. Notre avons partagé une généreuse et succulente assiette de merlu accompagné de riz, patate et salade. Sous une fraîche température d’automne (12 degrés C), nous sommes revenus à l’hôtel pour y finir la soirée. J’ai attrapé un rhume et ma gorge est en feu; beau cadeau de fin de voyage!
SAMEDI, 12 AVRIL
PUERTO MONTT – SANTIAGO DE CHILE
À la salle à manger de l’hôtel, nous avons eu droit à un copieux petit déjeuner. Ensuite, comme je me sentais affaiblie par un bon rhume, je suis restée à notre chambre pendant que Claude est allé marcher au quai et sur la rue commerciale. J’en ai profité pour faire une séance d’écriture et mettre mes photos à jour sur Polarstep.
Claude est revenu à temps pour le « check out » de 12hpm. Nous avons descendu nos bagages à la réception et sommes partis prendre un « colectivo » sur Diego Portales. Le chauffeur nous a déposés à la Feria Artesanal Angelmó. Nous y étions déjà venus quelques jours auparavant mais, cette fois, presque tous les petits kiosques d’artisanat étaient ouverts. (L’affluence est plus grande les samedis et dimanches; c’est pourquoi il y a davantage de vendeurs au rendez-vous.) Nous avons vu plein d’items intéressants mais nous n’avons rien acheté. (Nous sommes presque au bout de pesos chiliens, ce qui nous limitait passablement car la plupart des vendeurs n’ont pas la machine pour les paiements par carte de crédit.)



Nous avons fait une balade en bateau dans le canal menant beaucoup plus loin à l’embouchure de l’Océan Pacifique (40 minutes; 5 000$CLP ou 7$CAD par personne). Assis à l’abri de la bruine, sous une toile en guise de toit, nous avons navigué sur des eaux tranquilles. Nous avons pu voir une multitude de bateaux, barques, voiliers et yachts de luxe, des maisons en bord de mer et dans la montagne, ainsi que des loups de mer se prélassant sur de grosses bouées d’ancrage. Quelle belle promenade en bateau nous avons faite!

De retour au marché Angelmó, nous avons choisi de dîner à la Cocinería Ximena. Nous avons mangé une entrée de ceviche aux fruits de mer, gracieuseté de la maison, et une excellente assiette de saumon grillé avec patate et salade en accompagnement. Le tout était tout simplement exquis!
Nous avons pris un taxi pour revenir à notre hôtel. Nous nous sommes occupés pendant une heure au salon avant de partir en taxi avec tous nos bagages vers l’Aeropuerto El Tepual de Puerto Montt. Nous avons pris le vol de 19h45 pour Santiago de Chile. À 21h30, nous sommes arrivés à la capitale. Après avoir récupéré nos bagages, nous avons pris un taxi jusqu’à l’Hôtel Sahara Inn, situé au centre-ville.


DIMANCHE, 13 AVRIL
SANTIAGO DE CHILE (12-26 degrés C)
Nous nous sommes levés sous un beau ciel bleu et une fraîche température matinale. Après notre petit-déjeuner, nous avons marché jusqu’au Cerro Santa Lucia en passant derrière le Palacio de la Moneda que nous connaissions déjà.
Le Cerro Santa Lucía est une colline emblématique située en plein cœur de Santiago du Chili. Ce parc urbain, aménagé avec des escaliers en pierre, des fontaines, et des jardins soignés, offre une agréable promenade et une vue panoramique sur la ville depuis son sommet. C’est aussi un lieu chargé d’histoire : c’est ici que Pedro de Valdivia fonda Santiago en 1541. Le site mêle nature, architecture coloniale et romantisme. (Référence : ChatGPT)
La colline comprend la Terraza Neptuno, le Castillo Hidalgo, la Terraza Caupolican, la Plaza Pedro de Valdivia, la Ermita V. Mackenna et la Torre Mirador. Je suis montée jusqu’à la tour d’observation, située à 69 mètres au-dessus du niveau de la ville.
La Torre Mirador est une petite tour d’observation en pierre, accessible par des escaliers sinueux et des sentiers pittoresques. Elle constitue l’un des points culminants du parc, offrant une vue imprenable sur la ville et les Andes environnantes. (Référence : ChatGPT)

J’ai ensuite rejoint Claude qui m’attendait sur une des terrasses située quelques mètres plus bas sur la colline. Nous nous sommes dirigés vers le Marché d’artisanat Santa Lucia. Ce marché coloré regorge de souvenirs : bijoux, vêtements en laine (foulards, ponchos, tuques, gants, gilets, chaussettes, etc.), articles décoratifs et une foule d’accessoires variés. J’ai acheté un magnifique tapis de table qui décorera joliment notre salle à manger.

Nous avons pris un taxi pour revenir à temps à l’hôtel pour midi, l’heure du « check out ». Nous avons entreposé nos bagages dans une pièce pour le restant de la journée (3$CAD). Nous avons repris un taxi pour nous rendre, cette fois, à la Plaza de Armas. Nous avons rapidement trouvé un restaurant à notre goût : le Comida China Liu. Claude s’est régalé d’une soupe I Fu Min et moi, d’un chop sui au poulet servi avec riz et rouleaux de printemps.
Nous avons marché à la Plaza de Armas et nous nous sommes assis sur un banc tout près d’un groupe de musiciens et chanteurs. Les chants étaient entrecoupés de la parole du Seigneur prêchée par un prédicateur juif. Fatigués d’entendre la « bonne parole », nous avons poursuivi notre chemin dans les rues piétonnes entourant la Place d’Armes. Les rues étaient relativement tranquilles en raison de la fermeture quasi généralisée des commerces le dimanche. Nous nous sommes rendus jusqu’au Mercado Central où, cependant, les vendeurs de fruits et légumes étaient nombreux au rendez-vous.



Nous avons continué notre ballade et sommes allés prendre un café au Marley Coffee au troisième étage du luxueux Mall Vivo Centro. Sur la Calle Bandera, nous nous sommes arrêtés pour écouter un violoniste jouer habilement la pièce Libertango de Piazolla et regarder défiler les passants. Vaincus par nos 15 000 pas marchés depuis le matin, nous avons pris un taxi pour rentrer nous reposer au petit salon de l’hôtel en attendant l’heure du départ.
À 17h, nous avons fait nos adieux à notre hôtesse et sommes partis en taxi à l’aéroport de Santiago. Nous avons soupé sur place en attendant notre vol. À 23h55, nous quittions le sol chilien en direction de Bogota en Colombie, emportant avec nous de nombreux souvenirs de moments mémorables vécus pendant nos deux semaines d’exploration du Chili.
LUNDI, 14 AVRIL
BOGOTA – MONTRÉAL

Durant notre vol de nuit de Santiago du Chili à Bogota, nous avons peu dormi. (Durée du vol : 5h30min.)Nous sommes arrivés à Bogota à 4h30 du matin, heure locale, nous sentant plus que crevés. Nous avons eu le temps de déjeuner avant le départ de notre vol Bogota – Montréal prévu à 9h a.m. Durant ce deuxième long vol, nous avons réussi à dormir un peu plus. Nous sommes arrivés à Montréal à 16h30, heure locale du Québec. Malgré la fatigue accumulée de nos longues heures de voyage, c’est avec enthousiasme que nous nous sommes rendus chez notre fils aîné Samuel. Lui, sa femme Kim et leurs deux beaux enfants nous ont chaleureusement accueillis dans leur appartement de la rue Papineau, en plein cœur de Montréal. Quel bonheur de tous les revoir !
MARDI, 15 AVRIL
MONTRÉAL- SEPT-ILES
Je me suis levée avec une migraine carabinée. La fatigue du voyage a eu raison de moi. Après avoir fait nos adieux à la charmante petite famille de Samuel, Claude et moi avons pris un taxi pour l’aéroport. Je ne me sentais vraiment pas bien mais nous avions un avion à prendre et je n’avais pas le choix de voyager malgré tout. Nous sommes enfin arrivés à Sept-Iles, notre destination finale, heureux de rentrer au bercail après nos cinq semaines d’escapade en Amérique du Sud. Nous sommes revenus très satisfaits de notre voyage et garderons toujours un excellent souvenir des paysages, de la culture et de la gentillesse des gens rencontrés en Argentine et au Chili.

























































































































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